Collectivité Territoriale de Corse

Ange Santini et Camille de Rocca Serra reçus à l'Elysée

Mercredi 16 Mars 2005



Ange Santini et Camille de Rocca Serra reçus à l'Elysée
Ange Santini, Président du Conseil exécutif de Corse et Camille de Rocca Serra, Président de l'Assemblée de Corse, reçus le 16 mars à l'Elysée par le Président de la République.

Energie, agriculture, Université, Europe, PEI, Pôle de compétitivité

Sur l'ensemble des dossiers évoqués avec Ange Santini et Camille de Rocca Serra, en présence du Ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, le Chef de l'Etat s'est engagé à appeler immédiatement toute l'attention du Gouvernement, ainsi qu'à en suivre le traitement.

Garantir à la Corse le niveau de performance et de qualité énergétiques auquel toutes les régions françaises ont droit

Suite à la « crise énergétique » qu'a connue la Corse pendant plusieurs jours, les deux Présidents ont très fortement insisté sur le dossier fondamental de l'énergie. Rappelant que c'est à l'Etat qu'il revient de « garantir en Corse le niveau de performance et de qualité énergétiques auquel toutes les régions françaises ont droit », les Présidents ont, dans l'immédiat, demandé des dispositions particulières, d'une part pour que la Corse soit préservée de toute nouvelle crise, d'autre part pour que la réparation du préjudice subi par la population soit « équitable et rapide ».

Pour le moyen et le long termes, les Présidents ont précisé qu'il est indispensable que les choix qui seront opérés dans quelques mois par la Collectivité territoriale soient « pris en compte par le Gouvernement et mis en oeuvre sans tarder ». Alors que cela n'a largement pas été le cas par le passé, ce qui a conduit au sous-équipement actuel, le Président de la République a assuré qu'il veillerait « personnellement » sur ce dossier.

Concrétiser au plus tôt les engagements du Gouvernement pour l'agriculture

Les deux Présidents ont également sensibilisé le Chef de l'Etat sur la nécessité de « concrétiser au plus tôt les engagements du Gouvernement pour l'agriculture » notamment à travers le désendettement et la mise en oeuvre du plan de relance. Ils lui ont dit qu'ils attendaient qu'une « suite soit donnée à la délibération de l'Assemblée de Corse proposant des mesures relatives à la résorption de la dette sociale ». Le Président de la République s'est dit « soucieux de voir ce secteur d'activité essentiel pour le développement et l'aménagement de l'île, bénéficier d'un soutien encore plus actif des Pouvoirs publics ».

Université : lever rapidement les blocages

En outre, le Président du Conseil exécutif a appelé l'attention du Chef de l'Etat sur « l'urgence que revêt la signature de la convention d'application » relative au développement de l'Université.
A cet effet, il a demandé que les blocages concernant l'attribution de postes pour l'enseignement, la recherche et la logistique soient « très rapidement levés ». Jacques Chirac a estimé que ce dossier devait faire l'objet d'un « traitement urgent et prioritaire ».

Politique européenne : pour un financement spécifique et transitoire

Concernant la politique européenne, l'attention du Chef de l'Etat a été appelée sur l'extrême importance que revêtait pour la Corse le bénéfice d'un « financement spécifique et transitoire de ses programmes par les Fonds structurels », après sa sortie de l'Objectif 1 le 1er janvier 2007.
Les deux Présidents ont estimé que la concrétisation du principe constitutionnel d'un traitement particulier pour les régions insulaires était nettement insuffisante, et que la révision du régime des aides risquait de fragiliser davantage l'économie insulaire.
Le Président de la République a confirmé son souci de défendre « le particularisme insulaire, notamment lors des travaux du Conseil européen ».

Contrat de Plan, PEI : efficacité et recentrage

Les deux Présidents ont souhaité que les choix de la Collectivité territoriale qui vont viser à une plus grande efficacité et à un recentrage des programmes contractualisés puissent être pris en compte et acceptés par l'Etat dans le cadre du Contrat de Plan et du PEI.

Pôle de compétitivité : la Corse plate-forme européenne et internationale 

Enfin, le Président de l'Assemblée de Corse a défendu la candidature de la Corse à une désignation comme « pôle de compétitivité » (ou d'excellence) dans le domaine des énergies renouvelables, qui permettrait à l'île de devenir en la matière « une plate-forme européenne et internationale de relations et d'échanges ».