Collectivité Territoriale de Corse

Après la prise de position d'Edmond Simeoni, déclaration de Camille de Rocca Serra et d'Ange Santini

Mardi 25 Septembre 2007



Nous accueillons avec un grand intérêt la déclaration du Dr Edmond Simeoni et de celles et ceux qui l'accompagnent. Elle va dans le sens de ce qu'attend l'immense majorité des Corses : que l'on tourne le dos à la violence et aux conflits, pour ne privilégier que le débat démocratique.
Cette déclaration rappelle les grandes questions qui préoccupent la population : le développement et à l'aménagement de la Corse, la situation sociale, l'énergie et l'eau, la fiscalité, le problème du foncier, l'environnement, la langue et la culture corses.
Sur plusieurs de ces problématiques, nous avons déjà obtenu des avancées, souvent dans le cadre de délibérations unanimes de l'Assemblée de Corse. Cependant, il en demeure quelques autres, particulièrement sensibles ou qui divisent encore.
Nous sommes tout à fait favorables à ce que, sur ces questions là, en priorisant des thèmes bien identifiés - comme par exemple celui du foncier et de l'accession à la propriété - s'engage, avec la contribution du Conseil Exécutif, une concertation dans le cadre de l'Assemblée de Corse. Celle-ci est l'institution la plus adaptée pour débattre, dans le respect des règles de la République, de ce que doit être l'avenir de l'île en termes de développement économique, social et culturel, de défense et de promotion de l'identité. La Collectivité Territoriale dispose désormais de pouvoirs et de moyens renforcés, et il lui appartient d'assumer toutes ses responsabilités.
Selon la méthode qui sera définie, cette concertation permettra à tous ceux qui s'y associeront de confronter leurs idées dans la clarté et le respect mutuel, avec l'objectif de déboucher sur des décisions ou des propositions concrètes. Nous espérons vivement qu'elle contribuera à renforcer la cohésion de notre société et ainsi à favoriser l'apaisement.