Collectivité Territoriale de Corse

Attentat contre l'abattoir de Cozzano : réactions d'Ange Santini et de Camille de Rocca Serra

Attentatu contru à u maceddu di Cuzzà : riazioni di Ange Santini è di Camille de Rocca Serra/i>

Mardi 2 Octobre 2007



Ange Santini, Président du Conseil exécutif

" Un attentat criminel et irresponsable a détruit le nouvel abattoir de Cozzano. C'est toute une économie, celle de la filière Elevage, qui en est la victime.

La modernisation de cette filière est une priorité pour la Collectivité Territoriale de Corse. La construction de cet abattoir communal de montagne spécialisé dans l'élevage porcin, financée en majorité par le PEI, en était une illustration concrète. Son ouverture, imminente et attendue, aurait pu permettre le traitement de 400 tonnes de viande par an.

Ma détermination, ainsi que celle du Conseil exécutif, à poursuivre la conduite d'un développement économique équilibré pour tous reste la même.

J'assure de mon total soutien l'ensemble des éleveurs, personnels et concitoyens de la région, et souhaite que les auteurs de cet attentat imbécile soient rapidement appréhendés. "



Camille de Rocca Serra, Président de l'Assemblée de Corse

" Attentat contre l'abattoir de Cozzano : une catastrophe économique.

Je condamne avec la plus grande fermeté l'attentat qui a visé ce matin l'abattoir de Cozzano. Cet outil de travail indispensable à la filière élevage de la microrégion et attendu par la profession allait bientôt être inauguré et permettre notamment à ce village d'avoir les moyens de développer une activité déjà reconnue pour la qualité de ses produits.

Cet acte lâche, stupide et consternant est une catastrophe économique qui porte atteinte aux efforts déployés dans le cadre du PEI pour moderniser l'agriculture insulaire. Il ne trouve que pour seul sens celui du chaos engendré par la spirale infernale de la violence.

Les conditions de l'apaisement sont pourtant aujourd'hui plus que jamais réunies, grâce à des volontés déterminées, celle du Président de la République, celle du Gouvernement et notamment celle de l'Assemblée de Corse qui a engagé une démarche nouvelle de concertation. Mais toute initiative ne pourra aboutir que dans le respect des valeurs et des lois de la République.

Aussi, je fais appel au sens des responsabilités de chacun afin que tout soit mis en oeuvre pour mettre un terme à la violence qui sévit en Corse depuis plus de trente ans. La Corse ne doit pas être abandonnée aux mains d'une minorité d'irresponsables.

En ces circonstances, j'assure toutes les personnes touchées directement ou indirectement par cet acte criminel de mon total soutien. "