Collectivité Territoriale de Corse

Attentats contre le Tribunal d'Instance de Sartène et le palais de justice de Bastia : condamnation de Camille de Rocca Serra

Jeudi 27 Septembre 2007



Réaction de Camille de Rocca Serra, Président de l'Assemblée de Corse

" Je condamne avec la plus grande fermeté le mitraillage qui a visé le Tribunal d'instance de Sartène dans la nuit de mercredi à jeudi, comme je condamne tout autant l'attentat odieux qui a détruit le véhicule personnel d'un gendarme à Corte.

Cette violence gratuite, aveugle et irresponsable qui est intervenue à la veille du déplacement en Corse de la Garde des Sceaux, Mme Rachida Dati, n'a pour seule conséquence que de nuire au bon fonctionnement de la justice.

Pour que la démocratie vive en Corse, notre société a plus que jamais besoin d'une justice qui puisse s'exercer en Corse comme ailleurs dans la sérénité et non sous quelconque pression psychologique.

La violence engendre l'immobilisme et le chaos. Je tiens à réaffirmer ma détermination pour que cela cesse, car seul le débat démocratique peut ouvrir des perspectives d'avenir pour notre île.

J'adresse aux personnels du Tribunal d'Instance de Sartène, l'assurance de mon indéfectible soutien, comme je tiens à assurer au gendarme de Corte, à sa famille et à ses collègues toute ma solidarité. "  



Attentat en plein jour contre une annexe du Tribunal de Bastia : un acte lâche, odieux et intolérable

L'escalade de la violence en Corse est intolérable. Aujourd'hui en plein jour l'attentat qui a visé une annexe du Tribunal de Bastia aurait pu causer la perte de vies humaines. Une dizaine de personnes ont été commotionnées, victimes de cet acte lâche et odieux.

La société corse ne peut se résigner à subir la dictature de ceux qui veulent enfermer notre île dans la spirale dramatique de cette violence.

Les conditions de l'apaisement sont pourtant aujourd'hui plus que jamais réunies, grâce à des volontés déterminées, celle du Président de la République, celle du Gouvernement et notamment celle de l'Assemblée de Corse qui a engagé une démarche nouvelle de concertation. Mais toute initiative ne pourra aboutir que dans le respect des valeurs et des lois de la République.

J'en appelle à la responsabilité de chacun, rejetons collectivement et fermement cette violence. La Corse ne doit pas être abandonnée aux mains d'une minorité d'irresponsables, l'avenir de nos enfants ne doit pas être gâché, la démocratie ne peut plus être ainsi bafouée.

En ces circonstances, j'assure l'ensemble des magistrats, les personnels du Tribunal de Bastia et les personnes victimes de cet attentat de mon entière solidarité. "