Collectivité Territoriale de Corse

Attentats sur le chantier du Pont d'Abra : les réactions de Ange Santin et Camille de Rocca Serra

Mercredi 13 Septembre 2006



Attentats sur le chantier du Pont d'Abra : les réactions de Ange Santin et Camille de Rocca Serra
Ange Santini, Président du Conseil exécutif de Corse

Les attentats commis sur le chantier du Pont d'Abra, dans la nuit du 12 au 13 septembre 2006, suscitent incompréhension, écoeurement et colère.

Voilà un investissement phare de la Collectivité Territoriale qui illustre bien la volonté de la Corse d'entrer dans la modernité.

Des poseurs de bombes anonymes tentent de retarder sa réalisation.
Sont-ils opposés à tout développement ?
Ont-ils, plus prosaïquement, à assouvir des rivalités commerciales ?
Dans les deux cas, leurs pratiques sont intolérables ; elles sont indignes de la Corse et lui font honte.

Avec le Conseil exécutif, je veux les stigmatiser aussi fortement qu'il est possible.
La violence, quelle que soit son origine, fait reculer la Corse.
Ceux qui la rejettent, se battent et continueront à se battre démocratiquement pour faire avancer notre Île.



Camille de Rocca Serra, Président de l'Assemblée de Corse

Attentats contre le chantier du pont d'Abra, réaction de Camille de Rocca Serra : « nous devons collectivement dire haut et fort NON à la violence ! »

Des hommes ont fait un choix délibéré : celui de détruire à l'explosif l'ouvrage en construction du pont d'Abra et les engins utilisés pour ce chantier.

Ils ont ainsi attenté aux choix de l'Assemblée de Corse qui dans le cadre d'une de ses compétences pleines et entières -le secteur des infrastructures routières- a décidé de la construction de cet ouvrage d'importance, chantier phare du PEI, conséquent pour le quotidien de chacun des corses, vital pour le développement économique.

J'en conclu que les motivations de ces auteurs s'inscrivent à contrecourant de la volonté populaire, et tentent de faire obstacle au progrès et à l'essor de notre région.

C'est là un acte consternant qui ne trouve que pour seul sens celui du chaos engendré par la spirale infernale de la violence. Cette consternation n'a d'égale que ma colère et ma détermination à m'élever contre ces vaines pratiques.

Au-delà d'une condamnation des plus fermes, j'invite aujourd'hui la classe politique, les représentants du tissu économique local et l'ensemble de nos concitoyens à dire haut et fort : NON à la violence !