Collectivité Territoriale de Corse

Centrale électrique d'Ajaccio : Il faut faire vite tout en prenant les précautions nécessaires. Rien ne nous interdit aujourd'hui d'étudier toutes les propositions technologiques

Cintrali elettrica d'Aiacciu : ci voli di fà in furia, pigliendu tutti i pricauzioni. Nunda ci impidisci oghji di studià tutti i pussibilitai tecnulogichi.

Vendredi 25 Janvier 2008



Conseil Energétique de Corse

« Face à de légitimes inquiétudes sur le lieu d'implantation de la centrale qui remplacera celle du Vazzio, j'ai décidé de réunir le Conseil Energétique pour ouvrir un débat sur ce sujet. (…) La Corse a la chance de disposer d'une institution unique de dialogue et d'échange : le Conseil Energétique. Je souhaite que cette instance contribue à ce qu'ensemble nous puissions trouver une solution la plus opérationnelle dans l'intérêt de la Corse. » Ce sont sur ces mots introductifs d'Ange Santini, Président du Conseil exécutif de Corse, également Président du Conseil Energétique de Corse, que les débats ont été ouverts vendredi dernier dans le cadre d'un conseil énergétique exceptionnel.
Deux mois après la tenue de sa dernière réunion, le Conseil, instance de concertation et d'études, a permis à tous ses membres de s'exprimer sur la localisation et sur le choix technologique retenu (thermique convertible au gaz naturel) de la future centrale électrique d'Ajaccio et plus largement sur l'avenir énergétique de la Corse.

Après avoir décrit les différentes étapes qui ont présagé au choix du terrain de la future centrale d'Ajaccio, Christian Leyrit, Préfet de Corse, a précisé que le projet « était très en amont de la décision finale ». « L'arrêté préfectoral qui entérinera le choix du terrain ne surviendra qu'à la suite d'une enquête publique puis avis de l'Etat, des élus locaux et riverains ainsi que plusieurs études d'impact attestant que le site est viable. L'étude sanitaire et les avis des experts seront soumis à un comité réunissant élus, spécialistes, associations et riverains. Je m'engage à ce que les experts, indépendants, éclairent l'ensemble des questions soulevées et ce, en toute transparence. »

Au cours des trois heures de débat qui s'en sont suivies, il a été tour à tour question de l'opportunité de centrales au gaz, du raccordement au gazoduc Galsi, des moteurs thermiques de nouvelle génération, de la publication des expertises de Qualit'Air, du volume d'emplois engendré à Ajaccio et Bastia mais également des conséquences du retard pris sur la réalisation de ces deux outils, essentiels à l'équilibre du « trépied énergétique » approuvé par l'Assemblée de Corse en 2005.

Pour le Président du Conseil exécutif : « Prendre du retard, c'est prendre des risques sanitaires, c'est soumettre plus encore une population à des nuisances. L'esprit des travaux du Conseil Energétique et des élus régionaux n'a pas changé : nous sommes toujours d'accord sur le trépied énergétique, sur l'impérieuse nécessité de reconstruire les deux centrales et préserver ainsi au plus vite la sécurité énergétique de l'île ». Et d'ajouter : « Il faut faire vite tout en ayant bien entendu au préalable toutes les garanties sanitaires et environnementales nécessaires quant à la technologie préconisée. Si rien ne nous interdit aujourd'hui d'étudier tous les procédés existant à ce jour dans ce domaine, seul un débat avec les experts des comités scientifique et de suivi peut nous faire prendre conscience du bien fondé de telle ou telle solution. Pour ma part, je suis ouvert à toute proposition ».

Avant la fin des travaux, Antoine Ottavi, maire de Bastelicaccia a demandé à ce que le comité d'experts étudie tous les terrains préalablement sélectionnés.

Le Président Santini a fixé le prochain rendez-vous du Conseil Energétique de Corse au mois d'avril prochain avec pour ordre du jour, le raccordement au Galsi.