Collectivité Territoriale de Corse

Compagnies low-cost : Camille de Rocca Serra regrette la mauvaise interprétation des propos du Président de la République et appelle à un débat dépassionné

Mercredi 31 Octobre 2007



Je regrette vivement l'interprétation qui a été faite des propos du Président de la République sur la question du transport aérien. Rien ne laisse à penser que les emplois de la CCM ou d'Air France seraient menacés. Je crois qu'il convient sur cette question de dépassionner le débat et d'éviter l'amalgame.

La politique des transports relève des compétences de la Collectivité Territoriale de Corse, nous devons y travailler sereinement afin de définir une politique des transports compatible avec nos objectifs de développement. Aujourd'hui force est de constater que des insatisfactions demeurent notamment sur le coût supporté par l'usager et Nicolas Sarkozy a été sollicité sur cette question par les chambres de commerce insulaires.

Si la continuité territoriale a atteint ses limites, il n'est pas question ici de supprimer le service public mais de définir les limites de ce service et recréer les conditions de la concurrence tout en laissant de l'espace vital à la compagnie régionale. On peut à la fois sécuriser la CCM au travers d'un projet d'entreprise dynamique au-delà même du service public et ouvrir la destination corse aux compagnies « low-cost », notamment sur l'international.

Rien n'est incompatible, la fonction transport est essentielle dans toute économie, l'offre créant la demande. Regardons ce qui se passe chez nos voisins les plus proches, comme la Sardaigne. N'oublions pas que nous sommes une île qui a besoin de s'ouvrir sur le monde et le développement de l'aérien notamment sur l'international est en cela essentiel.