Collectivité Territoriale de Corse

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François Fillon se rend en Corse pour symboliser l'unité de la République

Lundi 14 Janvier 2008


François Fillon se rend en Corse pour symboliser l'unité de la République
(source AFP) Le Premier ministre, François Fillon, se rend lundi après-midi à Ajaccio, où des bureaux de l'Assemblée de Corse ont été incendiés samedi soir pendant l'occupation de ce bâtiment par des manifestants nationalistes.
Le Premier ministre se rendra à l'Assemblée de Corse de 16 à 18 heures. Il rencontrera ensuite les forces de police.

L'incendie samedi soir du bureau du Président du Conseil éxecutil de Corse dont l'origine criminelle paraît certaine a été unanimement condamné dimanche sauf par les nationalistes de Corsica nazione indipendente (CNI), principal parti indépendantiste de Corse.

François Fillon a fermement condamné dimanche soir l'incendie de l'Assemblée de Corse à Ajaccio samedi durant l'occupation du bâtiment par des nationalistes, "un acte insupportable", "anti-démocratique" dont les auteurs devront répondre devant la justice.

Invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, le Premier ministre a confirmé sa visite sur l'île de Beauté lundi après-midi "pour symboliser l'unité de la République" et "dire à tous ceux qui ont commis ces actes insupportables, incompréhensibles dans une démocratie comme la nôtre qu'ils vont se trouver face à la justice".

"Ce qui s'est passé hier en Corse est grave. Voilà des personnes qui ont agressé le lieu même de l'expression de la démocratie en Corse. C'est une attitude qui n'est pas qualifiable, c'est une attitude qui est anti-démocratique (...) et qui recevra la réponse qu'elle doit recevoir, c'est à dire celle de l'unité de la République", a également déclaré le chef du gouvernement.

Une enquête de flagrance a été ouverte pour "destruction de bien public à l'aide d'un moyen dangereux pour les personnes en réunion", a annoncé le procureur de la République d'Ajaccio José Thorel. Une personne interpellée samedi soir était toujours en garde à vue dimanche. Les élus nationalistes à l'Assemblée de Corse, qui occupaient illégalement l'hémicycle au moment de l'incendie, ont été aussitôt mis en cause pour leur "irresponsabilité" par le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

Le feu, rapidement maîtrisé, a pris vers 21H40 samedi au troisième étage, dans les bureaux d'Ange Santini, président UMP du Conseil exécutif de Corse, au moment même où les nationalistes débattaient dans l'hémicycle de la poursuite de l'occupation du bâtiment qu'ils avaient investi vers 17H. Ils avaient auparavant manifesté dans le calme dans les rues d'Ajaccio pour réclamer l'arrêt de la "répression".

Entrés dans les lieux, non gardés, en forçant le portail d'entrée et une porte au rez-de-chaussée, les occupants avaient pourtant reçu la consigne de ne commettre aucune dégradation. Interrogé par des journalistes, M. Santini a expliqué ne pas avoir fait appel aux forces de l'ordre pour déloger les manifestants "afin d'éviter que la situation dégénère (...) au regard de leur nombre", plusieurs centaines.

Les 12 membres du Conseil exécutif, qu'il préside, se sont réunis dimanche et dans une motion commune ont dénoncé les événements de la veille, jugeant "inacceptable que de surcroît, cette occupation en nombre se soit produite en présence d'élus territoriaux".