Collectivité Territoriale de Corse

Grand Port Bastia-Corse : 1ère réunion du comité de pilotage le 21 mai 2015 à Bastia

Vendredi 22 Mai 2015



Un projet majeur pour la Corse du XXIe siècle

Le projet de « Grand Port Bastia-Corse », représente une opportunité de développement pour l’ensemble du bassin bastiais et plus largement, pour l’ensemble du territoire insulaire.

Bastia occupe depuis longtemps la place de 1er port de Corse et la dimension proposée à travers ce projet dotera le territoire d’un équipement structurant, bien plus adapté aux besoins des socio-professionnels, des insulaires et des plaisanciers.

Il convient de préciser que la CTC impulse cette dynamique à travers une démarche d’offre globale et complémentaire pour l’ensemble de
l’île, garantissant par la même occasion, les équilibres économiques et environnementaux de tous les bassins de vie. Via le travail réalisé par l’Office de l’environnement de la Corse, la Collectivité valorise et protège en permanence les écosystèmes grâce à la création et la gestion des réserves marines.

Pour rappel, les enjeux sociologiques, économiques, environnementaux et les liens ville-port avaient mobilisé la population, principalement bastiaise, autour d’un grand débat public organisé en 2007. À l’issue de ces échanges constructifs, le site dit de la Carbonite a été retenu pour l’extension du port de Bastia. Ce projet revêtant donc un intérêt public majeur, intègre 4 volets : l’environnement, l’économie, la mobilité et l’urbanisme. 
Au-delà de ces fondements, c’est un projet global, qui s’inscrit en totale cohérence avec les évolutions stratégiques définies dans le PADDUC.

Ce grand projet se met au service du Grand Bastia et sert l’intérêt de la Corse, en évolution constante et ce, pour mieux construire l’avenir des générations futures. En l’état des avancées du projet, pour autant que les entrées et sorties du plan d’eau seront facilitées pour les navires de grandes envergures, l’impact sur la santé et la qualité de vie est aussi considéré, avec pour objectif : l’amélioration du trafic routier en ville. En effet, aujourd’hui, 95 % des véhicules, de et à destination du port, transitent par le Sud de Bastia, engendrant un impact négatif sur la qualité de l’air.
En appui du port, c’est aussi la création d’un véritable pôle d’échange multimodal et la création d’activités nouvelles qui sont alors envisageables. 
Enfin, la requalification des terre-pleins portuaires du centre-ville offrira un nouvel espace urbain au cœur de la cité bastiaise.
Cette évolution des infrastructures du port de Bastia prend donc en compte des objectifs très larges, plus à même de répondre à l’ensemble des enjeux inhérents à l’essor d’une île au cœur de la Méditerranée. Ce comité de pilotage (Copil) atteste de l’intérêt des acteurs mobilisés autour de ce vaste et beau chantier du futur, de demain ! 

Calendrier

En 2015
  • Poursuite des études préliminaires des parties maritime, pôle multimodale et de création de la réserve naturelle de Corse 
  • Poursuite de la concertation globale dans le cadre d’ateliers thématiques 
  • Etudes d’avant-projet de la desserte routière 
  • Etudes de phasage, portage et financement 
En 2016
  • Etudes d’avant-projet de la partie maritime 
  • Concertation publique sur la desserte routière
  • Saisine de l’Assemblée de Corse sur les modes de réalisation et de gestion
  • Essais physiques sur maquette
  • Réunion d’information du public
  • Concertation sur la réserve naturelle de Corse 

PRIORITÉ À LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

La préservation du bien commun qu’est le patrimoine naturel est une priorité du projet. Elle se traduit par une série de mesures fixées dans l’arrêté n° 2013-123- 0002 du Préfet de Haute-Corse, représentant l’autorité environnementale. 
Au delà des actions mises en place classiquement sur ce type de projet (protection et déplacement des espèces rares et protégées : Posidonia oceanica, Cymodocea nodosa, Pinna nobilis, Patella ferruginea), la volonté d’exemplarité environnementale du projet se traduit par 3 mesures fortes : 

Une série de mesures de réduction des impacts qui se prolongent en phase travaux avec notamment la limitation des emprises du chantier, le rinçage des matériaux avant immersion, le traitement des effluents, un dispositif de collecte des eaux pluviales et des eaux de ruissellement pour supprimer les sources de pollution. 

La mise en place d’un Comité Scientifique indépendant et à vocation pérenne 
Un comité scientifique, composé de 16 membres, a été désigné le 10 mars 2009 par le Conseil exécutif de Corse. Il est indépendant et chargé de suivre les phases d’études du projet, de proposer des mesures d’accompagnement environnementales et d’assurer un suivi de la mise en œuvre des mesures compensatoires arrêtées. 

La création exceptionnelle d’une grande Réserve Naturelle en Corse 
​En compensation des impacts sur le milieu physique, la CTC a souhaité, sur les recommandations du comité scientifique, la création de plusieurs aires marines protégées. Cette véritable « Réserve naturelle en Corse » sera d’une superficie totale de 7 000 ha, dont 5 000 protégera le grand herbier de la Côte Orientale. Le Grand Port Bastia-Corse en assurera le financement, et il accompagnera sa création aux cotés de l’Office de l’environnement de la Corse, qui assure déjà la gestion du parc marin des bouches de Bonifacio et de la réserve de Scandola. 

QUE S’EST-IL PASSÉ DEPUIS LE DÉBAT PUBLIC ?

A l’issue du débat public, l’Assemblée de Corse a conclu en septembre 2007 que le projet de développement portuaire de Bastia est un projet d’intérêt public majeur. Consciente des enjeux environnementaux, elle a décidé de mettre en place un comité scientifique indépendant des équipes chargées de la conception. Le comité scientifique a été chargé de proposer et de suivre les études environnementales complémentaires en matière de sédimentologie, courantologie, faune et flore marine, avifaune, ressources halieutiques, qualité de l’eau et de l’air et de pollution terrestre ou maritime. 

A l’issue, la faisabilité environnementale de la réalisation du nouveau bassin portuaire a été confirmée par les avis favorables rendus fin 2012 par le conseil scientifique régional du Patrimoine Naturel et le comité national de la Protection de la Nature. Courant 2013, le Préfet de Haute-Corse a donc prescrit un ensemble de mesures de compensation et de suivi des impacts environnementaux comprenant notamment la mise en place d’une Réserve Naturelle de Corse sur 5 sites maritimes. 

En 2014, la CTC s’est assurée à travers l’expertise des ingénieurs du grand port maritime de Marseille-Fos de l’existence de solutions techniques optimisées et de phasage compatible avec l’économie de l’exploitation portuaire. Parallèlement la CTC a décidé d’étudier la reconfiguration urbaine du port actuel et d’approfondir les volets déplacements, balnéaires et touristiques. Le projet a aussi été reconnu au titre du programme de développement du réseau trans-européen de transport et fin 2014 une subvention de l’Union Européenne a été obtenue pour la poursuite des études. 

​Début 2015, une équipe transversale constituée spécifiquement a été mandatée pour poursuivre les études de conception du projet global et organiser des essais sur maquette, proposer et évaluer le montage opérationnel de financement et de réalisation des ouvrages. En parallèle les études de conception de la réserve naturelle de Corse ont été confiées à l’Office de l’environnement de la Corse. 

UN PROJET, 4 DIMENSIONS ET DES BÉNÉFICES MULTIPLES

Pour comprendre le projet de Grand Port de Bastia, il faut prendre en compte les effets qu’auront ses diverses dimensions sur le territoire, ses acteurs économiques et ses habitants.

Il répond aux 4 grands enjeux identifiés :
  1. Conforter la position de Bastia dans le trafic maritime de la Corse et de la continuité territoriale avec le continent en répondant à l’évolution des échanges et des trafics (volet portuaire)
  2. Développer l’emploi à Bastia et en Corse, mieux accueillir et habiter (volet urbain balnéaire et touristique)
  3. Améliorer la qualité de vie : mieux se déplacer et respirer (volet mobilité)
  4. Limiter et compenser les impacts sur l’environnement (volet environnement). 

Les bénéfices que ce projet apportera seront donc multiples. 

Les futurs trafics bien accueillis
Aujourd’hui les accès et les manœuvres des navires de grande taille, supérieurs à 170 mètres, sont délicats, en raison des caractéristiques physiques du port. Or, les compagnies maritimes mettent en service de nouveaux navires qui dépassent les 200 mètres. Sauf en prenant le risque du déclin du port, de nouvelles infrastructures sont nécessaires. Le site actuel ne convient pas. Les études techniques, économiques, environnementales, urbanistiques et opérationnelles ont conduit à retenir le site de la Carbonite pour le nouveau bassin de commerce. 

La sécurité améliorée 
La sécurité de la navigation et de la gestion du trafic dans le port sera assurée : manœuvres facilement réalisables, bonne organisation des flux, accès aux navires sécurisés pour les passagers. 
La prise en compte des différents modes de transports dès la conception des nouvelles infrastructures terrestres assurera une circulation routière plus fluide avec de meilleures conditions de sécurité. 

La santé publique protégée 
Les problèmes de pollution et de nuisances sonores vont être doublement traités : dans le centre de Bastia par le déplacement de l’activité portuaire sur le site de la Carbonite. Sur le site même, par un dégagement routier au Sud. 95 % du trafic poids-loisirs généré par le port quittera les quartiers d’habitation.
Le déplacement du trafic routier portuaire qui représente 15 % de la pollution automobile générée en centre ville, mettra fin aux dépassements de valeurs limites de NO2 enregistrées au niveau de la station St Nicolas.

L’économie et les emplois 
Le chantier de construction du nouveau bassin créera 5 500 à 7 000 emplois, directs ou indirects. L’exploitation représentera 5 000 à 8 000 équivalents temps pleins en Corse et plus de 300 M€ de chiffre d’affaire annuel. 
Les transporteurs routiers pourront réaliser des économies en temps de transport, évaluées à l’horizon 2030 à 1,4 à 2 M€ par an.
Les producteurs corses devraient bénéficier de tarifs de transports plus compétitifs avec une économie de 400 K€ par an. 

L’attractivité de Bastia vivifiée 
Les sites balnéaires de Ficaghjola et de l’Arinella seront préservés et mis en valeur.
Les projets urbanistiques de la ville de Bastia seront facilités : restructuration des quartiers Sud, amélioration des transports collectifs. 
​Une des perspectives les plus importantes est la requalification urbaine du bassin portuaire en centre-ville, qui permettra le développement de nouvelles activités et renforcera l’attractivité et le rayonnement de Bastia. 

LE NOUVEAU BASSIN DE COMMERCE, ATOUT PRIMORDIAL POUR LA CORSE

C’est adapter les infrastructures portuaires aux besoins et donner ainsi à la Corse l’outil de développement économique qui lui est nécessaire. 

Un trafic appelé à croître malgré le ralentissement constaté 
Le port de Bastia est le principal point d’entrée et de sortie de la Corse. Pour le fret, il réalisait en 2014, 54 % du trafic des marchandises. En 2014 ce sont plus de 2 millions de tonnes de marchandises qui ont été traitées (remorques, ciment en vrac, hydrocarbures et gaz). 
​Pour le trafic passagers et véhicules de tourisme, Bastia a accueilli 2 150 000 passagers en 2014 et 750 000 véhicules. Bastia est historiquement le 1er port de Corse par sa position géographique.

Quels que soient les scénarios de croissance du trafic en Corse, de nouvelles perspectives apparaissent avec la nécessité de pouvoir accueillir des ferries plus rapides et plus longs (175 à 200 mètres au lieu de 145 à 170 mètres) et des navires de croisière de plus en plus grands. 

Le plan masse optimisé et une réalisation par étape 
2 scénarios d’organisation du bassin ont été étudiés concernant l’aménagement des quais, le positionnement des postes et les techniques de conception des digues de protection. Les 2 versions permettent l’une et l’autre de répondre aux différents besoins, critères et contraintes du projet. 
L’optimisation du plan masse est poursuivie ainsi que la proposition d’un phasage. 
La digue du large sera réalisée immédiatement dans sa configuration définitive. Une réalisation progressive des terre-pleins et des postes sera proposée pour tenir compte de l’évolution dans le temps des trafics. Chaque phase d’aménagement sera fonctionnelle et permettra de traiter les trafics attendus. 

Caractéristiques du plan masse optimisé 
A l’issue des études préliminaires le plan masse a les caractéristiques suivantes : 
  • Digue du large : 1 675 m 
  • Contre digue : 360 m 
  • 9 postes à quai
  • 3 darses d’accès facile
  • Diamètre du cercle d’évitage mini : 360 m
  • Largeur de la passe d’entrée : 190 m 
  • 15 à 18 ha de terre-pleins 
  • Des zones d’accueil et de services pour les passagers, les compagnies, la capitainerie et les services portuaires 

UN PÔLE D’ÉCHANGES VOYAGEURS : POUR AMÉLIORER LES DÉPLACEMENTS

Le transfert de l’accueil des ferries et cargos conduit à repenser l’ensemble des questions de déplacement avec des conséquences positives dans un territoire plus vaste que les emprises portuaires. 

Faciliter l'accès au port 
L’accès au futur port de commerce doit être aisé et les déplacements du centre ville vers le port et vice versa aussi fluides que possible. Il faut notamment que les passagers profitent à la fois des meilleurs services apportés par le port et de l’accueil en centre-ville avec ses commerces et activités. Il s’agit donc d’éviter les engorgements ponctuels liés au port, comme celui provoqué aujourd’hui aux abords du port actuel. 
  • Les différents accès pour les piétons, y compris pour le quartier Aurore voisin seront créés
  • La voie cyclable sera poursuivie jusqu’à l’étang de Biguglia 
Renforcer les transports collectifs avec le cœur de la ville 
A 5 mn en train, le site proche du centre-ville et des voies routières a l’avantage de permettre un accès rapide des transports collectifs au cœur de ville. Avec la création d’une halte ferroviaire permettant le croisement de trains, les fréquences des trains seront augmentées avec un cadencement à 15 min aux heures de pointe. Le réseau de bus sera quant à lui optimisé en conséquence. 

Participer à l'amélioration de la qualité de l'air
Avec un parc de stationnement–relais de 300 places permettant de capter 10 % des déplacements de travail vers Bastia, la plateforme intermodale proposera une alternative bien conçue à l’usage de la voiture. Cela participera à la réduction de la pollution de l’air générée par les transports routiers dont 85 % est liée aux voitures. 

Créer le carrefour des mobilités régionales 
​Cet important volet du projet de Grand Port rendra possible des échanges rapides et confortables entre les différents modes de transport tout en proposant aux voyageurs et riverains différents services. Outre les éléments cités ci-avant, le pôle d’échange inclura donc un terminus routier pour les autocars. 

LA NOUVELLE DESSERTE ROUTIÈRE : POUR LA VILLE ET POUR LE PORT

Un des principaux volets du déplacement des activités du port de commerce est la réponse apportée aux considérables problèmes de circulation dans la ville de Bastia. La nouvelle liaison routière prévue permettra de les traiter et, en même temps, de bien articuler le futur port au reste de la ville. 

Améliorer la circulation en ville

La très grande majorité des véhicules qui transportent les marchandises transitant par le port actuel de Bastia traversent la ville. Les chiffres sont éloquents. Le matin en août, à chaque arrivée, l’équivalent par heure de 1 550 véhicules légers et 150 poids-lourds quittent le port et 900 véhicules rejoignent le port dans l’autre sens pour embarquer. 95 % de ce trafic traverse la ville en direction du Sud empruntant le tunnel routier sous le vieux-port. 
Les voies d’accès au port sont saturées, aux heures de pointe, les véhicules débarquant des navires sont bloqués dès leur entrée sur la voirie urbaine qui doit aussi absorber le trafic local. 
Le transfert du port de commerce en donne l’opportunité. Il s’agit donc à la fois de désengorger les voies d’accès au port actuel et de garantir une bonne accessibilité au nouveau port. 

Créer une nouvelle voie
La réponse à ce double besoin est la création d’une nouvelle desserte routière de la Carbonite, le tracé général est établi s’enracinant au carrefour des pompier, sur des espaces gagnés sur la mer jusqu’aux anciens établissements « Samuel » sur la RT 11 (ex RN 193), les études détaillées sur ce projet sont en cours et les travaux de l’échangeur ont récemment repris. Cet équipement sera nécessaire au chantier même de construction du port. 
Il s’agira d’une voie de desserte aux accès limités mais qui constituera également une véritable alternative à l’entrée Sud de Bastia en complément à la voie nouvelle Bastia-Furiani qui sera inscrite lors de la révision du schéma directeur des routes de la CTC. 

Cette voie répondra également à d’autres besoins : 
  • Nouvel itinéraire pour l’aéroport de Poretta
  • Accès direct au parking du stade Armand-Césari
  • Liaison avec les plages de la Marana
  • Desserte du complexe balnéaire de l’Arinella 
  • Continuité de la voie douce jusqu’à la route de la Marana, en utilisant au mieux les voies de dessertes locales qui seront créées à l’est du nouvel itinéraire. 
​Ce sera une composante importante des actions conduites en concertation avec la Ville et la Communauté d’agglomération de Bastia intégrant les projets urbains de la ZAC de la Carbonite, de la zone touristique et de loisirs de l’Arinella et la rénovation des quartiers Sud. 

AU CŒUR DE BASTIA, DE NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE BASSIN SAINT-NICOLAS

La construction du port et le déplacement progressif des trafics actuels vers la nouvelle infrastructure vont ouvrir de nouvelles perspectives pour le port Saint-Nicolas. Requalifié,  il pourra accueillir les bateaux de plaisance et certains navires de croisière, 2 ressorts de développement du tourisme. 

Un contexte favorable 

Déjà affirmée la vocation touristique de Bastia est bridée par la situation du port actuel : saturation, inadaptation aux ferries de grande taille, inaccessibilité aux navires de croisière, difficultés de la circulation urbaine. 
Sa situation et sa superficie permettent d’envisager 4 axes de développement portuaire sur le site de Saint-Nicolas : l’accueil de la plaisance, de la grande plaisance, de la pêche et des navires de croisière. 

​Une stratégie de développement des activités nautiques pourra être mise en œuvre sur le bassin Saint-Nicolas qui a un grand atout : sa situation en cœur de ville. 

Des services et des équipements de qualité 
Le transfert des activités commerciales va libérer de vastes espaces : le port actuel requalifié, repensé, embelli autant d’atouts pour améliorer le cadre de vie des riverains, et accroitre les services aux visiteurs et plaisanciers.
A l’image des « villes ports » qui se sont affirmées ces dernières années, Bastia bénéficie d’un potentiel considérable pour développer son attractivité.
Espace « plaisance », espace d’escale, espace urbain de promenade, espace d’animation nautique et lieu d’expression de la richesse du patrimoine marin, le port peut jouer de tous ces atouts. 

LE GRAND PORT DE BASTIA : COÛT, FINANCEMENT, ORGANISATION

Plusieurs hypothèses peuvent être envisagées, tant pour la construction que pour la gestion de ce grand équipement. Le choix dépendra principalement du financement qui sera retenu.

Coût

Le projet global est estimé à ce jour à 550 M€.

Financement
Avec un coût d’objectif de 370 M €, la 1ère phase de mise en service du port, répondant aux besoins des 20 prochaines années pourra vraisemblablement faire l’objet d’un financement public amortissable sur le budget d’exploitation des 2 bassins du port. 
​Des subventions auprès des partenaires usuels (Etat, Union européenne, ...) seront sollicitées dans cet objectif. Néanmoins tous les scénarios de portage y compris le contrat de partenariat seront envisagés. 

Coup de pouce de l’Europe 
​L’Union européenne va cofinancer à hauteur de 600 000 € l’étude de marché et de conception technique du nouveau port de Bastia. Cette aide fait partie du programme européen RTE-T, lancé par la Commission européenne pour soutenir la construction et la modernisation des infrastructures de transports dans l’Union. La mise en œuvre de ce soutien sera contrôlée par l’Agence exécutive pour l’innovation et les réseaux (INEA) de la Commission européenne.