Collectivité Territoriale de Corse

Groupe de travail Tchernobyl : recours à un panel de chercheurs afin de rédiger le cahier des charges de l'enquête épidémiologique

Vendredi 16 Mai 2008



Après une interruption liée aux campagnes des élections municipales et cantonales, le groupe de travail constitué par l'Assemblée de Corse pour évaluer les retombées de la catastrophe de Tchernobyl s'est réuni vendredi 16 mai 2008 à l'Hôtel de la CTC sous la présidence du Dr Jean-Louis Albertini.

Le Dr Albertini a tenu à préciser, en préalable, qu'il n'y avait aucune intention de la part des élus de diluer la démarche, comme certains avaient paru le redouter par voie de presse le mois dernier.
Durant ses travaux, le groupe s'est notamment heurté aux contraintes de rédaction d'un cahier des charges spécialisé, sortant des compétences de la Collectivité. D'ailleurs, le fait qu'une seule contribution ait été proposée aux conseillers en novembre, par le Dr Fauconnier, est révélateur des difficultés rencontrées, y compris par les personnalités qualifiées, pour traduire des objectifs généraux en prescriptions techniques.

Estimant qu'en cinq réunions ce dossier avait progressé de façon très significative, le Dr Albertini a donc invité chacun à se réinvestir, car pour lui « ce ne sont pas six mois de retard qui doivent remettre en cause, vingt ans après les faits, une démarche novatrice, ayant suscité une réelle attente dans la population ».

La séance a donc permis aux conseillers présents de s'accorder sur une méthode afin de lever les obstacles techniques. La prochaine réunion, mercredi 11 juin à Bastia sera l'occasion de valider le cadre du cahier des charges (contexte, objectifs, structuration). Par la suite, le groupe constituera un panel de spécialistes, universitaires ou chercheurs européens aux compétences épidémiologiques avérées, et lui confier une mission d'assistance à la rédaction du cahier des charges. A cet égard, sa composition devrait être validée lors de la deuxième réunion prévue le vendredi 27 juin également à Bastia.

Quant au rapport global, il sera soumis à l'Assemblée de Corse lors de sa séance publique des 10 et 11 juillet. Avant de lever la séance, les participants ont insisté sur l'intérêt de disposer d'un registre des cancers en Corse. Soulignant qu'un tel instrument, s'il avait existé en 1986, aurait permis d'analyser l'impact sanitaire du nuage radioactif , ils demandent sa mise en place dans les meilleurs délais.