Collectivité Territoriale de Corse

Inauguration de la halte ferroviaire du Ricantu à Ajaccio et de la gare de Vivario le 30 mai 2015

Vendredi 29 Mai 2015



Par la loi du 22 janvier 2002, le réseau insulaire a été transféré dans le patrimoine de la Collectivité territoriale de Corse. 
10 ans plus tard, le 1er janvier 2012, la SAEML Chemins de fer de la Corse (CFC), démarrait l'exploitation du réseau via une convention de délégation de service publique signée avec la CTC.
 
De manière à planifier les différentes opérations à mener, un schéma directeur des investissements sur le réseau ferré était proposé et adopté par l’Assemblée de Corse. Ce sont 140 M€ TTC qui ont été prévus sur 10 ans afin, par exemple, d’accroître les fréquences, offrir des perspectives d’intermodalité et assurer la desserte intérieure de l’Île.
 
En parallèle, des différents investissements portés par la CTC avec le soutien indispensable de l’Europe et de l’Etat, pour faciliter le déplacement domicile-études des étudiants post-baccalauréat, la gratuité des déplacements a été mise en œuvre.
 
L'offre kilométrique trains a évidemment été augmentée de 35 %. Simultanément, la fréquentation a progressé de 65 %, permettant d’atteindre le chiffre de 1 030 000 passagers par an. 
L'offre de service actuelle, pour tous les usagers, personnes à mobilité réduites évidemment incluses, permet d’assurer des missions régionales régulières, de promouvoir et développer le train des plages entre Calvi et l’Île-Rousse, autant qu’elle permet d’étoffer les capacités de desserte périurbaine sur Ajaccio et Bastia.
 
Concernant les dessertes périurbaines, elles représentent 47 % de la fréquentation du réseau. Le coût des travaux réalisés en 2014 et 2015 pour la modernisation des arrêts, cofinancés par l’Europe et la CTC, s’élève à 1,9 M€ TTC dont 1,4 M€ pour l’aménagement de 4 haltes entre Ajaccio et Mezzana, auxquels s’ajoutent 500 000 € TTC investis sur les haltes de Tragone et de Montesoro, ligne Bastia-Casamozza.

Concernant la gare de Vivario, les travaux ont été entrepris dans le cadre de l’important programme de développement, et de valorisation du réseau porté par la CTC.
​La gare offre dorénavant des normes de confort et de sécurité optimales, mais aussi des dispositions signalétiques et d’accessibilité pour les PMR. Ces travaux, d’une durée de 12 mois, opérés en concertation avec le conseil municipal de Vivario ont coûté 800 000 €  TTC, cofinancés à parts égales (50 %) par la CTC et par l’Europe dans le cadre du PO FEDER (période 2007/2013). 

Informations générales

Le réseau ferroviaire constitue un élément indissociable du patrimoine de la Corse. Il contribue tant au développement durable de la Corse qu’il répond aux missions essentielles de service public, que ce soit pour l'aménagement de la Corse ou le droit au déplacement des usagers.
 
Son attrait fait aussi du train, un mode de transport naturellement prisé pour les loisirs et le tourisme.
 
Ce réseau ferré est long de 232 km et comporte 2 lignes reliées entre elle par le nœud de correspondance situé à Ponte-Leccia. 
L’une des lignes relie Ajaccio à Bastia en passant par Corte et l’autre, dite de Balagne, desserre Calvi et l’Île-Rousse.
 
Depuis la loi du 22 janvier 2002, un programme exceptionnel d’investissement avait été débloqué, permettant la rénovation de la majeure partie des voies ferrées mais aussi l'acquisition de 12 automoteurs de nouvelle génération. 
En février 2010, suite à la livraison des 7 premiers autorails, l’exploitant était contraint de retirer ces AMG 800 du service commercial et ce, en raison d’une dégradation anormale des semelles de frein. Les expertises techniques, demandées en urgence dès avril 2010, ont permis une mise en service sécurisé de ces autorails dès novembre 2011. 
Par la suite, les 5 autres rames ont été livrées au cours du 2ème semestre 2012. 
Depuis, les trains circulent en parfaite cohérence avec les attentes et les besoins des usagers autant que des socioprofessionnels.
 
L'offre de service actuelle se répartit en 3 grandes catégories, avec en 1er lieu, la capacité à assurer des missions régionales régulières. 
Viennent ensuite les missions périurbaines à Ajaccio et Bastia, qui ont d’ailleurs connu une augmentation de fréquentation significative au cours des 2 dernières années. 
Enfin, le 3ème point consiste à promouvoir et développer le train des plages entre Calvi et l’Île-Rousse.
 
La convention de délégation de service publique signée avec la SAEML Chemins de fer de la Corse s'inscrit dans le droit fil des engagements portés par la CTC en faveur du réseau ferroviaire.
 
Grâce au schéma directeur des investissements, adopté par l’Assemblée de Corse, ce sont 140 M€ TTC qui ont été programmés sur 10 ans. 
Une somme qui permet 
d’accroître les fréquences et la sécurité (59,5 M€), 
qui offre des perspectives d’intermodalité (31,9 M€), 
de développement des dessertes périurbaines (33,9 M€) 
et permet d’assurer la desserte de l’intérieur de l’Ile (9,7 M€).

Organisation des services ferroviaires des voyageurs

La SAEML Chemins de fer de la Corse est née fin 2011. Le 1er janvier 2012, la SAEML démarrait l'exploitation du réseau.
 
Sont actionnaires de cette entité, la CTC (55 %), SNCF Participations (15 %), les Chambres de Commerce des deux départements (10 %), les deux Conseils départementaux (CD) de Corse-du-Sud et de Haute-Corse (5 % chacun), la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (5 %), la Communauté d'Agglomération de Bastia (5 %).
 
En septembre 2012, pour faciliter le déplacement domicile-études des étudiants post-baccalauréat, la gratuité des déplacements a été mise en œuvre.
 
Depuis, l'offre kilométrique trains a augmenté à hauteur de 35 % et la fréquentation a connu une progression de 65 %, permettant d’atteindre le chiffre de 1 030 000 passagers.

Les perspectives sont donc nombreuses et au-delà des travaux sur les infrastructures, la CTC travaille sur plusieurs thématiques afin de poursuivre la dynamique engagée depuis 2012.
 
Ces thématiques portent sur :
 
  • Le déploiement d'une signalisation moderne sur l'ensemble du réseau. Puisque hors la section Bastia-Casamozza, la gestion du trafic reste manuelle, limitant de fait les possibilités d'augmentation de l'offre.
 
  • La définition des besoins de parcs de matériels roulants sur la période 2015-2030. L'étude qui a débuté permettra, d'une part de dimensionner les besoins, et d'autre part de définir le matériel qui remplacera les rames soulé à l’horizon 2020-2025. Elle permettra aussi d'évaluer les conditions de déploiement d'un matériel bi-mode de type tram-train.
 
  • L’homologation en UM 2 des matériels AMG 800 qui permettra, de proposer des rames de 200 places assises à certaines heures. Une 1ère mise en service est attendue sur la section Ajaccio-Mezzana fin 2015 puisque tous les quais sont désormais de longueur suffisante.
 
  • L’accessibilité progressive des services. Un schéma directeur d'accessibilité a été voté en 2009. Il sera complété d'ici septembre 2015 par un document de priorité de mise en œuvre sur les 9 ans à venir, aussi dénommé Schéma directeur d’accessibilité programmée.

La halte ferroviaire du Ricanto

La création de la halte ferroviaire du Ricanto s’inscrit dans un vaste programme de renforcement des dessertes périurbaines des agglomérations ajacciennes et bastiaises.
 
Prévue au schéma directeur d'investissements, l'amélioration des dessertes ferroviaires périurbaines  d’Ajaccio et Bastia vise à améliorer les déplacements du quotidien en :
 
- Offrant une alternative à l’utilisation de la voiture
- Proposant plus de confort des usagers
- Rendant plus accessible les arrêts ferroviaires
- Augmentant la capacité des navettes aux heures dites de pointes
 
L’intermodalité, rendue possible grâce aux places de stationnement spécialement créées à cette fin est une mesure complémentaire aux aménagements routiers portés par la CTC et ce, pour désengorger les entrées-sorties d’Ajaccio et Bastia.
 
Depuis 2010, le renforcement des dessertes périurbaines d’Ajaccio et Bastia s’est traduit par :
 
  • La mise en place de 19 allers-retours entre Bastia et Casamozza. Une mesure rendue possible grâce à une signalisation moderne dénommée Cantonnement Centralisé de Voie Unique (CCVU).
  • La mise en place de 11 allers-retours entre Ajaccio et Mezzana, dans l’attente de la mise en place du CCVU.
  • Le déploiement des AMG 800 sur ces dessertes périurbaines.
 
Les trajets périurbains représentent 47 % de la fréquentation totale du réseau. Aussi, sur le pays ajaccien, des aménagements nouveaux sont apparus primordiaux pour développer davantage encore l’offre de service. De fait, 2 nouveaux arrêts ont été créés, au Ricanto et à Effrico (place Nöel Sarrola). De plus, l’arrêt des Salines a été déplacé et l’arrêt de Cavone étendu et modernisé.
 
Des travaux qui offrent un service de qualité, adapté à tous les usagers grâce à une accessibilité facilité aux quais (accès PMR, ascenseurs, …). 

Sur l'agglomération bastiaise, la modernisation, l’extension de la halte de Tragone à Biguglia et la reconstruction du quai de la halte de Montesoro ont été opérées afin de faire face à sa forte fréquentation par les scolaires notamment.

À l’allongement et au rehaussement des quais, permettant l'arrêt simultané de 2 rames, s’ajoute la modernisation du mobilier urbain (abris, bancs, éclairage). Le traitement des abords et des plantations, et l’aménagement de stationnement dédiés aux PMR complètent le dispositif.
 
Le coût des opérations réalisées, cofinancées par l’Europe (50,2 %) et la CTC (49,8 %), s’élève à 1,9 M € TTC dont 1,4 M€ pour l’aménagement de 4 haltes entre Ajaccio et Mezzana. Ce sont donc 500 000 € TTC qui ont été investis sur les haltes de Tragone et de Montesoro, sur la ligne Bastia-Casamozza.
 
Dans la continuité des réalisations déjà menées, la CTC a amorcé de nouvelles opérations avec le lancement fin 2015 de travaux sur 7 haltes entre Bastia et Casamozza (Bassanese, Borgo, Furiani, Ceppe, Casatorra, L’Olivella, Complexe sportif de Lucciana). Figurent également l’ajustement des grilles horaires sur Ajaccio et Bastia, des études pour un nouveau matériel périurbain, des études de création de croisements supplémentaires afin d'augmenter les fréquences.
 
Aussi, fin 2015, la fréquence des allers-retours Bastia-Casamozza augmentera et les capacités des navettes Ajaccio-Mezzana (passage à deux rames) seront accrues. Dans les 3 à 5 prochaines années, la CCVU sera déployée plus largement sur le territoire insulaire, de nouveaux croisements seront créés, des pôles d’échanges et la poursuite de la modernisation des haltes renforceront l’attractivité du train. 

La gare de Vivario

La gare de Vivario, à l’époque dénommée « station de Vivario », construite par l’Etat, est mise en service le 9 octobre 1892 par la Compagnie des chemins de fer départementaux (CFD), lors de l'ouverture à l'exploitation de la section de Vizzavona, sur la ligne Ajaccio-Bastia. 
L'adjudication pour la construction des bâtiments de la « station » remonte pour sa part au 17 juillet 1891.

Depuis, perchée à 616 mètres d’altitude, la gare de Vivario est devenue l’une des gares les plus photographiées de Corse. Grâce aux travaux de rénovation engagés, alliant ancien et moderne, elle offre tout le confort aux usagers, y compris aux personnes à mobilité réduite (PMR).
Un programme de modernisation qualitative du site, portée par la CTC propriétaire, qui investit au quotidien dans ce vecteur de communication via un important programme de modernisation (infrastructure, matériels roulants, équipements, bâtiments).

S’agissant des bâtiments ferroviaires, la CTC réhabilite ce parc immobilier selon une double logique :
 
  • Améliorer les conditions d'exploitation ferroviaires, en particulier la gestion des circulations ferroviaires et l'accueil du public
  • Préserver et valoriser le patrimoine ferroviaire de Corse. 
​Concernant la gare de Vivario (à usage de gare et de logement), différents diagnostics avaient confirmé la nécessité d’une réhabilitation complète du bâtiment au regard de sa vétusté et d’une insécurité caractérisée. Des mesures conservatoires avaient d’ailleurs dû être mises en œuvre.
Grâce aux travaux réalisés, la gare offre des normes de confort et de sécurité optimales, mais aussi des dispositions signalétiques et d’accessibilité pour les PMR, telles que décrites dans le schéma directeur pour le développement de la qualité de service et de l’accessibilité des Chemins de Fer de la Corse.
 
D'un point de vue architectural, l’objectif a consisté à remettre dans leur état d'origine les éléments existants depuis la construction. Quant aux éléments trop détériorés ou plus récents, ils ont été valorisés grâce à un aspect résolument contemporain. Ainsi, ont été réalisées la démolition et la reconstruction de l’extension située en pignon est, en intégrant la notion de « auvent » en façade principale nord et ce, afin de dynamiser l’ensemble.
 
La réalisation a également intégré une démarche Haute Qualité Environnementale (HQE). En effet, les travaux menés sur le bâtiment et sur les corps d’état ont fait l’objet d’un effort tout particulier dans le choix des matériaux. L’idée étant de satisfaire à la prise en compte des contraintes énergétiques avec des installations électriques limitant les consommations de fluides énergétiques, qu’il s’agisse de l’éclairage, du chauffage ou de la climatisation. La dépollution du bâtiment était de plus nécessaire au regard de la présence d’amiante, de plomb et de parasites. Par ailleurs, le choix des matériaux s’est porté sur des gammes de produits à faible impact environnemental, de conception et de réalisation pérennes autant que fiables et ce, afin de limiter les coûts de maintenance et de remplacement.
 
Le programme a permis d’aménager :
 
  • Le hall d’attente des voyageurs
  • Le bureau du chef de gare
• Un espace repos adapté
• Des sanitaires publics femmes et hommes, accessibles aux usagers en fauteuils roulants (UFR)
• Un local technique et un local rangement.
 
L’ensemble du site a été pensé pour être accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) et a reçu une signalétique conforme au schéma directeur établi par la CTC.
 
Les aménagements intérieurs ont été conçus de manière à satisfaire aux exigences programmatiques liées à l’exploitation de la gare de Vivario. Elles correspondent à la réglementation des établissements recevant du public (ERP) de 5ème catégorie, ainsi qu’au code du travail pour les parties uniquement réservées au personnel.
 
L’aménagement intérieur du logement est donc conforme aux exigences de la réglementation « habitation » qui, pour répondre au programme « création d’un T3 », utilise l’ensemble des combles du bâtiment principal dont le volume habitable permet la création d’une chambre, d’une salle de bain et d’un rangement, complétant ainsi le niveau bas du duplex qui, lui, reçoit l’ensemble séjour + cuisine ouverte, une chambre et 1 salle d’eau avec WC.
 
Tous les équipements sont neufs et le niveau de prestation est celui retenu pour les logements sociaux.
 
Tout autant, ont été considérés dans les opérations à mener, les abords immédiats, les accès au public et au logement, le stationnement et la circulation permettant l’accès routier à la gare, les quais et voies ferrées, ainsi que le réaménagement de l’ancien jardinet affecté au logement.
 
Le parti d’aménagement extérieur permet l’accès, les manœuvres et le stationnement en façade du bâtiment des autocars de tourisme facilitant, le cas échéant, la mise en œuvre des transports de substitution (par exemple le rabattement sur le train des passagers d’autocars en cas de blocage du col de Vizzavona par la neige) et le développement de l’intermodalité.
 
Pour satisfaire à toutes les exigences et considérant la configuration du site, des travaux d’aménagement et de terrassement, avec modification des trottoirs et bordures existantes, ont été réalisés, notamment pour permettre la bonne gestion des eaux de surface et des eaux pluviales. En complément des mesures prises, le ravalement des façades du château d'eau et de l'ancienne halle marchandise complète l’image d’un site caractéristique.
 
Les réalisations, débutées en septembre 2013 pour 12 mois, ont été complétées pour intégrer la rénovation du château d’eau et de la partie anciennement dévolue au fret, en concertation avec le conseil municipal de Vivario. Le coût de 800 000 €  TTC a été pris en charge à parts égales (50 %) par la CTC et par l’Europe dans le cadre du PO FEDER (période 2007/2013).