Collectivité Territoriale de Corse

Jean-Louis Luciani, Président de l'ODARC a présenté des mesures anti-sècheresse le 18 octobre 2011 à Ajaccio

Mercredi 19 Octobre 2011

Jean-Louis Luciani, Président de l’Office du développement agricole et rural de Corse a présenté mardi 18 octobre 2011 à l'Hôtel de la CTC, les mesures anti-sècheresse.



L’Office de développement agricole et rural de Corse - ODARC

Jean-Louis Luciani, Président de l'ODARC a présenté des mesures anti-sècheresse le 18 octobre 2011 à Ajaccio
Ses missions :

  • Aménager l’espace rural et valoriser les ressources naturelles.
  • Développer un pastoralisme respectueux de l’environnement.
  • Moderniser les exploitations agricoles.
  • Soutenir l’installation des jeunes agriculteurs.
  • Diversifier les productions.
  • Structurer et professionnaliser les filières.
  • Soutenir les démarches de certification de qualité, de promotion et de commercialisation des produits spécifiques insulaires.
 
La Collectivité Territoriale de Corse est compétente pour la détermination des grandes orientations du développement agricole, rural et forestier de l’île. Le statut de 1982 crée l’Office du développement agricole et rural de la Corse, établissement public industriel et commercial à statut national. Il est l’organe coordonnateur des politiques de développement agricole et de l’ensemble des actions de développement de l’agriculture menées en Corse.

Il détient de très larges compétences : élaboration des programmes pluriannuels et annuels de développement agricole, création et gestion d’un réseau d’agents de développement agricole, de stations d’expérimentation et de recherche, orientation et contrôle de la politique foncière agricole…

La loi du 13 mai 1991 portant statut de la Collectivité Territoriale de Corse réalise une avancée plus sensible qui se traduit par un transfert de compétences.

Elle précise en effet que la « Collectivité territoriale de Corse détermine dans le cadre du plan de développement les grandes orientations du développement agricole et rural de l’île ».

L’ODARC devient un établissement public territorial, placé sous la tutelle de la CTC. L’Etat n’exerce plus qu’un contrôle de légalité.

Les missions de l’office restent inchangées, mais elles s’exercent au profit de la Collectivité dans le cadre des orientations définies par celle-ci.

En partenariat avec les services de l’État et les chambres d’agriculture, l'ODARC contribue ainsi à la modernisation des exploitations agricoles, à l’installation des jeunes agriculteurs, au développement des filières de production. L’ODARC gère deux stations d’expérimentation agricole pour la diversification des cultures et l’amélioration des techniques d’élevage

Les mesures anti-sècheresse

Depuis le printemps, la Corse, comme l’ensemble du territoire national, est touchée par une sècheresse qui s’est accentuée pendant la période automnale et qui sévit encore aujourd’hui.

Cette situation a plongé l’élevage insulaire dans un profond désarroi et les cheptels sont aujourd’hui alimentés grâce à des achats massifs de fourrages et de compléments alimentaires dont le coût ne cesse d’augmenter.

Face à cette situation qui met à mal la trésorerie des exploitants, les deux départements corses ont saisi la Commission nationale des calamités agricoles pour que les difficultés de l’élevage insulaire soient prises en compte dans le cadre de ce dispositif donnant lieu à indemnisation.

Pour des raisons inexpliquées, les dossiers « sécheresse » n’ont pas été examinés par la commission du 12 octobre dernier laissant les éleveurs démunis face à leurs difficultés.

L’ODARC, qui travaille depuis plusieurs semaines en étroite collaboration avec les professionnels, regrette que l’Etat ne prenne pas la mesure des problèmes liés à la sécheresse en repoussant à décembre l’éventuel examen du dossier Corse.

C’est pourquoi face a cette crise et à la nécessité d’apporter des solutions rapides, l’ODARC engage deux mesures d’urgence qui ont vocation à sauver les cheptels car le risque de non alimentation de ceux-ci est aujourd’hui prégnant :
  • Une enveloppe d’1 M€ est débloquée pour accompagner les exploitants pour les surcoûts auxquels ils doivent faire face pour nourrir le bétail. A partir d’une procédure simplifiée et d’un examen rapide, cette aide sera directement versée aux éleveurs.
Qu’il soit bien entendu que celle-ci n‘a pas vocation à se substituer à la calamité agricole que l’Etat doit reconnaître et financer.

 
  • Les difficultés de trésorerie de nombre d’exploitations sont extrêmement tendues et certaines ne sont déjà plus en mesure de faire face aux achats de fourrages et de compléments alimentaires.
La Collectivité Territoriale de Corse consentira aux organisations professionnelles, qui voudront s’engager dans cette démarche, une avance de trésorerie leur permettant d’accorder des délais de paiement aux éleveurs qui pourront ainsi avoir accès à de l’alimentation aujourd’hui pour un paiement décalé de plusieurs mois, c’est-à-dire après la sortie de crise.

L’ILOC (Interprofession Laitière Ovine Caprine) nous a déjà fait part de son souhait de s’emparer de ce dispositif pour la filière qu’elle représente qui est sans doute la plus durement touchée en cette période de gestation et de mise bas.

Enfin, au-delà de ces deux mesures d’urgence, l’Office de transport de la Corse et l’Office d’équipement hydraulique de la Corse ont été mobilisés afin d’expertiser les surcoûts en matière de transport et de consommation d’eau brute et les éventuelles possibilités d’intervention.