Collectivité Territoriale de Corse

L'archéologie

Lundi 23 Mars 2015



L'archéologie
En application du décret de novembre 2003 relatif au transfert des biens et des compétences de l’État à la Région, la Collectivité Territoriale de Corse est devenue propriétaire des sites d’Aleria (Aleria), Cucuruzzu (Lévie), et Araguina Sennola (Bonifacio), 3 sites archéologiques majeurs, représentatifs de l’archéologie Corse par leur diversité.

Le site de Cauria (Sartène) a quant à lui été acquis en plusieurs phases et ce dès 1993.

Dans le cadre de ses nouvelles responsabilités en matière de conservation, de gestion et de valorisation, la CTC a dû mettre en œuvre un premier dispositif opérationnel avec pour mission de base une mise à niveau minimum des sites pour permettre une meilleure compréhension de la part des visiteurs. Les tâches de veille sanitaire et d’entretien étant quant à elles assurées dans le même temps.
Outre cette 1ère étape dans la gestion des sites, c’est dans le plein exercice de ses compétences d’aménageur que la CTC entend contribuer au développement des territoires à fort potentiel archéologique et naturel. Dans cet objectif, cette dernière a entrepris, avec d’autres partenaires territoriaux, la réalisation de projets de restauration et de mise en valeur ambitieux sur ses sites majeurs d’Aleria, Cucuruzzu et Cauria ; ces projets qui sont tous en phase d’études avancées doivent être menés à bien d’ici 2014.

Pour en savoir plus, téléchargez le rapport présenté par le Président du Conseil exécutif de Corse, le 6 octobre 2011, relatif aux orientations stratégiques de la CTC pour l'action culturelle et patrimoniale

Cliquez ici pour télécharger le guide des aides

feuille_de_route___orientations_strategiques_de_la_collectivite_territoriale_de_corse_pour_l_action_culturelle_et_patrimoniale.pdf Feuille de route - orientations stratégiques de la Collectivité Territoriale de Corse pour l’action culturelle et patrimoniale.pdf  (1.07 Mo)


Les sites archéologiques gérés par la CTC

L'archéologie
La conservation et la mise en valeur des sites archéologiques, notamment ceux appartenant à la Collectivité Territoriale de Corse par transfert de l’Etat ou par acquisition, constituent une des orientations prioritaires de la politique de la CTC, votée à l’unanimité par l’Assemblée de Corse par délibération du 30 juin 2005.

Le site antique d'Aléria en Haute-Corse

Aleria romaine se constitue au 1er siècle avant notre ère, à la suite des premières colonisations opérées par Sylla, dès 81 av. J-C. 
Les ruines de la ville ont été décrites pour la première fois, de manière précise, par Prosper Mérimée en 1840 après son voyage d'inspection en Corse de 1839.
De 1955 à 1958, les archéologues Jean Jehasse et Jean-Paul Boucher entreprennent les premières fouilles importantes du site. Ils dégagent le Forum et une partie de l'agglomération romaine. Les principaux monuments visibles aujourd'hui s'articulent autour d'un forum bordé de deux portiques couverts qui protégeaient les façades de boutiques et d'habitations. Cet espace comprend également deux temples, deux thermes et plus de dix citernes. 
Les mesures d'amélioration des conditions de visites du site d'Aleria et celles relatives à la protection des vestiges, sont engagées par la CTC. Cette double mission de protection et de valorisation a pour but de préserver les vestiges de manière pérenne en privilégiant l'accessibilité et la compréhension du site. Ces premières mesures s'inscrivent dans un programme de travaux prévu sur plusieurs années.

Pour en savoir plus, feuilleter ou télécharger l'ouvrage réalisé par le CRDP de Corse

La Collectivité territoriale de Corse propose des animations à destination des scolaires
 

aleria_francais.pdf Plaquette Aleria (français).pdf  (1.52 Mo)
aleria_allemand.pdf Plaquette Aleria (allemand).pdf  (1.7 Mo)
aleria_anglais.pdf Plaquette Aleria (anglais).pdf  (1.65 Mo)
aleria_italien.pdf Plaquette Aleria (italien).pdf  (1.74 Mo)


Aléria, l'azzione de la CTC

Cunservazione

L'amicata di u studiu d'archeulugia di a custruzzione accumagnatu di u diagnosticu sanitariu realizatu in u 2011, cundiziuneghja  a dumanda d'auturizazione di travagliu per a cunservazione di e vistiche (vicinu à la cummissione naziunale di i monumenti storichi).

U mercatu di maestria d'opera serà lanciatu durante i primi 6 mesi in Corsica è l'opere di cunservazione deverianu principià fine di u 2014. Ancu senza aspettà st'opere, avimu prucedutu, à partesi di u 2011, à a tuppatura di 40 fosse di sundame lasciate spalancate è à a cunsulitazione di parechji muri necesitendu à pocu pressu 600 m2 di sedimenti depurati.


Ricerca

Una ricerca in archeulugia di l'architettatu hè lanciata dapoi u 2011 nantu à u situ, permetterà à tempu ch'ella sia rimessa, una più bona capiscitura di st'inseme è serà cumplettata da duie missione scentifiche lanciate in u 2013 è u 2014 purtandu nantu à a detezzione di i limiti di a cità antica, e vie di cumunicazione è a visualisazione di e vistighe à oghje scavate micca.

Vidéo réalisée par le CRDP de Corse avec le soutien de la CTC


Les sites de Cauria

Les alignements d'I Stantari et de Rinaiu sont des monuments mégalithiques (du grec : mega = grand et lithos=pierre), constitués de pierres dressées, de menhirs et de statues-menhirs en granit. Le site de Rinaiu a été fouillé par une équipe d'archéologues de 1994 à 2000. A partir de 2001, la fouille du site d'I Stantari révèle de nouveaux monolithes. Les recherches archéologiques s'inscrivent dans la démarche de la CTC qui entend protéger, restaurer, mettre en valeur et animer le site de Cauria. 
Consciente du patrimoine mégalithique exceptionnel du plateau de Cauria, la CTC a acquis 60 hectares. 
Parmi les vestiges archéologiques exceptionnels acquis, il faut noter le chaos rocheux de la Punta du Gregu et le dolmen de Fontanaccia. 
Ainsi, est restitué au public un territoire occupé du 6ème millénaire avant notre ère jusqu'au début du XXème siècle, véritable conservatoire archéologique, historique, écologique... 

Pour en savoir plus, feuilletez ou téléchargez l'ouvrage réalisé par le CRDP de Corse
 

plaquette_cauria.pdf Plaquette Cauria (français).pdf  (832.85 Ko)
cauria_allemand.pdf Plaquette Cauria (allemand).pdf  (1.07 Mo)
cauria_anglais.pdf Plaquette Cauria (anglais).pdf  (1.08 Mo)
cauria_italien.pdf Plaquette Cauria (italien).pdf  (1.09 Mo)


Cauria, les actions de la CTC

Conservation

Une veille sanitaire des statues-menhirs a été engagée afin d'identifier et de comprendre le processus de dégradation et d'envisager le traitement adapté. 3 opérations sont en cours de réalisation : 
La conservation de l'alignement d'I Stantari dans la mesure où l'état des statues-menhirs est préoccupant, l'érosion risquant de faire définitivement disparaître les reliefs. Il s'avérait nécessaire d'engager une opération de relevé 3D des mégalithes afin de disposer de l'information la plus fine et détaillée de ces mégalithes en vue d'une meilleure visualisation des pathologies mais aussi à des fins de recherche et de valorisation.

Suite au diagnostic sanitaire réalisé par le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques sur le dolmen de Fontanaccia en 2013, des travaux de consolidation seront réalisés dès le 2ème semestre 2014.

Mise en valeur

Véritable réserve archéologique et environnementale de près de 61 ha, le site de Cauria fait également l'objet d'un programme de valorisation.
La CTC a décidé de procéder à la réalisation d'aménagements indispensables à l'accueil, l'information et l'orientation de nombreux visiteurs tout en préservant l'intégrité des monuments et le contexte environnemental. En effet, les constructions nouvelles sont interdites puisque le site se trouve, à la fois sur des terres agricoles et dans un secteur de Zones Protégées aux titres de l'Archéologie et des Monuments Historiques.
Ce programme repose sur la mise en place d'une médiation : organisation d'un parcours guidé avec une signalétique légère afin d'orienter les visiteurs et de leur offrir une visite explicitant les monuments archéologiques et leur intégration dans leur environnement naturel.
Ce dernier volet du programme est mis en œuvre conjointement avec les deux premières opérations.

Le site de Cucuruzzu

C'est à 700 mètres d'altitude sur le Pianu (plateau) de Levie que se situe ce site monumental de l'âge du bronze (du 2ème au 1er millénaire de la région de l'Alta Rocca). 
En 1975, le site est acheté par l'Etat et géré par le parc naturel régional de Corse. En 1982, il est classé monument historique et inscrit sur la liste des 100 sites historiques d'intérêts communs aux pays de la Méditerranée. En 1991, sa restauration par l'Etat a permis d'enrayer sa dégradation et de le présenter au public de façon plus lisible. En 2004, il est transféré à la Collectivité Territoriale de Corse. 
 
Les sites archéologiques de Cauria, d'Aleria et de Cucuruzzu, désormais propriété de la CTC, le 1er par acquisition, le 2nd et le 3ème par transfert de biens, sont des lieux emblématiques de la Corse, visités annuellement par des milliers de personnes. 

Sites archéologiques du Pianu de Levie : La Collectivité Territoriale de Corse propose des animations à destination des scolaires

cucuruzzu_francais.pdf Plaquette Cucuruzzu (français).pdf  (1.91 Mo)
cucuruzzu_allemand.pdf Plaquette Cucuruzzu (allemand).pdf  (1.89 Mo)
cucuruzzu_anglais.pdf Plaquette Cucuruzzu (anglais).pdf  (1.85 Mo)
cucuruzzu_italien.pdf Plaquette Cucuruzzu (italien).pdf  (1.9 Mo)


Cucuruzzu, les actions de la CTC

Mise en valeur et conservation

Ce projet de développement intégré consiste, d'une part, à valoriser le site archéologique du Cucuruzzu a sein d'un ensemble monumental de proximité (Cucuruzzu - Capula) en liaison avec les projets de la commune de Levie, du musée départemental de l'Alta Rocca, et ceux de la micro-région, et d'autre part, à lui donner un rayonnement plus large par sa mise en réseau avec d'autres lieux et sites patrimoniaux corses.

Le site fortifié de Cucuruzzu, acquis par l'Etat en 1975, est l'un des plus importants sites monumentaux de l'âge du Bronze de la région de l'Alta Rocca et est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1982. La gestion en avait été confiée par l'Etat au Parc Naturel Régional de Corse. La CTC, devenue propriétaire du site le 1er janvier 2009 en application du décret du 18 novembre 2003, s'est alors substituée à l'Etat et le Syndicat mixte du Parc Naturel Régional de Corse s'en est vu confié la gestion dans le cadre d'une convention tripartite CTC / commune de Levie / PNRC.
En 2012, afin de mener à bien ses projets de valorisation et de conservation du site, la CTC a acté le principe de la gestion en régie du site et signé dès 2013 une convention de partenariat avec la commune de Levie, propriétaire d'une partie du site archéologique.
L'opération doit permettre de renforcer la conservation du site et améliorer l'accueil des quelques 27 000 visiteurs annuels, tout en facilitant l'appropriation des sites par tous les publics (y compris les publics à handicap).

Le site d'Araguina Sennola - Corse du Sud, commune de Bonifacio

L'archéologie
Il s'agit d'un abri s'ouvrant dans les falaises calcaires à l'extrémité Sud de la Corse, à environ 200 mètres du rivage actuel. Découvert en 1966, il a été fouillé entre 1969 et 1972, puis en 1975 et 1976 par F. de Lanfranchi et l.-Cl. Weiss.
Les fouilles n'ont concerné qu'une petite partie de l'abri, le reste ayant été détruit par des travaux de terrassement, d'ailleurs à l'origine de la découverte du site.

L'effritement des parois calcaires de l'abri a permis l'ensevelissement rapide des dépôts et leur conservation, conduisant à la formation d'un remplissage de plus de 6 mètres d'épaisseur, qui montra une succession de fréquentations discontinues depuis le Mésolithique (Ville millénaire) jusqu'à l'Âge du Bronze (1er millénaire).
C'est sur ce site que fut trouvée la "Dame de bonifacio" l'un des plus vieux squelettes humains jamais découverts sur l'île (après celle de Campu Stefanu-Sollacaro).
Le site d'Araguina-Sennola fut ainsi occupé à différentes périodes de la Préhistoire et de la Protohistoire (Mésolithique, Néolithique, Âge du Bronze) comme lieux d'habitats temporaires et de sépultures.

Araguina Sennola, les actions de la CTC

Classé au titre des monuments historiques, ce site archéologique demeure inaccessible aux publics en raison de sa fragilité.
Une étude géotechnique visant à donner un état sanitaire de l'abri sous roche a été engagée en 2013.
Les préconisations visant notamment à la consolidation de la voûte seront réalisées dès 2015.