Collectivité Territoriale de Corse

L’enseignement de la langue et de la culture corses

Mardi 5 Septembre 2017



L’enseignement de la langue et de la culture corses
L’article L.4424-5 du code général des collectivités territoriales dispose que « l’Assemblée adopte (...) un plan de développement de l’enseignement de la langue et de la culture corses, dont les modalités d’application font l’objet d’une convention conclue entre la Collectivité territoriale de Corse et l’Etat ».

« Cette convention prévoit les mesures d’accompagnement nécessaires, et notamment celles relatives à la formation initiale et à la formation continue des enseignants ».

C’est le Plan Lingua 2020 adopté le 16 avril 2015 qui a fixé les objectifs de généralisation du bilinguisme et des trois heures hebdomadaires pour les classes standards (non bilingues).

Les
 chiffres
 clés
 du 
bilinguisme 
premier 
degré


Le soutien de la CTC à la langue et à la culture corses a pour objectif à long terme de conduire tous les élèves à un bilinguisme équilibré français-corse, objectif qui doit lui-même être mis en perspective dans le cadre d’un projet sociétal.

Ce projet sociétal est inscrit au cœur du Plan stratégique d’aménagement et de développement linguistique pour la langue corse 2007-2013, qui a été renouvelé en avril 2015 avec l’adoption du Plan Lingua 2020. C’est ce plan qui a fixé les objectifs de généralisation du bilinguisme et des trois heures hebdomadaires pour les classes standards (non bilingues).

Une convention conclue entre la Collectivité territoriale de Corse et l’Etat prévoit les mesures d’accompagnement nécessaires, et notamment celles relatives à la formation initiale et à la formation continue des enseignants.

En 2017, dans le premier degré, 137 écoles (sur les 249) intègrent une filière bilingue, 414 classes (sur les 1 145) sont bilingues avec 773 enseignants corsophones (sur 1 149) dont 512 habilités.
Au total, ce sont 9 249 élèves insulaires qui sont inscrits en filière bilingue, soit 36,14 % des 25 591 élèves de primaire.
Dans le domaine scolaire, la CTC accompagne le développement du bilinguisme par divers dispositifs : les centres d’immersion, les ateliers de pratique artistique — qui favorisent une meilleure appropriation de la langue corse par les élèves en situation de communication —, les aides aux sites bilingues, ou encore l’édition pédagogique.

En direction du public adulte, la CTC consacre ses efforts vers la formation et la certification d’adultes à la langue corse, par des dispositifs comme le soutien aux associations dispensant des cours de corse et une méthode internet, l’offre en immersion, le certificatu di lingua corsa et les modules langue corse dans les formations professionnelles. Le marché de l’immersion connaît d’ailleurs une forte croissance et porte sur un effectif de 384 stagiaires pour l’année 2018 répartis en 6 points de l’île, soit 50 places supplémentaires par rapport à 2017.

En vue de récompenser l’excellence et la corsophonie, divers prix littéraires et bourses éducatives ont été mis en place par la CTC : Bourse Maestranza, Prix Andria Fazi, Prix du livre de la CTC et le Prix de la poésie.

La notion de "peuple corse" devant l'Assemblée de Corse

L’enseignement de la langue et de la culture corses
Le 13 octobre 1988  à une large majorité, l'Assemblée de Corse a défini sa conception du "peuple corse". Elle a affirmé son existence. Elle lui a donné un contenu : "Une communauté historique et culturelle vivante, regroupant les corses d'origine et les corses d'adoption." Elle lui a conféré un sens, la défense d'une identité culturelle ainsi que d'intérêts économiques et sociaux spécifiques. Elle en a tracé les limites, celles de la constitution de la République confirmées le 11 mars 1990, en refusant de demander la reconnaissance juridique du peuple corse.
Requête au Gouvernement qu'une loi-programme soit élaborée, dans les 6 mois, en vue d'un nouveau statut. L'absence d'accompagnement financier, le désengagement de l'Etat dans certains domaines, les difficultés de réalisation du Schéma d'aménagement rendent nécessaire une réforme clarifiant les responsabilités respectives des acteurs.

Le 23 mai 1990, Pierre Joxe, Ministre de l'Intérieur, présente les orientations du futur projet aux élus de l'Assemblée de Corse.

Le 9 mai 1991, une décision du Conseil Constitutionnel  récuse la notre de peuple corse comme étant contraire au principe d'indivisibilité de la République mais a confirmé la légitimité d'une organisation spécifique

L'Assemblée de Corse, expression légitime de la volonté des insulaires, a ainsi réaffirmé de manière particulièrement forte la spécificité et l'identité de la Corse...

Le 22 octobre 1998, les Conseillers ont adopté le texte de la question préalable. L'adoption de ce texte marque une volonté commune de faire vivre, dans la République Française, notre communauté historique et culturelle originale.