Collectivité Territoriale de Corse

Le Centre Méditerranéen de la Photographie propose les expositions Jellel Gasteli, « Rock the kasbah ! » 2011, Olivier Laban-Mattei, « Zenga, Zenga » 2011, Le printemps arabe 2011

Mardi 10 Janvier 2012

Centre culturel Una Volta - Arcades du Théâtre - rue César Campinchi - 20200 Bastia
Expositions du 10 janvier au 17 février 2012 du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 20 h
Entrée libre
Visites guidées pour les scolaires et renseignements : Valérie Rouyer +33 (0)4 95 31 56



© Olivier Laban-Mattei, «Zenga, zenga», 2011
© Olivier Laban-Mattei, «Zenga, zenga», 2011
Le printemps arabe a commencé en hiver... Le 17 décembre 2010, le jeune tunisien Mohamed Bouazizi s’immolait par le feu à Sidi Bouzid, Tunisie. Dès lors un vent de liberté soufflait en Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie... Le fameux “Dégage !“ était crié du Maghreb au Proche-Orient. La Méditerranée s’embrasait et nombreux sont les peuples qui tentaient d’in- venter un nouvel avenir démocratique ; la parole s’était enfin libérée ! A l’heure de la e-révolution et de la censure, de nombreux photographes étaient présents, parfois au péril de leur propre vie, aux côtés de tous ces peuples mé- diterranéens dont la lutte continue encore aujourd’hui... C’est la raison pour laquelle nous revenons sur ces événements du Printemps 2011 qui ont marqué ce que l’on appelle désormais à tort ou à raison “les révo- lutions arabes”. Cette exposition nous en propose un témoignage bouleversant.

Marcel Fortini

Jellel Gasteli, « Rock the kasbah ! » 2011

5 impressions couleur, 50 x 50 cm

Né en 1958 à Tunis, Tunisie. Après avoir vécu et travaillé entre Tunis et Paris, il vit actuellement en Tunisie. Il est représenté par la Michael Hoppen Gallery à Londres.

Jellel Gasteli est passionné par l’Afrique, le Maghreb, le pourtour de la Méditerranée ainsi que les régions désertiques.

Son œuvre est intimement liée à sa double appartenance culturelle franco-tunisienne. En quête d’impressions et d’images, il revient de ses voyages avec des images qui sont des points de vue singuliers des hommes rencontrés et des territoires traversés.

Son travail le plus connu est La série blanche. Minimalistes, épurées, sobres et retenues, cette série de tirages argentiques de grand format est construite à partir de la géométrie des ombres et de la lumière sur des architectures traditionnelles blanchies à la chaux qui à fait l’objet d’une exposition monographique à l’Institut du monde arabe en 2002.

Olivier Laban-Mattei, « Zenga, Zenga » 2011

10 tirages lambda noir et blanc, 40 x 50 cm et 9 impressions numériques 18 x 24 cm

Né en 1977, il vit actuellement entre Bruxelles et Paris.

Après des études de géographie et sociologie à Paris, il s’installe en Corse en 1999 où il devient pigiste permanent pour l’Agence France-Presse pendant 5 ans. En 2005, il intègre le Staff de l’AFP à Paris et couvre alors l’actualité nationale et internationale. Que ce soit sur les zones de conflits (comme en Irak, en Géorgie, à Gaza et plus récemment en Tunisie et en Libye) ou sur les lieux de catastrophes naturelles (Birmanie, Haïti, Java...), il tente de comprendre cette même notion de survie qui anime les victimes.

Le tremblement de terre de Janvier 2010 à Haïti marque pour lui, désormais, l’année zéro de son travail, une sorte de seconde naissance professionnelle. Désireux d’avoir plus de temps pour des sujets aux longs cours, il quitte l’AFP peu de temps après. Il devient ainsi reporter-photographe indépendant et collabore notamment pour Le Monde, le New York times, le Wall street Journal.

En 2010, le festival de photo-journalisme Visa pour l’Image consacre une rétrospective de son travail sur les victimes de guerres et de catastrophes naturelles. Son travail est également réguliè- rement exposé par le Centre Méditerranéen de la Photographie.

En 2011, le World Press Photo le récompense pour la troisième année consécutive (1er prix Story catégorie « General News»).

De plus en plus, Olivier Laban-Mattei s’oriente vers des projets beaucoup plus documentaires et entame en 2012 un long-métrage photo et vidéo sur les grandes mutations de la région arctique.

Projection collective, « Le Printemps arabe » 2011

Projection de 300 photographies de 72 photographes :

L’exposition-projection « Le Printemps arabe », produite par la Ville de Bayeux, avec le soutien de Nikon, a été conçue par Laurent Van der Stockt, commissaire d’exposition dans le cadre de la 18ème édition du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.


Pour en savoir plus, téléchargez le dossier de presse

dossierdepresse_una2012.pdf Dossier de presse.pdf  (337.75 Ko)