Collectivité Territoriale de Corse

Le Conseil exécutif de Corse demande une attention vigilante du Gouvernement sur certains dossiers corses

U Cunsigliu esecutivu chere à u Guvernu di curà certi cartulari corsi cù attenzione

Jeudi 10 Avril 2008



Le Conseil exécutif de Corse demande une attention vigilante du Gouvernement sur certains dossiers corses
Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, a été reçue par Ange Santini, Président du Conseil exécutif et Camille de Rocca Serra, Président de l'Assemblée de Corse. 

Elle a rencontré les membres du Conseil exécutif, puis les représentants des groupes politiques de l'Assemblée de Corse.


Au cours de la réunion qu'elle a eue avec le Conseil exécutif de Corse, Michèle Alliot-Marie a réaffirmé la volonté de l'Etat d'accompagner de manière soutenue le développement de la Corse tout en manifestant une autorité ferme et sereine. 

Elle a rappelé qu'elle était chargée de coordonner le traitement des dossiers de la Corse au sein du Gouvernement « des engagements ont été pris et ils devront être respectés » a-t-elle affirmé. Afin de vérifier que les décisions prises sont suivies d'effet, elle se rendra dans l'île régulièrement, une fois par semestre.

Le président du Conseil exécutif de Corse, Ange Santini, s'est félicité des propos de la Ministre : « il y a quelque temps déjà que je demandais qu'au sein du Gouvernement le dossier corse soit coordonné à un haut niveau, d'autant qu'il y a plusieurs dossiers qui nécessitent de la
part de l'Etat une attention très vigilante
».

Il a ainsi évoqué les dossiers concernant :

- le financement du Plan exceptionnel d'investissements (PEI) qui s'exécute régulièrement, avec en particulier des grands chantiers menés par la Collectivité Territoriale de Corse, mais où la mise en place des crédits d'Etat souffre de certains retards et de leur éclatement à travers plusieurs agences nationales

- le plan de développement des énergies renouvelables pour lequel la CTC attend du Gouvernement qu'il modifie les conditions de rachat de l'électricité d'origine éolienne afin de les rendre plus incitatives

- le gazoduc Algérie-Corse-Italie pour le suivi duquel doit être nommé par le Premier ministre un « Monsieur GALSI »

- le plan de développement de la langue corse dans la société, pour lequel un conventionnement a été sollicité de l'Etat.

Le Président du Conseil exécutif de Corse et le Président de l'Assemblée de Corse ont particulièrement insisté sur la nécessité pour l'Etat d'agir fortement en faveur de la Corse, de manière régulière et constante, et non pas en réaction à des événements comme cela a pu être le cas par le passé. Camille de Rocca Serra a insisté sur les conséquences négatives
que ne manque pas d'avoir l'abrogation de certaines mesures particulières à la Corse à l'occasion de l'adoption de nouveaux textes de portée nationale. « Le Gouvernement doit, a-t-il affirmé, veiller à empêcher ce « détricotage ».

Michèle Alliot-Marie a donné l'assurance qu'elle plaiderait la cause de la Corse avec la plus grande détermination : « je ne garantis pas le succès à chaque fois, mais je déploierai le maximum d'efforts ».