Collectivité Territoriale de Corse

Le FRAC propose, réparti sur le territoire, un programme de présentations d'œuvres et de rencontres avec des artistes à destination de tous les publics, résidents et visiteurs de la Corse

Dimanche 30 Septembre 2007



Le FRAC propose, réparti sur le territoire, un programme de présentations d'œuvres et de rencontres avec des artistes à destination de tous les publics, résidents et visiteurs de la Corse
Jusqu'en septembre 2007, le FRAC de Corse en partenariat avec le CCAS et le concours des Villes d'Ajaccio, de Bonifacio et la commune de Morsiglia propose, réparti sur le territoire, un programme de présentations d'œuvres et de rencontres avec des artistes à destination de tous les publics, résidents et visiteurs de la Corse.


Le FRAC constitue et gère une collection internationale d'Art Contemporain et organise la diffusion des œuvres de la collection à travers le territoire par des programmes d'expositions et de présentations d'œuvres et par une politique d'échanges avec l'extérieur, particulièrement l'espace méditerranéen.

Première institution de l'île inscrite sur un réseau professionnel national, le Fonds Régional d'Art Contemporain a été mis en place sous forme associative en 1986.

Consécutivement aux orientations de la politique culturelle de la Collectivité Territoriale de Corse depuis les premières lois de décentralisation, l'Assemblée de Corse a décidé en 1998 d'affirmer son action pour l'art contemporain en intégrant le FRAC à ses services. Celui-ci fonctionne depuis en régie.

Très tôt identifiée comme une des plus remarquables, la collection du FRAC Corse, constituée avec exigence et audace représente aujourd'hui un patrimoine de premier ordre pour la Corse et un outil de connaissance et de médiation.

La collection se structure et se développe à partir d'axes historiques : Art Conceptuel, Art Minimal et Arte Povera ; mouvements et tendances fondamentaux apparus dans les années 60. Elle comprend un ensemble très significatif des années 80 et fait une large place à la prospective.

Le FRAC met en œuvre son projet en cohérence avec une situation qui donne plus d'écho aux relations art-nature et plus généralement aux questions environnementales ainsi qu'à une approche critique des notions de territoires et d'identité.

Le FRAC soutient la jeune création avec une attention particulière aux artistes de Corse. Il élabore avec des artistes des propositions d'acquisitions sous forme de commandes pour des oeuvres qui sont conçues dans l'île et organise des résidences.


Télécharger le programme de présentation des œuvres

Claudio Parmiggiani

<i>Claudio Parmiggiani, Ferro Mercurio Oro (1999) © FRAC CORSE</i>
Claudio Parmiggiani, Ferro Mercurio Oro (1999) © FRAC CORSE
22.06.2007 - 10.07.2007 – 20.07.2007, Monte d’Oro : 3 visites de l’œuvre de Claudio Parmiggiani Ferro Mercurio Oro  (1999) – collection du FRAC Corse -  avec préparation des expéditions la veille (médiation FRAC) au Centre Marinca à Porticcio. Ces randonnées sont organisées par la CCAS avec des guides agréés.


Claudio PARMIGGIANI est un des artistes les plus importants que l’Italie ait donnés à la scène internationale à partir du milieu des années 60. Il est né en 1943 à Luzzana  il vit et travaille à Torrechiara et Bologne et intervient en différents lieux de la planète.
Associé un temps par la critique à l’Arte Povera* Claudio PARMIGGIANI, s’il a conservé longtemps des affinités avec certains artistes du mouvement, et notamment Mario MERTZ, ne peut être assimilé à un groupe.
Son œuvre échappe à toute définition fermée. Spiritualité, mélancolie, poésie, étrangeté, force du geste, et de l’évocation…Il donne la mesure du rôle
de  l’artiste qui porte la responsabilité de penser le monde et de révéler les correspondances entre l’homme, perdu, tout puissant éphémère, et la formidable  immensité de l’univers habitée par la pensée humaine qui la conçoit et lui confère sa densité métaphysique.
Claudio PARMIGGIANI est venu en Corse pour la première fois en 1997. Pour l’île, il a pensé et réalisé Ferro Mercurio Oro. L’œuvre a été mise en place sur le Monte d’Oro en juin 1999 avec l’aide du Parc Naturel Régional de la Corse et l’accord de la commune de Vivario.

« L’œuvre que j’ai réalisée se trouve là. Deux empreintes en or. Empreintes de mes mains, ouvertes et tournées vers le ciel, concaves, montées et fondues dans le fer et dans l’or, enchâssées dans le rocher et secrètes  dans la montagne.
Aucun sentier, aucune indication.
L’œuvre existe avant tout pour les yeux du lieu auquel elle appartient.
»

In Claudio Parmiggiani, Ferro Mercurio Oro.1999. Ed. Gabriele Mazzotta. FRAC Corse

*Arte Povera : A la fin des années 60 une nouvelle génération d’artistes italiens utilise les matériaux  naturels (terre, charbon, pierre, verre, textiles, végétaux) pour rétablir et proposer le contact direct entre l’œuvre et le spectateur ; substituer l’expérience sensible à l’émotion esthétique.

Stephen Dean & Anne Deleporte

<i>  Stephen Dean, Volta (2002) 9:00.   © Stephen Dean </i>
Stephen Dean, Volta (2002) 9:00. © Stephen Dean
Stephen Dean & Anne Deleporte seront présents du 16 au 22 juillet 2007 en résidence à Porticcio, Centre Marinca.

Deux séances de projections, ouvertes au public, seront organisées sur grand écran en extérieur les mercredi 18 juillet 2007 au Centre Jeune La Veta à Porticcio, à partir de 22h00 et jeudi 19 juillet 2007 au Centre Marinca à Porticcio, à partir de 22h00.


Stephen Dean est né en 1968 à Paris. Il vit et travaille entre New York et Paris.

Avec Volta – collection du FRAC Corse -, sa 2ème installation vidéo, Stephen Dean nous plonge dans l'univers de la foule et de ses rites. Il nous immerge dans le tourbillon de couleurs, l'exubérance sonore et la frénésie d’un match de Football, dans le stade brésilien de Maracana.
Cependant, " Volta " se concentre sur la périphérie de l'événement : les causes de la montée en puissance de l'hystérie collective et le déroulement des matchs ne sont visibles à aucun instant.
Contrairement au reportage traditionnel, "Volta" alterne plans très larges et très serrés, tantôt s'extrayant de cette effervescence tantôt faisant corps avec elle, brouillant ainsi notre perception qui vacille.
En filmant uniquement les manifestations de supporters, Stephen Dean poursuit ainsi une enquête entreprise depuis quelques années déjà sur les potentialités de la couleur. Ici, des milliers de spectateurs forment des masses multicolores et compactes. Par moments les mouvements de la foule en font oublier sa composition ; elle devient une matière picturale.


« Grand Prix a été tourné dans le Nord-Est des Etats-Unis durant un championnat de « demolition derby », courses sans destination dont le seul but est d'arrêter le mouvement. A l'inverse des courses automobiles où les spectateurs redoutent qu'une voiture ne vole en éclats, dans ces tournois le gagnant est le dernier qui bouge. Toutes les voitures sont peintes et customisées pour ce rituel qui est une forme de célébration de l'accident. "Grand Prix" suit une progression vers le chaos, penchant humain pour la destruction. Les tôles se déchirent, les pneus explosent, les moteurs prennent feu... À la fois menaçant et flamboyant, cet événement est filmé comme une sculpture en destruction ». Texte extrait du site de la Galerie Xippas


Anne Deleporte est née en 1960. Elle vit et travaille à Paris et à New-York.


Whistling, projection vidéo sonore.
Image apparue, découverte ou qu’elle fait découvrir, micro-situations visuelles: ce sont souvent des images incidentes qu’elle révèle, troublantes comme des évidences imperceptibles. Ici, le vent anime un reflet de soleil trouvé au coin d’un couloir.

Bullets, Avant l’actualité… vidéos

Ange Leccia

<i>Ange Leccia, La Mer  (1991) © FRAC CORSE</i>
Ange Leccia, La Mer (1991) © FRAC CORSE
Du 23 au 26 juillet 2007 (compris), en l’Eglise St Jacques à Bonifacio : présentation de l’œuvre vidéo d’Ange Leccia, La Mer présentation réalisée en partenariat avec la Ville de Bonifacio.

Figure marquante de l’art français, Ange Leccia, né en 1952 en Corse, s’est fait connaître durant les années 1980 par ses Arrangements, mises en scène d'objets disposés le plus souvent en face à face. Depuis les années 1990, il développe une œuvre spécifique et cohérente, en créant des dispositifs dont la dimension plastique et poétique tisse des liens singuliers entre la vidéo et la peinture.

La Mer est une vidéo réalisée en 1991 en Corse. Il s’agit d’une projection à la verticale du mouvement incessant de vagues déferlant sur la plage de Nonza. Lors de la prise de vue, l’artiste a basculé sa caméra afin de saisir une image vue de dessus. Le ressac ininterrompu s’appréhende comme une pulsation, une respiration. Les assauts verticaux et continus des vagues déterminent inspiration, expiration. Jouant sur les motifs sinueux, lumineux et graphiques du mouvement de l’eau, de l’écume et du sable et les valeurs d’une image noir et blanc, la caméra transforme les vagues en montagnes, la profondeur en planéité, le figuratif en abstraction.

Cette vidéo s’inscrit dans un travail plus contemplatif sur le paysage et les éléments, initié par l’artiste depuis quelques années déjà. Grand voyageur, Ange Leccia arpente le monde à la rencontre des gens et nourrit ainsi son art. Il dirige actuellement le Pavillon, laboratoire de création du Palais de Tokyo à Paris.

Richard Long

Août - septembre 2007, en l’Eglise du Couvent de Morsiglia (Cap Corse) : Richard Long, réactivation de Pipe Maker’s Wood Line opération réalisée en partenariat avec la commune.

Richard Long, né en 1945 à Bristol en Grande Bretagne, est un artiste majeur de la scène artistique internationale. Son œuvre est révélatrice de l’apparition de conceptions nouvelles qui ont révolutionné le champ de l’art contemporain depuis la fin des années 1960.

En 1967, il entreprend ses premiers voyages à travers le monde, dans des régions souvent désertiques, en Amérique, Japon, Inde ou Europe. Au cours de ses randonnées solitaires, à pieds, il dispose à ciel ouvert des éléments trouvés sur place : bâtons, pierres, bois flottés … en leur donnant des formes simples : spirales, cercles, lignes … Le déplacement de l’artiste dans l’espace, ainsi que les gestes effectués pour réaliser ces sculptures, constituent déjà en soi un acte sculptural.

Ces réalisations, le plus souvent inaccessibles au public appellent la photographie, cartes et autres récits de ces randonnées. Parallèlement, Richard Long recrée aussi dans des galeries et musées du monde entier ce même type d’œuvres, à partir d’éléments naturels prélevées lors de ces trajets : boue, ardoise, pierre … Ainsi, l’œuvre conservée dans la collection du FRAC, A Pipe-Maker’s Wood Line, est un grande ligne posée à même le sol et réalisé en 1997, à partir des résidus blocs de bruyère utilisés par un artisan corse lors de la fabrication de pipes.


Renseignements :
FRAC CORSE – La Citadelle 20250 Corte - tél. : 04.95.46.22.
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frac_corse__programme.pdf FRAC CORSE programme.pdf  (4.14 Mo)