Collectivité Territoriale de Corse

Le Musée de la Corse - Jean-Charles Colonna

Vendredi 7 Novembre 2014



La CTC assure pleinement une compétence générale inédite dans le domaine des musées

La loi du 22 janvier 2002 a transféré  la CTC, la quasi-totalité des compétences de création, de gestion et de développement des Musées de France, jusque-là exercées par l'Etat.

Aussi la CTC accompagne les structures muséales insulaires, tant dans leur phase de travaux de modernisation - comme ce fut le cas pour le "Palais Fesch - Musée des Beaux Arts" et le "Palais des Gouverneurs"  de la ville de Bastia, tous deux inaugurés en 2010, que durant la phase de création - comme aujourd'hui pour le musée de Lucciana, "Prince Rainier III", qui ouvrira ses portes dans les prochaines années. Simultanément à ces chantiers structurants, la CTC épaule les programmes d'activités scientifiques et culturelles des musées labellisés "Musées de France", notamment dans le cadre de conventions pluriannuelles mises en œuvre dès 2011.

Chef de file du réseau des Musées de Corse

Le Musée de la Corse - Jean-Charles Colonna
Parallèlement à ce soutien, la CTC a souhaité, fin 2011, promouvoir et fédérer l'activité des 11 structures muséales majeures de l'Ile et les 4 sites archéologiques à ciel ouvert, in initiant le réseau des Musées de Corse. 
Il permet la création de collaborations fructueuses, la mutualisation des moyens et une promotion commune. Ainsi, chaque année, les musées de Corse parlent d'une même voix à travers une campagne de communication destinée à faire connaître la richesse et la diversité de leurs collections ainsi qu'à promouvoir la destination culturelle de la Corse.
Remarquée au plan nationale, la campagne muséale régionale "On peut aussi venir en Corse pour ses musées" - "A Corsica ci piace ancu per i sò musei" a été recompensée par l'octroi du "prix de la campagne citoyenne" attribuée en 2011.

Toutes les infos sur le blog du réseau des musées de Corse

 

Le Musée de la Corse

Le Musée de la Corse - Jean-Charles Colonna
Le musée régional d'anthropologie de la Corse a été inauguré le 21 juin 1997. Il est né de la volonté de la Collectivité Territoriale de Corse de doter l'île d'un équipement culturel de haut niveau. Il est aussi le témoignage de l'attachement des insulaires à leur patrimoine.
 
Télécharger la délibération de l'Assemblée de Corse du 19 juillet 1989, portant création du Musée de la Corse
 
Située dans la citadelle de Corte, site historique et patrimonial, la Caserne Serrurier abrite les collections du musée. C'est à l'issue d'un concours international que l'architecte Andrea Bruno se voit confier, en 1991, la rénovation et la réorganisation de cet espace. Expert auprès de l'UNESCO, il fait du Musée de la Corse un véritable musée de site, inséré au cœur de la citadelle et en harmonie avec elle, un espace propice à la découverte d'une culture et de son territoire

Inauguré en 1997, le Musée de la Corse s'est constitué à partir de la collection ethnographique rassemblée par le Père Louis Doazan. Elle est composée d'environ 3 000 objets et ensembles d'objets provenant principalement de Castagniccia, de Balagne, du Niolu, des régions de Vico et d'Ajaccio

Cette collection d'ethnologie rurale et d'art populaire, dont les pièces les plus anciennes datent du XVIIIe siècle, est représentative des modes de vie, des pratiques religieuses, des croyances populaires de la Corse rurale et pastorale du milieu du XXe siècle.

La collection Doazan, accompagnée de 64 cahiers ethnographiques rédigés à partir de ses enquêtes de terrain, qui documentent les objets a été déposée au Musée de la Corse par le Musée National des Arts et Traditions Populaires.
Ces cahiers sont consultables à partir de bornes interactives présentées au sein de la galerie consacrée au Père Doazan.

Les collections

Les collections ethnographiques du Musée de la Corse sont composées de 5 372 objets ou ensembles d'objets dont environ 3 000 proviennent du dépôt du Père Louis Doazan.
Les collections graphiques du musée s'élèvent à 800 pièces (dessins, estampes, peintures, affiches et cartes géographiques) auxquelles s'ajoutent 2 000 livres (un fonds ancien et un fonds contemporain) ainsi que 6 000 cartes postales et photographies. 
Des fonds sonores complètent l'ensemble (1 500 heures d'enregistrement et 250 heures de reportages vidéos sur le musical).