Collectivité Territoriale de Corse

Le Plan de développement de la Corse

Jeudi 22 Octobre 2009



Le Plan de développement de la Corse constitue le socle de la politique de la CTC depuis 1993.
Ce document de planification de la politique régionale sera prochainement remplacé par le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse, conformément aux dispositions de la Loi du 22 janvier 2002.

Socle de la planification

Selon les dispositions de la loi du 13 mai 1991, « la Collectivité Territoriale de Corse élabore pour la période d'application du plan de la nation un Plan de développement qui détermine les objectifs à moyen terme du développement économique, social et culturel de l'île, ainsi que les moyens de les atteindre ».

Ce plan a été adopté par l'Assemblée de Corse le 29 septembre 1993.
Il fixait les objectifs pour une période de 15 à 20 ans. 
 
Il se structurait autour de quatre axes principaux :
  • La fonction structurante, 
  • La fonction productive, 
  • La fonction sociale, 
  • La fonction spatiale. 

Les deux grandes priorités étaient :
  • La modernisation du réseau routier national transféré à la CTC depuis la loi du 13 mai 1991,  
  • Les infrastructures de dépollution, notamment le traitement des déchets ménagers. 


Sur la base de ce Plan de développement ont été élaborés les principaux documents de programmation de la période 1994-1999.
Ainsi, le Contrat de Plan et le DOCUP traduisaient, de façon opérationnelle, les objectifs fixés par le Plan.

Afin de servir de socle aux programmes de la période 2000-2006, le Plan de développement a été actualisé par la délibération de l'Assemblée de Corse du 25 juin 1999.



Des principes réaffirmés et actualisés

Dans le cadre de cette actualisation, les deux grandes priorités (amélioration du réseau routier, équipements collectifs visant à améliorer la qualité et la distribution de l'eau et traitement des déchets) sont maintenues. 

La création d'emplois et d'activités a été érigée en préoccupation majeure de l'action publique. 

Dans cette perspective, les actions à privilégier sont :

  • La réalisation d'investissements structurants, permettant d'une part, de procurer de façon immédiate des débouchés aux entreprises locales et d'autre part, de créer des activités nouvelles utilisatrices de ces investissements ;

  • La création d'une dynamique d'ouverture en facilitant la circulation de l'information et le développement des échanges, afin de réunir les conditions favorables à l'apparition de projets innovants ;

  • Le renforcement du tissu économique, en aidant à l'assainissement des structures financières et à l'acquisition des compétences nouvelles pour asseoir les projets de développement sur des bases saines ;

  • La préservation des équilibres écologiques et du patrimoine naturel et culturel de la Corse, qui représentent un énorme potentiel de développement dans la mesure où ils constituent un fort facteur d'attractivité. Il est flagrant que le capital environnemental de la Corse est source d'emplois latents et que cette piste est à exploiter de manière particulièrement approfondie dans la période à venir.

Les orientations retenues dans ce cadre s'articulent autour de 10 « points forts » :


  • Privilégier les « territoires de projets » par la structuration de la Corse en « pays » cohérents autour de projets d'opérations et d'axes de développement significatifs.

  • Recentrer l'effort sur des projets significatifs en matière de développement économique : privilégier les projets qui jouent un rôle moteur pour l'économie de l'île et les actions collectives susceptibles de favoriser la rationalisation, l'organisation et la modernisation de différents secteurs d'activités (artisanat, pêche, aquaculture...…).

  • Structurer le secteur touristique en poursuivant trois objectifs essentiels : augmenter la fréquentation touristique en recherchant la qualité et le plein emploi de l'offre, étaler la saison touristique, favoriser les retombées locales en irriguant à partir des bassins de séjour toute l'économie du territoire et en particulier de l'intérieur.

  • Fiabiliser, maîtriser et rationaliser le service public des transports.

  • Organiser la profession agricole en filières afin d'aboutir à un système de production rentable axé sur des produits de haute qualité et à un regroupement de l'offre en vue de l'organisation rationnelle de la mise en marché.

  • Développer les énergies renouvelables et les actions de maîtrise de l'énergie, en diversifiant les sources de production d'électricité.

  • Valoriser les atouts exceptionnels de la Corse en matière environnementale, en protégeant et gérant les sites naturels, en assurant la qualité des milieux, en se préoccupant du patrimoine bâti de l'intérieur et en élaborant un programme ambitieux en faveur de la mer et du littoral.

  • Favoriser la création de réseaux de communication performants pour renforcer la cohésion de la Corse et faciliter son intégration au reste du monde.

  • Viser à l'élévation du niveau général d'éducation, développer les formations professionnalisantes et permettre à l'Université de s'ancrer pour mieux s'ouvrir.

  • Affirmer le rôle de lien social de la culture et du sport et à ce titre, pratiquer une politique déterminée en faveur des équipements culturels et sportifs qui font gravement défaut en Corse.

  • Ouvrir la Corse vers l'extérieur et favoriser la coopération interrégionale, notamment avec les régions méditerranéennes.

pdc_actualise.pdf PDC actualise.pdf  (1.42 Mo)