Collectivité Territoriale de Corse

Le Président de l'Exécutif félicite les lauréats du concours national de la Résistance et de la Déportation hier à la Préfecture

Samedi 28 Mai 2016



Aujourd’hui plus que jamais la transmission de la mémoire est essentielle et c’est la raison pour laquelle, ... le travail que vous avez accompli, avec vos enseignants, est quelque chose de précieux

Les présidents de l'Exécutif et de l'Assemblée de Corse se sont rendus hier à la Préfecture pour assister à la remise des prix du concours national de la Résistance et de la Déportation.

Ce concours, qui vise à  transmettre aux jeunes générations l'histoire et la mémoire de la Résistance et de la Déportation, est organisé à deux échelons : les meilleurs travaux sont sélectionnés et récompensés à l'échelle départementale au mois de mai, puis nationale en fin d'année.

Pour l'année scolaire 2015-2016, le thème retenu était "Résister par l'art et la littérature". 

Extrait de l'intervention de Gilles simeoni devant les lauréats

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Député Maire,
Monsieur le député,
Monsieur le Président de l’Assemblée de Corse,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des associations militaires et civiles,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis, 

Je voudrais en quelques mots vous dire l’honneur qui est le nôtre de pouvoir aujourd’hui représenter la Collectivité territoriale de Corse à cette cérémonie. 
Nous sommes ici pour rendre hommage à tous ceux qui ont collaboré à ce merveilleux travail collectif, mais vous ne m’en voudrez pas si avant de vous dire quelques mots, je m’adresse aux plus anciens qui sont ici. Car nous travaillons sur la mémoire, et la mémoire se transmet d’abord à travers celles et ceux qui ont vécus les évènements dont il s’agit de parler. 
Le temps passe inexorablement, il fait son œuvre, et il ne reste plus parmi nous que quelques-uns des femmes et des hommes qui ont connu les moments glorieux de la résistance et les moments terribles de la déportation de la seconde guerre mondiale.
Aujourd’hui plus que jamais la transmission de la mémoire est essentielle et c’est la raison pour laquelle, au-delà de la cérémonie et du protocole qui viennent magnifier ce moment, le travail que vous avez accompli, avec vos enseignants, est quelque chose de précieux. 
Je voudrais que vous ne perdiez pas de vue qu’autour de vous il y des femmes et des hommes qui ont payé de leur chair et de leur liberté pour qu’aujourd’hui, vous comme nous, puissions être des citoyens  et donc exercer librement notre esprit critique. 
Vous avez, là devant vous, des hommes qui se sont battus, vous avez ici, à nos côtés, une femme, Madame Vincensini, qui a été déportée et qui a connu dans sa chair et dans son âme les blessures infligées par la haine de l’autre et par la barbarie. 
Alors que ce moment soit pour vous un moment précieux. Vos parents qui sont là sont fiers - et ils ont raison d’être fiers - vos enseignants qui vous ont accompagné, sont fiers ; enfin et peut-être surtout, les anciens combattants sont fiers. Quelque part au travers de vos sourires rayonnants, au travers de la beauté de votre jeunesse éclatante, ils savent, encore mieux qu’hier qu’ils ne se sont pas battus pour rien. Votre devoir garçons et filles qui allez devenir demain des citoyens, c’est de construire un monde où il n’y ait plus de place pour la guerre. Ne l’oubliez pas.