Collectivité Territoriale de Corse

Le Président du Conseil exécutif reçoit le Président de l'AFII le 14 octobre 2010 à Ajaccio (actualisé)

Vendredi 15 Octobre 2010



Le Président du Conseil exécutif reçoit le Président de l'AFII le 14 octobre 2010 à Ajaccio (actualisé)
Promouvoir le territoire, internationaliser les entreprises insulaires qui le souhaitent, engager la Corse dans une politique structurée de prospection et d’attractivité économique… 

La nouvelle convention de partenariat qui lie l’Agence de développement économique de Corse (ADEC) et l’Agence française des investissements internationaux (AFII) inscrit ces deux acteurs économiques dans une véritable dynamique de développement du territoire corse. 

En Corse pour une visite de deux jours, David Appia, Président de l’AFII, Ambassadeur délégué aux Investissements Internationaux, a été reçu le jeudi 14 octobre 2010 par Paul Giacobbi, Président du Conseil exécutif de Corse, en présence de Jean Zuccarelli, Président de l’ADEC. 




Présentation de l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII)

L'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) (en anglais Invest in France Agency International) est un organisme français créé en 2001 par l'article 144 de la loi du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques[1]puis organisée la même année par un décret d'application.

Sa mission : assurer « la promotion, la prospection et l'accueil des investissements internationaux en France », en partenariat avec les collectivités territoriales.

L'AFII a le statut d'Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC), et est placée sous la tutelle du ministre chargé de l'Économie et des Finances et du ministre chargé de l'Aménagement du territoire. Elle est administrée par un conseil d'administration présidé par l'ambassadeur délégué aux investissements internationaux. 
Son siège se situe avenue Vélasquez dans le 8e arrondissement de Paris, dispose de services centraux et de 23 bureaux « Invest in France » à l’étranger, qui dépendent de la Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT). L'AFII est également représentée dans une trentaine d'autres pays par la direction générale du Trésor et de la Politique économique (DGTPE).

Conformément au décret n° 2001-1091 du 21 novembre 2001 relatif à son mode d'organisation et de fonctionnement, l'AFII est notamment chargée :
  • de la promotion du territoire national auprès des investisseurs et des relais d'opinion ;
  • de la prospection des investisseurs et des projets internationalement mobiles 
  • d'un rôle de coordination entre entreprises, collectivités territoriales, agences de développement, administrations de l'Etat et prestataires de services, pour faciliter l'accueil des investissements internationaux et assurer la cohérence des propositions des territoires ;
  • d'une mission de veille et d'étude sur les investissements internationaux et les facteurs de leur localisation.

L’Afii est dirigée par un Président. Le décret n° 2001-1091 du 21 novembre 2001 précité prévoit que le président de l'AFII est « l'ambassadeur délégué aux investissements internationaux », comme auparavant le délégué aux investissements internationaux. Le président de l'AFII fait donc partie des 13 « ambassadeurs thématiques » de la France. En conséquence, il est nommé par décret du président de la République, c'est-à-dire par décret pris en Conseil des ministres, conformément à l'article 13 de la Constitution, qui dispose que « (...) les ambassadeurs (...) sont nommés en Conseil des Ministres ».

L’actuel président de l’AFII est David APPIA. Agé de 52 ans, il a été nommé en décembre 2008 en Conseil des ministres, président de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII), Ambassadeur délégué aux investissements internationaux. Il succède à Philippe Favre qui rejoint le Groupe Alstom.


L'article 144 de la loi n° 2001-420 du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques (NRE) « Il est créé, sous le nom d'Agence française pour les investissements internationaux, un établissement public national à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du ministre chargé de l'économie et des finances et du ministre chargé de l'aménagement du territoire.
« L'agence a pour mission la promotion, la prospection et l'accueil des investissements internationaux en France. Elle assure cette mission en partenariat avec les collectivités territoriales. Elle associe à son action les acteurs économiques.
« L'agence est administrée par un conseil d'administration composé :
de représentants de l'Etat ;
de représentants des collectivités territoriales ;
de personnalités qualifiées ;
de représentants du personnel désignés dans les conditions prévues au chapitre II du titre II de la loi n° 83-675 du 26 juillet 1983 relative à la démocratisation du secteur public.
«  Pour accomplir ses missions, l'agence comprend notamment des services centraux et des bureaux à l'étranger. Ces bureaux sont des services de l'Etat. Les personnels de l'agence peuvent être des agents de droit public.
« Les ressources de l'agence sont constituées par des dotations de l'Etat, des redevances pour service rendu, le produit des ventes et des locations ainsi que par des emprunts, dons et legs et recettes diverses.
« Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application du présent article. »

Organisation et réseau de l'AFII

Le personnel de l'agence est constitué d'agents contractuels de droit privé, d'agents contractuels de droit public, d'agents contractuels de droit local, ainsi que de fonctionnaires civils et militaires détachés ou mis à disposition.

L'agence réunit des services centraux et un réseau de bureaux à l'étranger (Europe, Etats-Unis, Asie. A ces bureaux s'ajoutent des correspondants au sein de missions économiques : en Europe, au Canada et en Asie).

Par leur rôle de coordination régionale, les Agences Régionales de Développement (ARD) forment un réseau naturellement complémentaire de l’AFII (autour du comité d’orientation et de suivi des projets étrangers, notamment), structurant ensemble le dispositif national d’attractivité, et agissant de manière partenariale dans leurs missions communes de prospection et accueil des investisseurs étrangers, et de promotion des territoires (y compris dans le cadre des mutations économiques).

L’AFII en Corse : Autour de l’’attractivité du territoire…

L’AFII « vend » la destination France à l’étranger, laissant ensuite le soin à chaque région de défendre son territoire auprès des entreprises détectées. Pour cela, une stratégie offensive de marketing territorial doit être élaborée et chaque région dispose de la sienne. 

Depuis une quinzaine d’années, le marketing territorial est devenu un marché extrêmement encombré : tous les territoires de la planète s’y sont mis peu ou prou, entre autre par l’intermédiaire du réseau internet, mais pas seulement.

La mise en avant des ressorts traditionnels de la Corse (qualité de vie, environnement préservé, la montagne dans la mer…) ne suffit plus. Pour se vendre, les collectivités mettent généralement l’accent sur les infrastructures, les pôles technologiques, la qualité des équipements, éléments dont la Corse ne dispose que partiellement à l’heure actuelle.

Une étude-diagnostic, réalisée en 2005 par l’ADIT pour le compte de la CTC, a identifié les conditions préalables essentielles à réunir avant tout lancement d’une stratégie de promotion de la Corse (en tant que destination pour les investissements directs étrangers). Le frein majeur au développement exogène identifié étant la très mauvaise image de la Corse à l’extérieur du territoire (le traitement de la Corse par les médias étrangers est essentiellement consacré à la récurrence de la violence et aux attentats, en revanche, aucune couverture de « success stories » d’acteurs économiques régionaux comme par exemple le contrat obtenu par CCA pour l’étude, le développement et la fabrication d’une trentaine de pièces sensibles du très gros porteur Airbus 380…) , un travail important de communication sur la valorisation économique du territoire doit être engagé.

La Corse engage sa mutation dans une période où les aspects de développement durable deviennent essentiels : l’absence d’implantation industrielle devient un avantage comparatif certain et
permet de mettre en exergue l’excellence environnementale du territoire : bien que sensible et fragile, l’excellence environnementale est un gisement d’activités nouvelles. Sauf quelques exceptions, qui forment des « verrues » indésirables à traiter (gisement d’amiante à Canari, centrales électriques particulièrement polluantes), les différents facteurs « exploitables » sont :
  • Les ressources en eau (qui ouvrent au développement de l’hydroélectricité, des eaux de sources, des cures thermales….)
  • La biodiversité animale et végétale due à la diversité des milieux
  • Le littoral et le milieu marin, lié à Capnautic, le nautisme constitue un axe de prospection lié à l’excellence environnementale.
  • La qualité de l’air,
  • Les ressources potentielles en biomasse issue des fractions biodégradables des déchets ménagers, agricoles et agro alimentaires, boues de station d’épuration, résidus des activités d’élevage,
  • L’absence de cultures d’organismes génétiquement modifiés,
  • Le savoir faire en matières d’éco construction, et certaines ressources naturelles correspondantes (lièges, laine de mouton, fibre de bois)
  • La quasi absence d’industrie polluante
  • La Corse est actrice du Pôle de compétitivité CAPENERGIES, centré sur les énergies non génératrices de gaz à effet de serre, dont l’ambition est de devenir le pôle de référence mondial pour l’intégration et le couplage des énergies du futur sur les systèmes isolés ou insulaires, et sur les zones de fragilité des grands réseaux interconnectés. Le volet corse du pôle se fixe pour objectif de dynamiser et promouvoir la Corse comme un territoire d’excellence et un carrefour du développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables dans la perspective d’un développement durable. La Corse porte d’ailleurs, l’un des projets structurants majeur du pôle, la Plateforme de Vignola, qui est directement en phase avec les problématiques territoriales, ainsi que 9 autres projets de R&D porteurs pour l’avenir. Les EnR constituent un axe de prospection possible.

Les handicaps réels ou supposés du territoire peuvent être miraculeusement levés si le « décideur » est un « amoureux de la Corse » voire même un Corse d’origine. Cette tranche de population peut constituer un axe stratégique de prospection.

La validation de cibles stratégiques permettra d’élaborer des argumentaires de prospection et d’engager un travail avec l’AFII.

La convention de partenariat entre l’ADEC et l’AFII vise à impulser une collaboration active en vue d’engager la Corse sur une politique structurée de prospection et d’attractivité économique. Il s’agit donc de structurer un dispositif d’attractivité et d’assurer une action partenariale dans les missions communes de prospection et d’accueil des investisseurs étrangers et de promotion du territoire.

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convention_afii.pdf convention AFII.pdf  (5.27 Mo)