Collectivité Territoriale de Corse

Le centre culturel Anima vous informe de ses actualités des mois d'octobre et de novembre 2013

Avec le soutien de la Collectivité Territoriale de Corse

Mercredi 25 Septembre 2013



Programme


Octobre 2013

CinémAnima : Frances Ha (Noah Baumbach, Etats-Unis, 2012, 1H26)
Mardi 1er octobre, 21h Cinéma Excelsior à Abazzia
Frances, jeune New-Yorkaise, rêve de devenir chorégraphe. En attendant, elle s’amuse avec sa meilleure amie, danse un peu et s’égare beaucoup...

Conte Théâtral, L’ héritage Cie Le pas de l’oiseau
Samedi 5 octobre, 21h Salle Cardiccia  
Au Villard, depuis la mort du vieil agriculteur Joseph Barbayer, tout le monde est en effervescence, à commencer par le conseil municipal. Il y a de quoi : Joseph a légué tout son patrimoine à la commune, à la condition d'y instaurer le communisme.
C'est l'histoire d'un village, avec sa mairie, sa chorale, son café du commerce...
C'est l'histoire d'Émilie et de Martin, qui vont rompre leurs solitudes, réapprendre à rêver, à aimer...
C'est l'histoire joyeuse d'un mort qui donne de la vie, d'un conteur qui cherche un héritage, d'une table de conseil municipal qui n'en croit pas ses oreilles …

De et avec Laurent Eyraud-Chaume, accueilli en résidence d’écriture au centre culturel Anima.  
Durée 1h20
Tout public, à partir de 12 ans                
Spectacle crée avec le soutien du Fourmidiable, scène artistique des pays du Buëch, et du Théâtre de l'Arlequin à Morsang-sur-Orge.

Rencontres, Jacques Prévert, le cancre magnifique
Mardi 15 octobre, 20h30 École de musique Anima
Projection-débat, animée par Janine Marc-Pezet
Film de 50 min, couleur et noir et blanc (1995)
Documents d'archives et extraits d'émissions de provenances diverses.
Réalisateur : Gilles Nadeau
Entretiens et commentaires : Alain Poulanges
Recherchiste : Janine Marc-Pezet
Textes de Jacques Prévert dits par Catherine Sauvage
Musique originale de Romain Didier.
Le film dresse un portrait de Prévert, poète à l'irrésistible flegme, sans respect pour les académismes.
Né avec le siècle, il a vécu dans un monde qu' il a jugé sans complaisance. Libre, il s'est appliqué à dénoncer tout ce qui entravait la marche des Hommes, toutes les embûches au bonheur, tous les obstacles à l'amour…


Théâtre, L’ Enseigneur (J.-P. Dopagne) Cie Spirale
Vendredi 18 octobre, 21h Salle Cardiccia
Une ancienne professeure de littérature investit la scène du théâtre et partage, avec un cynisme délicieux, le calvaire de ses années passées à exercer dans l’éducation nationale. L’indifférence de ses collègues, la défiance du directeur du lycée et la sauvagerie des élèves ont peu à peu détruit ses rêves de devenir « le maître à penser d’adolescents avides d’apprendre ».
Elle nous fait entrer dans son quotidien morose et absurde. Elle nous dit sa honte d’avoir raté sa vie. Elle nous amène avec elle dans sa vertigineuse descente aux enfers… jusqu’au jour où elle a décidé d’en finir.
« Il y a de quoi se flinguer… Ah ! Si on mettait des armes dans les mains des enseignants »

Un coup de pouce à cette jeune et prometteuse compagnie insulaire découverte au festival « E Teatrale » de Bastia
Mise en scène : Alexandre Oppecini
Avec Rébecca Grammatyka

Musique, Antone et les Ogres
Samedi 26 octobre, 21h Salle Cardiccia                         
En partenariat avec Le RéZo
Antone et les Ogres jouent un rock brillant et aérien, métissé et fusionnel, parfois dur, souvent doux … 
Antone est un jeune guitariste chanteur dont la voix, l’énergie et l’écriture musicale laissent une empreinte unique. Collaborateur proche de la scène Corse traditionnelle, il produit un rock seventies, en anglais et en corse, aux accents inédits, variés, et qui laisse transparaître une synthèse d’influences larges. 

« Une belle découverte qui bouleverse le cours de la chanson corse. » « … une émotion à fleur de peau. »
Corse Hebdo 11/01/13
« on croit que c’est du ska, du rock’n’roll, puis non, c’est un très bon mélange des deux » Corse Matin 23/05/12
Antone: Guitare/Chant, Nelson Gotteland : Batterie/Chant, Nicolas Debelle : Basse, Jean-Marc Mancini : Claviers/Chant, Gilber Usaï : Sax Alto

Théâtre / Musique, Mon Képi Blanc (Sonia Chiambretto)
Jeudi 31 octobre, 20h30 Salle Cardiccia
"Mon Képi blanc" est le troisième volet de la trilogie de Sonia Chiambretto.
Il est question de l'univers des légionnaires, un parcours dans la langue du soldat. Une nouvelle fois l'auteur parvient à nous restituer et à nous guider dans l'étrangère étrangeté d'une langue qui en dit plus que ce qu'elle veut bien laisser à entendre.
Le saisissement et le ravissement sont au bout de ce voyage drôle et émouvant tout à la fois.
Les voix des 7 actrices chanteront en chœur ou en solo ces langues de l’exil et de la guerre ; en espagnol, portugais, berbère, arabe et anglais. Leurs instruments, violons, alto et piano, mandoline, larmes d'accordéon, éclats de trompette et la guitare électrique de Paul Félix Raffini pour un répertoire parcourant les territoires des Amériques, du Maghreb et de l'Europe.
Interprété par les 7 adolescentes et femmes de l’Atelier Théâtre/Mouvement/Musique de la compagnie Théâtre Alibi, et à la guitare électrique Paul-Félix Raffini
Mise en scène : Catherine Graziani
Direction Musicale : Bénédicte Flatet

Novembre 2013

CinémAnima : La Traversée, en présence de la réalisatrice Elisabeth Leuvrey
Mardi 5 novembre, 20h30 Cinéma Excelsior à Abazzia
France, 2012. 1h12
Chaque été, ils sont nombreux à transiter par la mer entre la France et l’Algérie, entre Marseille et Alger.
Des voitures chargées jusqu’au capot… des paquetages de toutes sortes…des hommes chargés de sacs et d’histoires.
En mer, nous ne sommes plus en France et pas encore en Algérie, et vice-versa.
Dans l’entre-deux - l’entre deux rives, l’entre deux pays, l’entre deux appartenances - s’exprime alors une parole qui jaillit souvent par nécessité.
Depuis le huis clos singulier du bateau, dans le va-et-vient et la parenthèse du voyage, la traversée replace au cœur du passage ces femmes et ces hommes bringuebalés.

Elisabeth Leuvrey est issue de 5 générations d’Européens de la Méditerranée dont les anciens, de leurs rivages siciliens, espagnols et français, s’embarquèrent un jour pour une traversée qui s’acheva dans la baie d’Alger.
Bien des années plus tard, leurs descendants refranchissaient la mer pour un exil en France.
Née en 1968 à Alger, c’est en 1974, douze ans après l’indépendance algérienne, que sa famille arrive en France.
 
CinémAnima : Soirée des festivals
Lundi 11 novembre, 18h Cinéma Excelsior à Abazzia

18h00 : Le passé.
Prix d’interprétation féminine Cannes 2013 (Asghar Farhadi, France, 2013, 2H10)
Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.

20h15 : Buffet

21h00 : La vie d’Adèle – chapitres 1&2
Palme d’or Cannes 2013 (Abdellatif Kechiche, France, 2013, 2H55)
À 15 ans, Adèle ne se pose pas de questions : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve...

Rencontre, Hourra l’oral ! (Lecture rencontre de Michel Arbatz)
Mercredi 20 novembre, 18h30 Ecole de musique Anima
Autour de la reparution du « Moulin du parolier » (JP Huguet, éd) et de l’essai « Hourrah, l’oral ! » de Michel Arbatz (Le Temps qu’il fait)
Homère connaissait, dit-on, les cinq mille vers de l’Iliade et de l’Odyssée par cœur et les livrait de vive voix à ses auditeurs. 
Quel poète aujourd’hui livre ses textes de cette manière ? Combien de poètes parlent-ils leurs textes ? La poésie confinée dans le papier est-elle vraiment la poésie ? D’où vient le schisme, la cassure qui a rélégué la poésie dans les études universitaires, soit la messe scolaire, ou dans un lectorat minuscule ? La poésie n’est-elle pas malgré tout une parole nécessaire, même à petite dose, une nourriture vitale dans une époque mangée par la vitesse et la surinformation ?
A l’inverse, la chanson, qui maintient une tradition d’oralité (les seuls textes que la jeunesse connaisse encore par cœur, ce sont les paroles des chansons) recèle, dans le meilleur de sa production, des qualités qui sont propres à la tradition poétique (concision, musicalité du texte, rythme, images). 
Autour de  ces questions, Michel Arbatz, auteur de poèmes et de chansons, mais aussi passeur oral de poètes présente son dernier livre, « Hourrah l’oral », plaidoyer pour l’oralité de la poésie. 

Chanson, Michel Arbatz (Concert - Apéro)
Vendredi 22 novembre, 18h30 Salle Cardiccia      
Concert solo Michel Arbatz : « Ce que j’ai dans les poches »
Trois mots pour le définir : fureur, amour et fantaisie. Seul en scène, cette fois, Michel Arbatz vient livrer ses chansons de jongleur, et retrouve aussi dans ses fonds de poche les textes de poètes qu’il affectionne: Desnos, Villon, Prévert, Brassens et autres pêcheurs de merveilleux.

" J'ai découvert Michel Arbatz à Barjac, il y a quelques années. Il chantait et disait Robert Desnos. Magnifique. Je viens de voir la première de son nouveau spectacle sur François Villon. Encore plus beau : je lui ai demandé d'y participer, même modestement. Merci, Michel, pour ce chemin qui nous relie. Bien à toi, Jean-Louis Trintignant  "

CinémAnima : Grand Central (Rebecca Zlotowski, France, 2012, 1H34)
Mardi 26 novembre, 21h Cinéma L’Excelsior à Abazzia
De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace.

Théâtre, Italie-Brésil 3 à 2 (Davide Enia) Cie Tandaim
Samedi 30 novembre, 20h30 Salle Cardiccia                           
C’est le récit minute par minute du match de football du 5 juillet 1982, match de sélection des poules qui a fait de l’Italie la championne du monde : CHAMPIONNE DU MONDE !!
Ce n’est pas juste l’affrontement fébrile et incertain de deux légendes nationales du foot, du premier but de Paolo Rossi à l’ultime arrêt de Zoff : le vrai protagoniste, c’est le groupe de parents et d’amis suspendus au nouveau poste de télévision couleur acheté pour l’occasion, vivant 90 minutes de suspens entre rites, superstitions, exaltations, dépressions, imprécations et dévotion.

Faire sentir cette canicule, ces 90 tasses de café bues pendant le match, les 180 Nazionali sans filtres fumées, les 3282 caresses della Mamma, les 272 « Oh ! Con » del Padre.(A. Tobelaim)
La mise en scène d'Alexandra Tobelaim retrouve très simplement les joies du spectacle populaire. (Agnès Fréschel, Journal Zibeline, février 2012)
Mise en scène Alexandra Tobelaim
Avec S. Bouloudnine (comédien) et J.-M. Montera (musicien)