Collectivité Territoriale de Corse



Le patrimoine

Lundi 30 Janvier 2012

La Collectivité Territoriale de Corse est chargée de l'inventaire général du patrimoine de la Corse qui recense, étudie et fait connaître les éléments du patrimoine d'intérêt culturel, historique ou scientifique.

Elle conduit les études et définit les actions qu'elle entend mener en matière de patrimoine protégé, de travaux de conservation et de valorisation des monuments historiques, à l'exception de ceux qui demeurent propriété de l'Etat.




Le patrimoine
Elle peut, en outre, proposer des mesures de protection des monuments historiques.
En matière d'archéologie, elle assure la conservation et la mise en valeur des sites archéologiques et fournit les éléments nécessaires à l'établissement de la carte archéologique nationale. Elle est consultée sur le programme des fouilles menées sur son territoire.

Des compétences spécifiques à la Corse

En Corse, les lois de 1991 et de 2002 donnent à la Collectivité Territoriale de Corse la compétence de programmer les travaux sur les monuments ou sur les objets protégés au titre des Monuments historiques, qu'ils soient classés ou inscrits. C'est un cas unique en France et l'une de nos priorités (dans les autres régions cette programmation est l'œuvre de l'Etat).
La Corse compte 273 monuments protégés : 125 classés et 148 inscrits et environ 2000 objets protégés.

Des sites et des monuments en gestion directe

C'est le décret 2003-1111 du 18 novembre 2003 qui précise la liste des immeubles classés Monuments historiques appartenant à l'Etat et transférés à la CTC.

Il s'agit des sites archéologiques
  • de l'Araguina-Sennola à Bonifacio (Corse-du-Sud) 
  • d'Aleria : site archéologique de la ville antique d'Aleria (Haute-Corse) 
  • de Cucuruzzu à Levie (Corse-du-Sud) 
  • de la Cathédrale d'Ajaccio 
  • de la Citadelle de Bonifacio 
  • et de neuf tours littorales 
la tour d'Erbalunga à Brando (Haute-Corse)
la tour de Torra à Nonza (Haute-Corse)
la tour d'Albo à Ogliastro (Haute-Corse)
la tour de Negro à Olmeta di Capocorsa (Haute-Corse)
la tour de Santa Maria della Chiapella à Rogliano (Haute-Corse)
la tour de Miomo à Santa Maria di Lota (Haute-Corse)
les tours de Capo Nero et de Capo di Muro à Coti Chiavari (Corse-du-Sud)
la tour de Fautea à Zonza (Corse-du-Sud)
 
 
 
 
 

Pour gérer ce patrimoine, la CTC doit :

Tour d'Albo
Tour d'Albo
  • programmer des études préalables aux travaux de conservation sur les sites, les monuments ou les objets mobiliers, 
  • programmer et réaliser ces travaux, 
  • soutenir des programmes de fouilles archéologiques ambitieux, transdisciplinaires et internationaux sur les principaux sites, 
  • assurer l'entretien et améliorer les conditions d'accueil et de visite du public sur les sites et monuments.
Le document d'orientation relatif au patrimoine a été adopté à l'unanimité par l'Assemblée de Corse lors de la session du 30 juin 2005.

Un transfert générateur de larges responsabilités

De par les transferts dévolus pour l'essentiel par la loi de janvier 2002, la Collectivité Territoriale de Corse est compétente - elle est la seule région dans ce cas - en matière de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel.
 
 
 
 
 

Eglise de Pieve
Eglise de Pieve
Afin de préserver et mettre en valeur ce patrimoine qui est pour l'île un véritable capital et une richesse inestimable, le Conseil exécutif a proposé à l'Assemblée des orientations ambitieuses qui fassent de la politique du patrimoine une priorité.

 
 
 
 
 

deliberation_2005patrimoine.pdf DELIBERATION 2005patrimoine.pdf  (96.11 Ko)
deliberation_2005227_ac.pdf Délibération 2005 AC.pdf  (720.29 Ko)
panneau.pdf Panneau.pdf  (0 o)


La politique de la CTC en matière patrimoine pour l’exercice 2012 est construite autour de 3 fonctions


Le soutien aux structures muséales, à la recherche et à sa diffusion

En Corse, les Musées de France constituent un maillage cohérent du territoire. A ceux déjà existants, on peut ajouter le projet de création du musée de Lucciana qui couvrira la période allant de l’époque paléochrétienne au haut Moyen Âge.

Dans ce cadre, sont notamment prévues pour 2012 :
• les programmes d’activité des Musées de France sur la base conventionnelle triennale 2011-2013, du Palais Fesch - Musée des beaux-arts de la ville d‘Ajaccio et des Musées de Sartène et Lévie
• les programmes d’activité (restauration, études et médiation culturelle annuels) des Musées de France, dont le musée de Bastia
• Les opérations liées à l’aménagement et à la construction du musée du site antique et médiéval de Lucciana,
• Les opérations d’extension du musée d’Aleria par les travaux de réhabilitations des Maisons dites « Rossi » et « Caminati » qui permettront de libérer au sein du fort Matra des salles qui seront dédiées à la présentation des riches collections du musée
• L’enrichissement des collections des Musées de France par le FRAM
• Les actions communes de communication et d’études menées dans le cadre du réseau des Musées Labélisés « Musée de France »
• L’accompagnement et le soutien aux musées non labélisés, lieux de mémoire et centres d’interprétation
• La poursuite de l’inventaire du Patrimoine et de l’enrichissement des fonds documentaires.

Le soutien à la conservation du patrimoine et son accessibilité.

Pour l’année 2012, un certains nombres de programmes ont été pris en compte, notamment la reconversion de la Caserne Montlaur à Bonifacio, de la caserne Padoue à Corte et du couvent Saint François de Bastia. Sa restauration et sa reconversion lui permettront d’accueillir une partie des classes d’enseignement dispensées par le Conservatoire de musique et de danse de Corse - Henri Tomasi ainsi que des salles d’exposition du FRAC.

Dans la continuité de cette réflexion sur la reconversion de notre patrimoine, pour l’année 2012 sont pris en compte les travaux du Fort Charlet qui accueillera à terme le Centre de Conservation Préventive Objets Mobiliers.

La loi sur l’accessibilité des équipements publics aux personnes à mobilité réduite ne s’applique pas aux édifices protégés au titre des Monuments Historiques. C’est ainsi que par le biais des programmes européens 2 sites appartenant à la collectivité, le site antique d’Aleria et la Citadelle de Corte sont en cours d’étude et en cours de réalisation pour les rendre accessibles à tous les publics.

Dans ce cadre, sont notamment prévues pour 2012 :
• les programmes de restauration et conservation du patrimoine protégé au titre des Monuments Historiques appartenant à la CTC ou à des tiers
• les programmes de restauration et conservation du patrimoine non protégé appartenant à des tiers, mais présentant un intérêt artistique ou historique indéniable pour le patrimoine insulaire
• Les programmes d’études et de travaux de reconversion et de réhabilitation du Patrimoine immobilier
• Les travaux de réhabilitation du Centre de Conservation Préventive Objets Mobiliers
• Les programmes de fouilles programmées et des fouilles préventives
• Les programmes de conservation, d’aménagement et de mise en sécurité des sites archéologiques
• Les travaux d’études, de documentations et de mise en valeur des sites archéologiques appartenant à la CTC.

La médiation et la valorisation du patrimoine des territoires.

Le développement de l'action de médiation et de mise en valeur du patrimoine au sein de la CTC poursuit donc 2 objectifs :
  1. d’une part, elles doivent permettre à la population insulaire de se réapproprier son patrimoine
  2. d’autre part, elles doivent permettre d'intégrer le patrimoine aux processus de développement des territoires.

Ainsi, la CTC soutient une trentaine d’associations et de communes dans le cadre de leurs programmes d’activités et de leurs opérations d’animation (expositions, spectacles, conférences...).

C’est aussi dans le cadre des projets de conservation et de restauration réalisés par la collectivité sur les sites archéologiques dont elle est propriétaire : Aléria, Cauria et Cucuruzzu que s’inscrit le travail de médiation et de mise en valeur d’actions de préfiguration du Centre de Conservation Préventive Objets Mobiliers auprès des communes.

Dans ce cadre, sont notamment prévues pour 2012 :
• Développer la mission d’accompagnement dans la politique d’aide aux tiers
• Mise en valeur et médiation autour des sites et opérations menées par la CTC
• Mise en place de nouveaux outils de diffusion à destination des publics.

Le musée de la Corse

Ainsi, le musée de la Corse qui accueillait cette année l’exposition intitulée « Corsica Maritima, des hommes entre terre et mer » a reçu près de 66 000 visiteurs dans les 10 premiers mois de l’année 2011.

Pour l’année 2012, l’exposition temporaire sera consacrée aux Corses et le Sport au 19ème et 20ème siècle.

Après 15 années d’existence, le musée doit d’engager une nouvelle phase de réflexion pour conforter son rôle d’outil de développement économique, d’étude et de valorisation de la culture corse et ainsi renforcer sa place dans l’environnement méditerranéen, où il est déjà très largement reconnu, et plus largement international.

Pour d’accroître la fréquentation du site, prolonger le temps de visite, diversifier l’offre, faire connaître le site plus largement et créer une synergie avec l’environnement urbain : différents axes sont ouverts :

• Élaboration du nouveau programme muséographique 
• Section du « musée en train de se faire » : ce projet scientifique se compose de 25 chercheurs, universitaires, ethnologues... répartis en 5 comités scientifiques. Ces derniers vont entreprendre une réflexion pour aboutir à la création de nouvelles salles sur des thèmes ayant trait à la Corse contemporaine
• La galerie du « Père Doazan » présentera une nouvelle approche muséographique du travail réalisé par le Père Doazan
• Création d’un musée des enfants
• Poursuivre la politique d’acquisition d’œuvres.

Dans ce cadre, sont notamment prévues pour 2012 :

• Réalisation de l’exposition et publications
• La numérisation des fonds sonores, des collections graphiques (photos, cartes, affiches...)
• La finalisation du nouveau programme muséographique en collaboration avec le conseil scientifique dont la première étape sera la publication du propos de l'exposition permanente,
• Politique d’enrichissement des collections.