Collectivité Territoriale de Corse

Le projet « Pace, ritornu è libertà » présenté hier par Gilles Simeoni, Président du Conseil Exécutif de Corse et Jean-Guy Talamoni, Président de l’Assemblée de Corse

Cunferenza di stampa – mercuri u 29 di marzu, salla 2, Aiacciu

Jeudi 30 Mars 2017



Gilles Simeoni, Président du Conseil Exécutif de Corse, et Jean-Guy Talamoni, Président de l’Assemblée de Corse, ont présenté le rapport commun « Pace, ritornu è libertà », lors d’une conférence de presse qui s'est tenu mercredi 29 mars, à 16h.

A leurs côtés, étaient présents trois Conseillers exécutifs, Josepha Giacometti, Jean-Félix Acquaviva et Jean-Christophe Angelini, mais aussi des élus territoriaux issus de la majorité.

Ce rapport sera présenté à l’Assemblée de Corse lors de la session des 30 et 31 mars.


Le projet « Pace, ritornu è libertà » vise à proposer à l’ensemble des institutions de l’île, ainsi qu’aux acteurs économiques, d’adhérer, sur la base du volontariat, à une charte labellisée de retour à l’emploi et à la vie active pour les prisonniers politiques. Cette démarche s’inscrit dans la situation politique nouvelle en Corse, créée par la fin de l’action clandestine armée et par l’accès des nationalistes aux responsabilités. Elle représente un soutien à la logique de paix aujourd’hui à l’œuvre. 

Le projet « Pace, ritornu è libertà » se veut être un acte de solidarité, visant l’ensemble du corps social, avec pour but la libération, le retour en Corse et la réinsertion réussie pour les prisonniers politiques corses. « Il est de notre devoir d’élus, de nationalistes mais aussi de citoyens de dire qu’il faut avancer plus et mieux sur le sujet des prisonniers politiques. Il est aussi de notre devoir de les accompagner sur le chemin de la réinsertion sociale et professionnelle. Leur engagement, leur histoire personnelle, font partie de notre histoire collective », a expliqué le Président du Conseil Exécutif de Corse, Gilles Simeoni.

Le Président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni a précisé que de telles démarches étaient habituelles dans tous les pays qui ont connu un conflit et qui doivent gérer une situation transitoire. « Ce n’est pas un simple dossier ; c’est une partie de ce que nous sommes. Aujourd’hui nous entamons l’écriture d’un nouveau chapitre de l’histoire de la Corse, en commençant par ceux qui ont payé le prix fort », a-t-il expliqué. 

Notons que le projet « Pace, ritornu è libertà » a reçu un avis favorable du Conseil économique social et culturel. 

A l’occasion de cette conférence de presse, la majorité territoriale a rappelé que, concernant les prisonniers politiques, l’amnistie (votée par l’Assemblée de Corse, à l’unanimité par le Conseil départemental de Haute-Corse et par plus de la moitié des communes de l’île) demeure la revendication fondamentale.