Collectivité Territoriale de Corse

Les labels de qualité (AOC, AOP, IGP...)

Vendredi 9 Mars 2012



La Corse au Salon International de l'Agriculture


La qualité des produits et leur certification contribuent à les différencier de productions standard donnant ainsi les meilleures chances à leur valorisation et donc à l'amélioration du revenu des producteurs. 

La qualité et la certification s'avèrent être un outil efficace de protection des savoir-faire et donc de pérennité des produits et des activités de production qui les accompagnent et qui sont localisées dans les zones rurales souvent dans des milieux difficiles. 
Enfin, la gamme des produits insulaires est un élément fort pour la construction de l'image de l'île. 
C'est pourquoi une attention particulière est portée à l'ensemble des projets présentés par les producteurs. 

La Collectivité Territoriale de Corse accompagne les projets 
Pour autant, les démarches de certification et de développement de la qualité sont des processus longs, complexes et fortement mobilisateurs de ressources humaines et techniques. 

Aussi la Collectivité Territoriale de Corse accompagne ces projets à trois stades successifs : 
  1. En amont en mettant en œuvre avec ses partenaires les actions de recherche-développement utiles à la caractérisation des produits, à la définition de leur qualité et ainsi à leur différenciation avec des productions standardisées ou d'éventuelles contrefaçons. 
  2. Au niveau même de l'obtention des signes officiels de qualité en soutenant les organisations professionnelles, syndicats de filières ou associations de producteurs qui définissent les cahiers des charges des produits, suivent le dossier de reconnaissance par les autorités nationales et communautaires et enfin mettent en place sur le terrain les différents signes de qualité. 
  3. Enfin en aval, en développant des actions visant à la promotion des produits et à la structuration de l'offre commerciale. 


Les vins de Corse ont bénéficié les 1ers d'une AOC en 1975

Les labels de qualité (AOC, AOP, IGP...)
La viticulture a entrepris dès 1975 une démarche de qualité globale avec l'obtention cette année là du 1er AOC vin de Corse. Cette démarche conduira à 9 aires d'appellation (Ajaccio-Corse, Corse-Coteaux du Cap Corse, Corse-Calvi, Corse- Figari, muscat du Cap Corse, Corse-Porto Vecchio, Patrimonio, Corse-Sartène) pour les vins de Corse avec en outre des mentions spécifiques.
Mais au delà des reconnaissances officielles la filière a su mettre en avant la typicité issue des cépages et des terroirs locaux. Seul un effort important de recherche et développement pour retrouver les cépages traditionnels (sciacarello, nielluciu, vermentino…) un temps délaissés a permis d'atteindre ce résultat. En parallèle un effort important a été réalisé sur la modernisation des outils de production, la recherche de procédés nouveaux et permettant d'exprimer pleinement le potentiel des vins de Corse et enfin la restructuration des vignobles. Des actions de structuration de la filière et de promotion des produits ont complété ce dispositif pour parvenir au résultat actuel qui voit les vins de Corse occuper une place réelle dans le concert national des vins. Economiquement il s'agit de la 1ère spéculation agricole de l'île avec 6 700 ha de vignoble et environ 150 M€ de chiffre d'affaires et une production d’environ 350 000 hectolitres par an.

plan_relance_viticulture_1.pdf Plan de relance viticulture.pdf  (506.49 Ko)


Le brocciu, produit emblématique de l'île, bénéficie d'une AOC depuis 1998

Le brocciu a pour sa part obtenu sa reconnaissance en appellation d'origine contrôlée en 1998 après une longue période en appellation simple. Pour ce produit emblématique de l'île, l'appellation est avant tout une protection contre des produits contrefaits à base de matières premières de toute sorte et également une défense contre l'importation d'imitation.

Le brocciu est obtenu à partir du lactosérum (petit lait) de chèvre ou de brebis, transformé en une délicate mousse gourmande déposée dans des faisselles. 

En France, il est le seul fromage AOC issu du lactosérum. 
Environ 500 tonnes sont produites chaque année dans l’île. 

Les autres fromages corses, transformés à partir de lait de brebis et de chèvre, sont forts en goût et caractéristiques d’une île au relief escarpé. 

Le miel de Corse bénéficie d'une AOC depuis 1998

Les labels de qualité (AOC, AOP, IGP...)
L’AOC miel de Corse - Mele di Corsica est la première AOC de terroir de France sur les miels. 

Cette reconnaissance repose sur la spécificité de la flore corse, qui compte un grand nombre d’espèces endémiques, et sur l’ écotype de l’abeille corse, qui s’est adaptée aux conditions climatiques et géographiques de l’île et peut butiner et récolter toute l’année la variété des nectars que lui offre le maquis. 

L’obtention de cette AOC/AOP Miel de Corse a participé à la révolution dans la valorisation des miels. Elle a introduit pour la première fois en France la notion de « miel de terroir », qui s’oppose à celle de miel monofloral, par la reconnaissance de l’appellation sur une gamme de 6 miels (Printemps, Maquis de Printemps, Maquis d’Eté, Miellats du Maquis, Châtaigneraie et Maquis d’Automne). 

Pour obtenir ces variétés, les apiculteurs déplacent leurs abeilles de la mer à la montagne au fil des saisons, en suivant les floraisons complexes et variées de Corse qui confèrent à la gamme son originalité et sa grande diversité d’arômes et de saveurs, du plus doux au plus amer, tantôt délicat tantôt persistant. Fort d’une tradition, de savoir-faire apicoles et d’une technicité grandissante, les apiculteurs ont réussi à faire connaître et reconnaître ce produit et l’ont inscrit dans une dynamique d’accroissement des ventes et de nombreuses installations. 

Pour + d’informations : site officiel du Syndicat AOC miel de Corse  

L'huile d'olive reconnue en 2004

L'huile d'olive n'a obtenu sa reconnaissance en AOC que très récemment puisque le décret date de la fin de l'année 2004. Le cheminement qui y a conduit a été riche d'enseignements sur le patrimoine oléicole insulaire millénaire avec notamment la mise en évidence de variétés typiques de l'île (ghjermana, sabina, zinzala) mise en évidence au travers d'analyses ADN. Ce travail sur la qualité a également été un moyen pour renforcer la notoriété du produit et relancer la politique de rénovation des vergers abandonnés dont on ne rappellera jamais assez l'intérêt en matière de production contre les incendies. 
Aujourd'hui les premières bouteilles d'huile en AOC sont agréées et déjà des marchés semblent s'ouvrir à l'extérieur de l'île. 

La farine de châtaigne corse bénéficie d'une AOC depuis 2006

Les labels de qualité (AOC, AOP, IGP...)
Les châtaigneraies de Corse (environ 30 000 hectares) sont principalement regroupées au sein d’une région au nom évocateur, la Castagniccia. 

La surface entretenue et récoltée concerne 1 300 hectares, pour une production de farine de châtaigne qui avoisine les 300 tonnes annuelles. 
On recense encore 32 moulins en activité. 

La Corse apparaît, ainsi, comme l’une des premières régions productrices de châtaignes de France côtoyant de près l’Ardèche. L’AOC farine de châtaigne corse symbolise le lien fort qui existe entre un savoir-faire traditionnel et le terroir qui le porte. 

Label rouge et indication géographique protégée pour la clémentine depuis 2007

Avec ses 1 200 hectares, la Corse est la seule et unique région de production de clémentines en France. 

Les caractéristiques, propres à la clémentine insulaire, ont été reconnues en 2007 par l’Union européenne à travers l’Indication géographique protégée « clémentine de Corse ». 

Une démarche Label Rouge est en cours d’instruction auprès de l’INAO, qui viendra encore renforcer l’image qualitative du produit. 

Le pomelo suit la voie ouverte par la clémentine. En effet, cueilli à maturité, frais et non traité après récolte, il devrait obtenir une reconnaissance en IGP très prochainement. 

La charcuterie bénéficie d'une AOC depuis 2012

Les labels de qualité (AOC, AOP, IGP...)
La reconnaissance de la qualité de production est devenue un enjeu majeur pour les producteurs agricoles ainsi que pour les entreprises de transformation. Valorisant un savoir-faire, une région, cette reconnaissance est un atout économique dans un secteur alimentaire particulièrement concurrentiel. C’est avec cette idée que des producteurs corses de charcuteries sèches (Prisuttu, Coppa et Lonzu) ont collaboré depuis 2001 avec les chercheurs de l’INRA.

Les scientifiques, contactés par les producteurs locaux, ont aidé ces producteurs à former un groupe aux intérêts communs, le « Syndicat de défense et de promotion de la charcuterie corse »pour travailler sur un cahier des charges codifiant les conditions de production.
Deux points majeurs ont été identifiés : la race des porcs élevés (race porcine locale, gestionnaires reconnus en 2006) et le mode de finition qui valorise une autre production locale (châtaignes et glands).

La filière ne sera officiellement mise en place qu'à partir de l'année prochaine en attendant les premières productions. Pour les petits éleveurs, c'est une formidable victoire. Celle d'un savoir-faire, d'un terroir.

Les fruits du soleil : pruneaux, noisettes, amandes

Les productions arboricoles représentent un poids économique non négligeable et sont essentiellement utilisées pour la transformation : confiserie, confitures... 

La noisette de Cervione (Indication géographique protégée en cours), non traitée, bénéficie d’une image extrêmement saine. Elle est très prisée sur les marchés extérieurs et en particulier par les transformateurs haut de gamme (confiseurs, chocolatiers ...). 

La région Corse est également la première productrice d’amandes. Le verger insulaire se caractérise par des variétés d’excellence, réputées pour leur qualité organoleptiques. 

Bénéficiant d’un ensoleillement exceptionnel, les pruneaux de Corse sont excellents pour la santé, en grignotage et en cuisine.