Collectivité Territoriale de Corse

Les musées de Corse

Jeudi 6 Octobre 2011



En Corse le réseau des labels « Musées de France » est très cohérent. Il comprend 8 musées.

On peut y ajouter le projet de création du musée de Lucciana qui couvrira des périodes allant de l’époque paléochrétienne au haut Moyen-Âge. Il est à noter que les musées de Corse comptent parmi les structures culturelles les plus anciennes et les plus professionnelles de l’île. Ils bénéficient de moyens (aussi bien en termes de lieux que de personnels ou de budgets) parmi les plus assurés et les plus pérennes.

Plusieurs chantiers muséaux ont été récemment terminés grâce au concours de la CTC, notamment les musées de Bastia et d’Ajaccio.
Certains de nos musées insulaires comme le musée Fesch et le musée de la Corse atteignent, par leur action, une renommée nationale et internationale. Ils se sont également engagés dans une politique éditoriale et de médiation culturelle ambitieuse.
Les musées archéologiques, quant à eux, constituent, par leurs collections, des centres de ressources incontournables. La CTC doit les accompagner dans leur politique de conservation et de médiation culturelle.

Afin d’aller plus loin dans la recherche de l’excellence, les structures muséales peuvent se saisir de nouvelles opportunités :
Elles devront, en 1er lieu, s’efforcer de terminer les campagnes de conservation et de restauration de leurs collections.
  • Elles pourront développer de nouvelles politiques d’accueil des publics en améliorant, par exemple, les conditions de confort et en créant d’ambitieux supports de diffusion de la connaissance. Pour ce faire, elles devront notamment s’ouvrir aux outils des nouvelles technologies et pourront intégrer davantage la langue corse dans les supports de diffusion culturelle et de médiation.
  • De même, les musées insulaires pourraient développer une politique de la commercialisation aussi bien que de la communication. L’on cherchera notamment à accroître la diffusion des actions de communication et des informations relatives aux expositions sur tout le bassin méditerranéen.
Il apparaît donc, plus que jamais, important de former les professionnels de ces structures de manière constante afin atteindre les niveaux d’excellence qu’elles se sont fixés. Ces politiques volontaires permettraient aux musées insulaires d’être identifiés comme des ressources incontournables par les partenaires de l’Education Nationale, du monde du tourisme et des promoteurs de la Culture corse.

Propositions pour de nouvelles orientations culturelles


Axe 1 : Rendre accessible le patrimoine

  • Chantier 1 - Maintenir une politique éditoriale et de médiation culturelle ambitieuse
Cette ambition pourra se réaliser en suivant le modèle des politiques développées par le musée de la Corse et le musée Fesch. Il s’agira notamment de publier les catalogues des collections et tout document destiné à l’information du public sur tout support, qu’il soit physique ou numérique.
Il faudra également créer des bases de données et des portails numériques pour y accéder et en diffuser la connaissance.

  • Chantier 2 - Soutenir les politiques de médiation culturelle envers le public corse, le public touristique, le jeune public et les scolaires
Cela pourra se faire en prenant pour exemple les musées de la Corse, Fesch, de Bastia, de Sartène, d’Aléria et de Lévie qui mènent une politique de médiation culturelle ambitieuse au niveau de l’archéologie.
Il faudra, notamment engager une politique volontaire de médiation culturelle adaptée aux besoins des publics dits déficients tels que les personnes empêchées, les personnes âgées et les primo-arrivants... De même, on s’efforcera de diffuser davantage les clés de lecture de la peinture en particulier, et des images en général sous des formes novatrices et ludiques.

Axe 2 : Assurer le rayonnement des musées de Corse en Méditerranée

  • Chantier 1 - Permettre à tous les musées de Corse d’atteindre une notoriété dans leurs aires de références culturelles.
Certains de nos musées comme le musée Fesch et le musée de la Corse ont gagné, par leur action, une renommée nationale et internationale. Il s’agit à présent, par une mutualisation des connaissances et des bonnes pratiques et en prenant exemple sur eux, de promouvoir l’action de structures muséales plus petites de notre territoire.

  • Chantier 2 - Encourager les partenariats nationaux et transfrontaliers
Cela permettrait à la fois de promouvoir notre savoir-faire et notre spécificité et de profiter de l’expérience des musées du continent français mais aussi de la péninsule italienne ou espagnole par exemple.

  • Chantier 3 - Faire connaître notre patrimoine archéologique aux musées de référence des cultures qui nous entourent
Les musées archéologiques insulaires, par leurs collections, ont su se positionner comme des centres de ressources incontournables. Il faut à présent diffuser la connaissance de notre patrimoine archéologique (Préhistoire, Grèce, Rome, Etrusques...) en privilégiant les musées de référence des différentes cultures ayant été présentes en Corse.

  • Chantier 4 - Intégrer davantage la langue corse dans les supports de diffusion culturelle et de médiation
 
  • Chantier 5 - Accroître les informations relatives aux expositions et aux actions de communication sur tout le bassin méditerranéen

Axe 3 : Assurer la conservation des collections

  • Chantier 1 - Aider à la professionnalisation des personnels et mettre les systèmes aux normes internationales
Cela, toujours dans la recherche de l’excellence, permet d’avoir des personnels aux connaissances actualisées et de permettre aux musées de participer à des projets de coopération et d’échange sans être freinés par des contraintes techniques.

  • Chantier 2- Accompagner les musées de l’île dans la gestion de leurs collections et dans l’aménagement tant des expositions permanentes que des salles d’exposition temporaire
Certains chantiers comme les musées de Bastia et d’Ajaccio ont été terminés récemment grâce au concours de la CTC. La CTC a en effet largement contribué à la réhabilitation du musée Fesch d’Ajaccio et du musée de Bastia, à hauteur de près de 2 M€ pour le musée Fesch et de 5 M€ pour le Musée de Bastia. Les conditions techniques offertes par nos musées doivent leur permettre d’accueillir les œuvres les plus prestigieuses pour des prêts aux expositions.

  • Chantier 3 - Accompagner la conservation des collections archéologiques en écho avec la documentation provenant des fouilles dont elles sont issues
Il s’agira d’actions centrées aussi bien sur la recherche que sur la documentation et l’inventaire, tout en consolidant les actions de conservation et de restauration des collections.

  • Chantier 4 - Terminer les campagnes de conservation- restauration des collections
 
  • Chantier 5 - Former les professionnels de manière constante afin d’atteindre des niveaux d’excellence

Axe 4 : Modernité et développement durable

  • Chantier 1 - Développer l’utilisation des nouvelles technologies
Cela afin de créer des supports de diffusion de la connaissance ambitieux. Les nouvelles technologies permettraient en effet de trouver de nouveaux moyens de diffusion de connaissances, aussi bien avant que pendant ou après la visite.

  • Chantier 2- Former les personnels aux nouvelles technologies
Cela afin de servir un but aussi bien de communication innovante que de médiation ludique et novatrice en accord avec son temps.

  • Chantier 3 - Réduire l’empreinte écologique des structures muséales
Pour climatiser les musées on peut par exemple faire appel à des dispositifs de climatisation non énergivores, il faudra par exemple étudier l’inertie thermique des bâtiments, réduire la nocivité des rejets des musées, faire appel aux énergies renouvelables comme le solaire et réaliser l’optimisation des modes d’éclairage en privilégiant, lorsque c’est possible, l’éclairage naturel.

Axe 5 : Mise en réseau, constitution de pôles de référence

  • Chantier 1- Faire identifier les musées comme des ressources par les partenaires de l’Education Nationale, du monde du tourisme et des promoteurs de la culture corse
 
  • Chantier 2 - Promouvoir la collaboration entre les sites archéologiques et les musées départementaux
La CTC souhaite engager un processus de collaboration étroit avec les 2 départements, notamment dans l’élaboration de partenariats entre les sites archéologiques, propriété de la CTC et les musées départementaux pour :
  • des raisons évidentes de cohérence dans les contenus scientifiques proposés aux publics 
  • une bonne gestion des flux de visiteurs 
  • une cohérence au niveau de l’occupation du sol dans un espace fortement réglementé (sites Monuments Historiques).
Favorisant ainsi une meilleure attractivité et un rayonnement des structures à vocation archéologique, contribuant notamment au développement local.

Axe 6 : Ingénierie et prospective

  • Chantier 1 - Travailler à une plateforme d’échange et de mutualisation des informations et des projets
Cette action pourra se réaliser notamment en lien avec l’association des conservateurs de musées de Corse.

  • Chantier 2 - Mener une politique ambitieuse pour la communication et le secteur de la commercialisation
La CTC a par exemple, profité de la réouverture, en juin 2010 des musées de Bastia et d’Ajaccio, pour lancer une campagne globale de communication muséale régionale en faveur de l’ensemble des musées de Corse portant le label « Musée de France ». Ainsi, dans cette démarche, les musée Fesch, musée de Bastia et le musée de la Corse ont convenu de promouvoir ensemble un « événementiel estival 2010 » autour de leurs réouvertures et la présentation de leurs expositions temporaires. Le musée Fesch a alors joué le rôle de « locomotive » et a partagé les retombées médiatiques de la réouverture de ses galeries avec les musées de Corse.

Axe 7 : concertation et aménagement du territoire

  • Chantier 1 - Conforter l’aspect complémentaire formé pas les différents items de l’ensemble des musées et les considérer comme un système unique
Huit musées de Corse portent le label « Musée de France ». Ce réseau sera bientôt complété par le chaînon manquant que constitue le projet de Lucciana couvrant les périodes allant du paléochrétien au haut Moyen-Âge.
La conférence de coordination des collectivités locales permettra d’assurer la coordination et la cohérence de l’action de ces différents musées.