Collectivité Territoriale de Corse

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Mitraillage du Palais de Justice d'Ajaccio : les réactions d'Ange Santini et de Camille de Rocca Serra

Mercredi 20 Février 2008


la réaction d'Ange Santini :

« Le mitraillage des locaux du Palais de Justice d'Ajaccio est un acte grave et inquiétant. Grave parce qu'il aurait pu provoquer la mort d'un fonctionnaire de police mais aussi blesser des riverains ; et inquiétant parce qu'il s'inscrit dans un contexte de multiplication des attentats qui ont visé depuis le début de l'année près d'une vingtaine de bâtiments publics ou privés, et ce alors que l'Assemblée territoriale vient d'appeler au dialogue et à l'apaisement.
Cette nouvelle atteinte à la démocratie, à travers l'une de ses institutions -qui ne peut fonctionner que dans un climat de sérénité-, est intolérable. C'est pourquoi, au nom du Conseil Exécutif, je la condamne très fermement.
En ces circonstances, je tiens à apporter tout mon soutien aux policiers en faction, en particulier à celui qui a été touché, et à l'ensemble des magistrats, fonctionnaires et auxiliaires de Justice de ce tribunal, ainsi qu'aux riverains du bâtiment visé. »


la réaction de Camille de Rocca Serra

C'est avec stupeur et indignation que j'ai appris que les locaux temporaires du Palais de Justice d'Ajaccio ont été la cible d'un mitraillage mardi soir. Cet acte aussi lâche qu'abject aurait pu avoir des conséquences dramatiques, les CRS en faction se sont jetés à terre pour éviter les balles et l'un d'entre eux a été miraculeusement épargné grâce au port de son gilet pare-balle. De plus, une balle a traversé la fenêtre d'un immeuble d'habitations situé à proximité.
Ces tirs avaient pour objectif d'attenter à des vies humaines puisque les impacts retrouvés prouvent que certains ont été portés à hauteur d'homme. Cela est simplement scandaleux et honteux pour la Corse qui subit et souffre de cette violence.
En ces circonstances, je condamne avec force ces actes qui s'inscrivent dans une inquiétante logique de destruction enfermant notre île dans la violence et le chaos. A l'irresponsabilité et à la folie meurtrière doivent être opposées avec fermeté les lois de la République.
Je tiens à assurer les gendarmes mobiles en faction, l'ensemble des magistrats, les personnels qui oeuvrent pour l'exercice de la Justice en Corse et les riverains du bâtiment visé de ma totale solidarité.