Collectivité Territoriale de Corse

Plan de relance de la Filière Porcine

Jeudi 28 Septembre 2006



Présentation synthétique de la filière porcine

Plan de relance de la Filière Porcine
L'Assemblée de Corse a adopté lors de sa séance des 28 et 29 septembre 2006 le Plan de relance de la Filière Porcine  


Situation actuelle de la filière

 
L’élevage 


La filière porcine régionale présente des caractéristiques originales qui la distinguent de la filière porcine intensive très largement représentée en France et en Europe. Le système d’élevage régional est de type extensif et repose sur l’utilisation d’un territoire montagnard par des animaux, de race locale et croisée, particulièrement bien adaptés au milieu. De mai à septembre, les porcs transhument en montagne où ils trouvent nourriture et conditions de vie favorables pour passer la période des fortes chaleurs.

Le cycle d’élevage est basé, entre autres, sur l’utilisation de ressources présentes dans les espaces
naturels, et plus particulièrement les chênaies et les châtaigneraies, ce qui fournit une viande et un gras très particuliers. Les parcours constituent donc une particularité importante de cet élevage et une composante essentielle dans la qualité des produits qui en sont issus.

Les porcins sont nettement prédominants en Corse-du-Sud et relativement peu présents en Haute-Corse, à l’exception notable de la Castagniccia.

L’élevage porcin insulaire est organisé autour de structures productives de petite taille, travaillant le plus souvent de façon isolée et réalisant des volumes de production très limités.

La transformation 

Les activités de transformation charcutière et les abattages qui découlent de l’élevage régional ont lieu de novembre à avril. Pendant la saison estivale, seule la production de viande fraîche entraîne des abattages qui restent marginaux, les revenus de la charcuterie étant bien plus intéressants.

Les produits charcutiers sont directement élaborés par les éleveurs, qui, en général cumulent les fonctions et en assument également la commercialisation. Ces produits présentent, dans l’ensemble, une typicité reconnue qui a permis de construire et d’asseoir la notoriété de la charcuterie corse.

Mais cette production « traditionnelle » ne représente qu’une faible partie de la charcuterie produite en Corse.

Le marché 

Les différentes structurations et organisations de l’activité de transformation aboutissent à la mise en marché de 4 types de produit :
  • les produits issus de la transformation de porcs de race corse, nés et élevés en Corse
  • les produits issus de la transformation de porcs de toute race, nés et élevés en Corse
  • les produits issus de la transformation de porcs importés puis transformés en Corse
  • les produits finis directement importés de l’extérieur.

Prisuttu, coppa, lonzu, salamu, ficatellu, ces produits de charcuterie font partie du patrimoine gastronomique de la Corse. Il s’agit de produits à très forte notoriété et dont la composante identitaire est marquée. L’existence et l’image de marque de la charcuterie traditionnelle corse stimule le marché et contribue à  un niveau de demande soutenu. En effet, la demande en charcuterie corse excède largement les capacités locales de production.

Ainsi, la part de marché détenue par la production issue de l’élevage local représente environ 10 % du
marché global.

Les acteurs de la filière

L’office de l’élevage 

Regroupant depuis un an l’ancien OFIVAL et l’ONILAIT, l'Office de l’Elevage cherche à associer les
acteurs économiques des filières aux décisions des pouvoirs publics pour gérer les marchés et développer ces filières.

Les crédits OFIVAL inscrits au CPER sont gérés par l’ODARC.

L’ODARC 

Dans le cadre du contrat de plan et du DOCUP, en partenariat avec l’Office de l’élevage, et conformément aux orientations stratégiques de la filière, le soutien aux exploitations porcines est différencié en fonction des conditions techniques rencontrées sur les élevages.
Ainsi, en ce qui concerne la modernisation des structures d’exploitation, des taux préférentiels sont appliqués dès lors que les animaux sont nés et élevés en Corse.
Pour l’élevage, les mesures s’appliquent aux investissements liés aux bâtiments d’élevage, au matériel d’élevage, aux parcours, à la finition et aux clôtures.
Pour la transformation, la différenciation des taux s’applique également en fonction de la provenance de la matière première utilisée ainsi que des retombées locales attendues. Les ateliers sont soutenus aussi bien au niveau de leur aménagement (en particulier dans le cadre d’une mise aux normes) que de leur équipement.

Par ailleurs, pour favoriser l’émergence d’une structuration de la filière, un programme d’action collectif
est financé via le contrat de plan. 

Ce programme s’échelonne sur 3 ans (2004 - 2006) et comprend plusieurs objectifs qui sont :
  • la poursuite de la démarche de certification des produits
  • la mise en œuvre d’une action expérimentale pour la production en AOC
  • une étude sur les conditions d’approvisionnement alimentaire du cheptel destiné à l’AOCla recherche d’une meilleure valorisation  commerciale    
  • l’implantation d’une verraterie sur le site de la station expérimentale d’Altiani. Ce projet, dont l’investissement est porté par l’ODARC, est aujourd’hui en phase de concrétisation. Les différents appels d’offre nécessaires à sa construction sont lancés et les travaux débuteront dans le courant de l’été 2006 pour une livraison prévue avant la fin de l’année. 

Ce programme d’action, accompagné par les services de l’ODARC, connaît un déroulement conforme aux objectifs initiaux et a permis de préfigurer le plan d’action présenté dans ce rapport. Les actions réalisées jusqu’à ce jour : modernisation des exploitations, modernisation des ateliers, travaux liés à la race et à la certification ont permis de constituer un socle qu’il importe désormais de renforcer.

dp_filiere_porcine_ctc_28_sept_06.pdf dp filiere porcine CTC 28 sept 06.pdf  (3.35 Mo)
plan_relance_filiere_porcine.pdf Plan Relance Filière porcine.pdf  (278.54 Ko)