Collectivité Territoriale de Corse

Présentation de l’enquête sur les retombées sanitaires de Tchernobyl en Corse et perspective législative : conférence de presse de Paul Giacobbi et Josette Risterucci le 15 octobre 2013 à Paris

Vendredi 18 Octobre 2013



Présentation de l’enquête sur les retombées sanitaires de Tchernobyl en Corse et perspective législative : conférence de presse de  Paul Giacobbi et  Josette Risterucci le 15 octobre 2013 à Paris
Paul Giacobbi, député et président du Conseil exécutif de Corse, et Josette Risterucci, présidente de la Commission « Tchernobyl » de l’Assemblée de Corse, ont organisé une conférence de presse pour présenter les résultats et les questions soulevées par l’enquête de l’Ospedale Galliera de Gênes sur les retombées sanitaires du nuage radioactif en Corse.

Cette étude, réalisée pour la première fois en France à l’initiative d’une région, la Collectivité Territoriale de Corse, visait à dissiper le climat de polémiques et de confusion qui entourait, depuis 25 ans, les retombées sanitaires du nuage de Tchernobyl, résultant notamment des lacunes des enquêtes effectuées précédemment par les organismes d’Etat.

Il s’agit d’une enquête innovante à plus d’un égard : confiée à un groupement associant hôpitaux, épidémiologistes et statisticiens ; bénéficiant d’un budget de 300.000 € ; exploitant une base de données médicales suivant 16.000 patients (10% de la population concernée) avant, pendant et après le passage du nuage ; ayant éliminé les principaux biais statistiques potentiels, elle évalue avec un haut degré de précision les impacts probables sur les diverses catégories (hommes, femmes et enfants).

Alors que cette étude, présentée à l’Assemblée de Corse le 4 juillet dernier, soulève plusieurs questions importantes, l’Etat et ses organismes de santé ne lui ont opposé à ce jour qu’une fin de non-recevoir fondée sur des réfutations sommaires voire contradictoires.

Soucieux que toutes les leçons soient tirées d’un tel évènement, Paul Giacobbi et la Commission " Tchernobyl " souhaitent interpeller à nouveau l’Etat, garant de la santé publique de nos concitoyens, afin que :
  • le débat se poursuive dans la communauté scientifique pour améliorer la prévention des risques,
  • le législateur prenne en compte les conséquences de tels accidents au niveau de la réparation des dommages individuels.