Collectivité Territoriale de Corse

Présentation des plaquettes sur les sites archéologiques d'Aleria, Cauria et Cucuruzzu

Prisentazione di i libretti nantu à i siti archiologichi di Aleria, Cauria è Cucuruzzu

Mardi 11 Juillet 2006



Présentation des plaquettes sur les sites archéologiques d'Aleria, Cauria et Cucuruzzu
La loi du 22 janvier 2002 relative à la Corse a transféré à la Collectivité Territoriale de Corse la propriété des 15 sites archéologiques et monuments historiques appartenant à l'Etat.

Les sites d'Aleria, Cauria et Cucuruzzu, désormais propriétés de la CTC, sont des lieux emblématiques de la Corse, visités annuellement par des milliers de personnes.

La réalisation de plaquettes destinées à valoriser et à mieux faire connaître ces hauts lieux patrimoniaux s'avérait donc nécessaire.

Ange Santini, Président du Conseil Exécutif de Corse et Simone Guerrini, Conseiller exécutif délégué à la culture et au patrimoine, présenteront donc à la presse, le mardi 11 juillet à 16 h. à l'Hôtel de Région, ces trois plaquettes sur les sites archéologiques d'Aleria, Cauria et Cucuruzzu,, traduites également en anglais et italien.

Editées à 80 000 exemplaires chacune, elles seront diffusées bien entendu sur les trois sites archéologiques mais aussi auprès des Musées d'Aleria, Levie et Sartène, des maisons du PNRC et des syndicats d'initiative et des offices de tourisme des régions concernées.



La politique de la Collectivité Territoriale de Corse en matière de Culture et de Patrimoine

Le statut de 1982 n'a qu'une assez faible incidence en matière culturelle. Cependant, même si jusqu'en 1991, l'essentiel des compétences est détenu par l'Etat, la culture est un domaine partagé et la Région a vocation à intervenir dans l'ensemble du champ culturel.

Le Contrat de Plan 1989-1993, comportant un important volet culturel, a ainsi permis à la Région de Corse de développer son action qui s'est traduite notamment par le lancement de grandes opérations régionales contractualisées avec l'Etat telles que la construction du Musée de la Corse et de la Cinémathèque de Corse.

La loi du 13 mai 1991 étend largement les compétences de la Collectivité Territoriale de Corse en matière de diffusion artistique et culturelle, d'enseignement artistique, de conservation des monuments historiques n'appartenant pas à l'Etat, et de promotion de la langue et de la culture corses.

En 1993, est définie une politique très ambitieuse en matière de patrimoine, d'action culturelle et de spectacle vivant notamment, par l'installation d'un réseau de diffusion moderne, de création et de développement des industries culturelles.

La loi du 22 janvier 2002 reconnaît à la CTC une compétence générale dans le domaine culturel et mentionne explicitement ses attributions en matière de patrimoine protégé, d'archéologie, d'inventaire, de recherche ethnologique, de musées, de monuments historiques, d'édition, de création et d'enseignement artistiques, de lieux de création et de diffusion artistiques.

Dans le respect des lois relatives aux monuments historiques (1913), à l'archéologie (1941) et à l'archéologie préventive (2001), la Collectivité Territoriale de Corse a vocation à conserver et mettre en valeur les sites et monuments historiques.
Par décret d'application du 18/11/03, l'Etat lui a transféré la propriété de ses 15 sites archéologiques et monuments historiques :

Corse-du-Sud
- Ajaccio : la cathédrale Notre Dame
- Bonifacio : l'abri archéologique d'Araguina-Sennola, la citadelle de Bonifacio et l'ancienne église Sainte Marie Madeleine
- Coti-Chiavari : la tour de Capo Nero et la tour de Capo di Muro
- Levie : le site protohistorique de Cucuruzzu
- Zonza : la tour de Fautea

Haute-Corse
- Aleria : site archéologique de la ville antique d'ALERIA
- Brando : la tour d'Erbalunga
- Nonza : la tour de Torra
- Ogliastro : la tour d'Albo
- Olmeta di Capo Corso : la tour de Negro
- Rogliano : la tour de Santa Maria
- Santa Maria di Lota : la tour de Miomo

Les plaquettes sur les sites archéologiques d'Aleria, Cauria et Cucuruzzu

1 - Présentation

Les sites archéologiques d'Aleria, de Cauria et Cucuruzzu, désormais propriétés de la CTC, Cauria par acquisition et Aleria et Cucuruzzu par transfert de biens (cf ci-dessus), sont des lieux emblématiques de la Corse, visités annuellement par des milliers de personnes insulaires, continentaux et européens.
La réalisation de plaquettes destinées à valoriser et à mieux faire connaître ces hauts lieux patrimoniaux s'avérait donc nécessaire. C'est pourquoi, la Collectivité Territoriale de Corse a décidé d'éditer ces trois plaquettes sur les sites archéologiques d'Aleria, Cauria et Cucuruzzu, traduites également en anglais et italien.

Ces publications, présentées de manière claire et attractive, comprennent quatre parties :
- l'historique des recherches,
- le descriptif du site,
- les perspectives de mise en valeur du site,
- la Collectivité Territoriale de Corse et le patrimoine archéologique.

2 - Réalisation

Ces trois plaquettes ont été réalisées par le Service des Editions et le Service Archéologie de la Collectivité Territoriale de Corse. Editées à 80 000 exemplaires chacune pour une période de 3 ans, elles sont diffusées bien entendu sur les trois sites archéologiques ainsi qu'auprès des Musées d'Aleria, Levie et Sartène, du Musée de la Corse, des maisons du PNRC et des syndicats d'initiative et des offices de tourisme des régions concernées.
Le coût total de l'édition de ces trois publications s'est élevé à un montant de 34 000 EUR, financé entièrement par la Collectivité Territoriale de Corse. Il comprend la conception graphique, le flashage et la photogravure, la traduction, l'impression et la diffusion des 240 000 exemplaires, le tout réalisé par des entreprises insulaires.
Les perspectives de valorisation du patrimoine archéologique par la Collectivité Territoriale de Corse

Le service Archéologie au sein de la Direction du Patrimoine de la Collectivité Territoriale de Corse a pour mission principale la gestion et la valorisation du patrimoine archéologique insulaire qui se traduit concrètement par les actions suivantes :

1 - le soutien aux chantiers de fouilles terrestres et aux prospections en vue de l'enrichissement de la Carte Archéologique Nationale. En effet, la CTC subventionne chaque année une vingtaine de chantiers archéologiques menés par des associations et chercheurs sur toute la Corse, pour des périodes allant des premières occupations humaines (environ 8 500 avant notre ère) jusqu'au 18ème siècle : derniers chasseurs-cueilleurs, premières sociétés agro-pastorales, mégalithisme de la fin du Néolithique à l'Age du Bronze, Age du Fer, Antiquité romaine et tardive, habitats fortifiés de la période médiévale…
Ces chantiers font suite à des appels à projet lancés par le Service Archéologie de la Direction du Patrimoine, le prochain concernera l'archéologie minière des origines à l'époque moderne.

2 - le soutien aux chantiers de fouilles sous-marines telles que les épaves sous-marines romaines et de l'époque moderne. La CTC oeuvre notamment pour un projet initié par la commune de Lecci qui consiste à créer un centre de sensibilisation et d'information du patrimoine archéologique sous-marin : base logistique des plongeurs archéologues, lieu de stockage et de conservation des vestiges exhumés, lieu d'accueil pour les chercheurs et les étudiants. Les travaux devraient débuter fin 2006.

3 - La valorisation et la gestion des sites archéologiques et monuments historiques appartenant à la CTC.
Par décret du 18 novembre 2003, l'Etat a transféré à la CTC, 15 sites et monuments historiques dont les sites archéoloqiques d'Aleria, de Cucuruzzu et l'abri d'Araguina Senola (la Dame de Bonifacio).
De plus, dans le cadre de sa politique d'acquisition d'ensembles archéologiques remarquables, la CTC ayant déjà acquis 18 ha du plateau de Cauria, finalise actuellement l'acquisition de 40 ha sur ce même plateau. Cauria recèle en effet un ensemble mégalithique exceptionnel : deux alignements de menhirs et statues menhirs, le dolmen de Fontanaccia, le plus emblématique de Corse et de nombreux habitats pré et proto historiques. Cette acquisition fondamentale permettra de restituer au public un territoire occupé du 6ème millénaire avant notre ère jusqu'au début du XXème siècle et de créer un conservatoire archéologique, historique et écologique.

Les perspectives de mise en valeur des sites archéologiques

Les sites transférés ou acquis illustrent chacun un cas particulier de par leur fréquentation, leur thématique, l'état de conservation des vestiges, l'état des recherches, les conditions d'accueil et de visite et leur gestion.

Outre Cucuruzzu qui est géré par le PNRC et qui perçoit des droits d'entrée, les sites d'Aleria et de Cauria sont libres d'accès. Des mesures de gardiennage, d'entretien, de signalétique, de protection des vestiges ainsi que de valorisation et promotion des sites sont déjà engagées par la Collectivité Territoriale de Corse. L'accessibilité et la compréhension des sites, dans le respect de leur environnement naturel, sont ainsi privilégiées.

Une des réflexions menée actuellement par la CTC porte sur le mode d'exploitation de ces sites, économiquement viable. La CTC, propriétaire et maître d'ouvrage, resterait garante des choix scientifiques de médiation et de restitution au public. Dans un souci de dynamisation des microrégions, elle accompagne également les collectivités et groupements qui souhaitent acquérir et gérer des ensembles archéologiques pertinents. Des circuits thématiques seront ainsi mis en place à court terme : le mégalithisme du Sartenais, de l'Alta Rocca et des Agriates ou les villes antiques de la côte orientale. Ces circuits pourront bien évidemment s'enrichir d'autres parcours patrimoniaux, culturels et naturels.

La valorisation des sites archéologiques doit permettre ainsi une appropriation des publics et une intégration à la vie économique et sociale des microrégions.

4- l'attribution d'un système de bourses qui permet de compléter la formation des étudiants insulaires, hors de Corse. L'archéologie, discipline en constante évolution, nécessite en effet des formations spécifiques, nécessaires aux étudiants pour la relève sur les futurs chantiers de fouilles