Collectivité Territoriale de Corse

Projet GALSI : la mise au point de Camille de Rocca Serra

Prugettu GALSI : u schjarimentu di Camille de Rocca Serra

Mercredi 29 Novembre 2006



Projet GALSI : la mise au point de Camille de Rocca Serra
Alors que dans la continuité de la réflexion engagée sur le raccordement possible de la Corse au futur gazoduc devant relier l'Algérie à l'Italie via la Sardaigne se tient une importante réunion d'information pilotée par l'Ademe, Dominique Bucchini s'interroge d'une part sur l'état des contacts entre la Collectivité Territoriale de Corse et la présidence de la région autonome de Sardaigne et d'autre part sur l'engagement de la France sur ce projet.

"Pour ce qui me concerne, je tiens ici à rassurer les subites inquiétudes que mon honorable collègue a manifestées par voie de presse.
Ainsi, si j'avais reçu un courrier de M. Renato Soru, j'en aurai bien évidemment informé le président du Conseil exécutif et les élus de l'Assemblée de Corse comme je le fais systématiquement sur de nombreux autres points.
Pour ce qui est de l'essentiel, j'entends rappeler les principales démarches qui ont été les miennes et réaffirmer mon attachement à ce projet prometteur et ce dans la continuité de Jean-Paul de Rocca Serra, qui dès les années 90 souhaitait le voir aboutir.

En effet, depuis 2002, j'ai soutenu et porté ce projet d'énergie propre et la réalisation d'un raccordement de la Corse au futur Gazoduc auprès des Gouvernements successifs et des institutionnels, tout en m'attachant à convaincre le plus grand nombre y compris dans ma famille politique.

En juillet 2003, lors d'un déplacement avec Nicolas Sarkozy à Bruxelles, j'ai pu m'entretenir de manière informelle avec Romano Prodi et partager avec lui l'impérieuse nécessité d'avancer sur le projet GALSI dans le cadre d'un partenariat fort de notre île avec la Sardaigne comme dans le domaine hydraulique afin de forger une dimension industrielle entre nos deux îles.

En juin 2004, j'ai rencontré les représentants du syndicat CGT et j'ai pu à cette occasion exposer clairement ma position sur le bien fondé du projet GALSI.

Suite à la crise énergétique de l'hiver 2005, avec Ange Santini, nous avons évoqué cette question avec le Président de la République.

Par la suite, je sollicitais en juillet 2005 François Loos, ministre de l'Industrie, l'engageant à mes côtés à poursuivre non seulement cette démarche «de discussions entre la France, l'Italie et l'Algérie sur le projet de gazoduc GALSI afin d'étudier à plus long terme la possibilité d'une indépendance énergétique de la Corse grâce à l'arrivée du gaz », mais aussi celle concernant l'hydroélectricité avec la réalisation du barrage du Rizzanese, rendu aujourd'hui possible, et celui d'Olivese.

C'est dans cet esprit que j'ai veillé à ce que le plan énergétique de la Corse voté en novembre 2005 intègre pleinement ces objectifs. Cela a été validé par le parlement en même temps que l'adoption au plan national du programme pluriannuel d'investissement énergétique.

Plus récemment, en juillet 2006, répondant à mon invitation à se rendre en Corse, François Loos a réaffirmé devant les élus de notre Assemblée, les engagements du Gouvernement afin d'arrêter rapidement une position après expertise technique et économique dont les résultats devront nous être communiqués. Attentif au suivi de ces analyses, j'ai saisi une nouvelle fois le ministre, pour connaître l'état de la position de son ministère.

Dans cet esprit, j'attends tout autant de l'étude menée par l'Ademe qu'elle conforte toute la pertinence de ce projet.

Ces principaux éléments démontrent s'il en était besoin, la continuité de mon action. Des décisions vitales engagent l'avenir énergétique de la Corse, elles doivent être prises en parfaite objectivité. Ces choix passent par une politique de diversification dont le gaz naturel avec notamment l'hydroélectrique et la biomasse est partie intégrante."