Collectivité Territoriale de Corse

Questionnements de M. Alesandrini sur le fonctionnement de l'Assemblée de Corse : petite polémique selon Camille de Rocca Serra

Jeudi 6 Septembre 2007



Questionnements de M. Alesandrini sur le fonctionnement de l'Assemblée de Corse : petite polémique selon Camille de Rocca Serra
Par voie de presse, le conseiller territorial du groupe « La Corse dans la République », Alexandre Alessandrini s'interroge sur le fonctionnement de l'Assemblée de Corse et fait part d'un manquement au règlement concernant cette année la date d'ouverture de la deuxième session ordinaire.

Je voudrai tout d'abord rappeler à M. Alessandrini, que nous avons lors de la séance publique du 28 septembre 2006 déjà évoqué ce sujet et plus particulièrement la résolution prise avec le président du Conseil exécutif de renoncer à la séance publique sans débat qui avait généralement lieu début septembre - c'est-à-dire au moment de l'ouverture de la deuxième session ordinaire - et qui était consacrée aux allocutions solennelles de rentrée. Après une intervention sur ce point de M. Pierre Chaubon, l'ensemble des élus présents à cette date (dont M. Alessandrini) ont approuvé l'idée de supprimer cet exercice de style.

Sur la forme et le respect de la règle de droit, si mon collègue apparemment très soucieux de ce sujet de pur formalisme n'a pas tort, je lui rappellerai néanmoins que la montée en charge des compétences dévolues à l'Assemblée de Corse l'amène depuis au moins la mandature précédente à adopter un rythme de réunions mensuelles qui ne correspond plus vraiment à deux sessions ordinaires de 3 mois telles quelles ont été prévues en 1992. Sur ce point, peut-être est-il également utile de souligner que les décisions relatives à ce fonctionnement relèvent de la commission permanente composée de l'ensemble des groupes politiques de notre Assemblée.

M. Alessandrini nous prouve ici qu'il est l'homme de la petite polémique et de du blocage. Lorsqu'il évoque le vote du budget, j'estime pour ma part avoir fait mon devoir en utilisant ma voix prépondérante afin de permettre la mise en oeuvre d'un budget au service de la Corse et éviter ainsi un blocage néfaste à l'activité insulaire.

Alors, si M. Alessandrini se pose la question de savoir « où est passée l'Assemblée de Corse ? », qu'il se rassure nos locaux sont toujours situés au 22, cours Grandval. D'ailleurs, peut-être en serait-il convaincu s'il participait avec assiduité aux commissions organiques et spéciales, socle fondamental des travaux de notre Assemblée.

Dans un communiqué envoyé à la presse, M. Alessandrini déplore enfin ma préoccupation à organiser les déplacements du président de la République. Je m'honore d'avoir pu participer en amont à la préparation de cet événement marquant, qui a ainsi confirmé la prise en compte des problèmes insulaires au plus haut niveau de l'Etat. Je m'interroge sur de tels propos, alors que les Corses, au-delà même de notre propre famille politique se sont réjouis de cette visite et ont largement apprécié la force du message porté par le président de la République.

Tout cela n'est pas bien sérieux, et il me semble aujourd'hui qu'il est bien plus essentiel pour la Corse de travailler sereinement et de débattre sur les dossiers fondamentaux qui concernent notre île, tels que la précarité, le logement, la problématique foncière, le développement économique ou encore l'enseignement supérieur, que cela soit d'ailleurs en commissions comme en séance publique.

Je laisse donc à Alexandre Alessandrini, les vaines polémiques et l'invite à plus d'assiduité en commissions et si possible à être plutôt force de proposition.