Collectivité Territoriale de Corse

Réaction d'Ange Santini aux attaques anti-PADDUC

Riazzioni d'Ange Santini à l'attacchi contru à u PADDUC

Lundi 8 Septembre 2008



Réaction d'Ange Santini aux attaques anti-PADDUC
« Avant même que s'ouvre à l'Assemblée de Corse le débat qui va lui être consacré, le projet de Plan d'qménagement et de développement durable de la Corse fait l'objet d'une attaque sans précédent de la part de certains mouvements politiques, d'associations diverses et de groupuscules professionnels de la contestation et de l'agitation.

Il y a là des organisations extrémistes qui ont engagé une opération médiatique d'envergure avec leurs méthodes habituelles : la désinformation, l'intoxication, la caricature, la diffamation, la menace et la force brutale. Cette offensive a un objectif affiché : obtenir le retrait pur et simple du projet présenté comme un crime à l'égard de la Corse et de ses intérêts. Elle a en réalité d'autres motivations. D'une part, empêcher que le débat ait lieu et faire perdurer la situation actuelle sur le littoral, qui, avec ses imprécisions et ses contradictions, est un de leurs terrains privilégiés d'intervention, un de leurs « fonds de commerce ». D'autre part, et surtout, récupérer tous les militants qui les ont quittés pour rejoindre des mouvances plus modérées, et reconstituer leurs forces après la déroute des municipales et avant les prochaines territoriales.

Il y a ensuite les ayatollahs verts et les prêtresses de la Nature vierge, qui, avant même de savoir ce que contenait le projet de PADDUC, le condamnaient, car, n'étant pas préparé par eux, il ne pouvait forcément que favoriser la bétonisation, la spéculation, la spoliation…

Aujourd'hui le document est public et ils tentent, à grand renfort de contre-vérités, d'affirmations douteuses et d'exceptions érigées en règle, de persuader l'opinion publique que ce document serait une abomination, un « crime contre Nature ». Ils veulent ainsi empêcher les citoyens de se rendre compte par eux mêmes de ce qu'est la réalité du PADDUC. Or cette réalité est bien éloignée de ce que prétendent ces « fantasmeurs ». Il y a enfin les habituels censeurs et donneurs de leçon qui, pour avoir toujours vingt ans, se croient encore en mai 1968. Leur vision simpliste de la société, qui ne comprendrait que des bons et des méchants, des voleurs et des volés, ne convainc plus que les frustrés et les envieux.

Dans les jours et les semaines qui viennent, chaque critique ou accusation aura sa riposte, claire et précise. Le débat devant l'Assemblée de Corse aura bien lieu. L'enquête publique sera organisée. Chaque citoyen aura la réponse aux questions qu'il se pose.
Par ailleurs, toute diffamation aura sa suite judiciaire. Car certains, au mépris des droits de l'Homme qu'ils prétendent défendre, n'hésitent plus à mettre en cause personnellement les responsables régionaux, leur honneur et leur probité. Mes amis Camille de Rocca Serra et Jérôme Polverini, comme moi-même, nous n'avons certainement pas de compte à rendre sur ce que nous sommes et faisons dans notre vie privée, car nous n'avons à rougir de rien. Ceux qui nous apportent massivement leur confiance le savent bien et ne sont sûrement pas troublés par les allégations de gens qui n'ont jamais osé affronter le suffrage universel.
C'est ainsi que les ayatollahs prétendent qu'un terrain de 10 000m2 réservé comme constructible dans la pinède de Calvi, va servir à une opération immobilière : en réalité il va permettre de créer un centre pour la Jeunesse… Ils accusent Camille de Rocca Serra de spéculation immobilière à Porto-Vecchio : il n'a fait qu'aménager, en respectant la loi littoral, une propriété héritée de son père et de ses ancêtres… Quant à Jérôme Polverini, il est depuis longtemps propriétaire des biens que certains pointent du doigt.

Enfin, je précise que j'ai confié la préparation de la partie du PADDUC consacrée au littoral à Stéphanie Grimaldi, non seulement en raison de ses compétences avérées, mais aussi parce qu'elle est un élu de l'intérieur, donc parfaitement neutre. Toutes les dérives de ces jours derniers sont graves : cela sent le procès en sorcellerie ou rappelle des périodes sombres de l'histoire récente de l'Europe…

Mais que chacun se rassure : personne ne pourra empêcher qu'au final le PADDUC soit ce que la majorité des Corses et de leurs représentants légitimes auront voulu qu'il soit : un plan au service du vrai développement de la Corse, et des vrais intérêts des Corses. Un plan forgé dans la concertation dès l'origine, et adopté dans le respect de la démocratie ; et non pas un plan imposé par la force. »