Collectivité Territoriale de Corse

Réunion du comité de suivi du DOCUP

Vendredi 8 Avril 2005



Réunion du comité de suivi du DOCUP
Le Comité de suivi du DOCUP s'est réuni ce vendredi 8 avril sous la co-présidence de Pierre-René Lemas, Préfet de Corse et d'Ange Santini, Président du Conseil exécutif, en présence des représentants des services de la Commission européenne, de la DATAR et des ministères concernés.

L'ordre du jour était articulé autour de deux volets principaux :

  • l'examen de l'état d'avancement du DOCUP, qui couvre la période 2000 - 2006
  • le point sur les principales dispositions des propositions de règlements de la Commission sur la future politique de cohésion de la période 2007 - 2013.

Concernant l'état d'avancement du programme, le Préfet et le Président du Conseil exécutif ont rappelé que la Corse avait bénéficié de la réserve de performance en 2004 et qu'elle avait évité tous les ans les « dégagements d'office » prévus par les règlements pour les tranches de crédits ne se réalisant pas conformément au rythme prévu.

A l'heure actuelle, le programme, d'un montant total de près de 450 millions d'euros dont 188 millions d'euros de crédits européens, est programmé à 83 % et payé à hauteur de 47 %.
Il a été rappelé que l'ensemble des maîtres d'ouvrage, publics et privés, devaient continuer à se mobiliser fortement pour la réalisation et l'achèvement des opérations programmées (routes, chemin de fer, eau, assainissement, actions de formation professionnelle, projets agricoles, pêche, aquaculture,...).

A propos de la future politique de cohésion, les représentants des services de la Commission européenne ont présenté les principaux aspects des règlements actuellement en cours de négociation à Bruxelles, en rappelant qu'au 1er janvier 2007, la Corse sortira de l'objectif 1 réservé aux régions en retard de développement et rejoindra l'objectif « Compétitivité et Emploi ».

Le Président Santini a rappelé à cette occasion qu'il était indispensable que la Corse anticipe cette évolution importante. Il a insisté devant les représentants des autorités nationales et communautaires sur la nécessité pour la Corse de faire l'objet d'un traitement spécifique qui se justifie par trois raisons essentielles :

  • la Corse est la seule région française à sortir de l'objectif 1 en 2007
  • elle cumule les handicaps géographiques de l'insularité et des zones de montagne
  • enfin, son PIB par habitant reste le plus faible de France.