Collectivité Territoriale de Corse

SNCM : Dialogue social et continuité territoriale

Lundi 14 Février 2011

Communiqué de Paul Giacobbi, Député de la Haute-Corse et Président du Conseil exécutif de Corse, Dominique Bucchini, Président de l'Assemblée de Corse, Paul-Marie Bartoli, Président de l'OTC.



SNCM : Dialogue social et continuité territoriale
La Collectivité territoriale de Corse est, de par la loi, responsable du respect de la continuité territoriale
essentielle pour l’île , ses habitants et ses entreprises. Elle établit des obligations de service public afin d’organiser la desserte et elle attend des compagnies maritimes que les liaisons soient assurées avec régularité et fiabilité.

Nous regrettons que le département des Alpes-Maritimes n’ait pas engagé de concertation avec la CTC
pour maintenir les horaires et les fréquences du port de Nice. Cette attitude est de nature à fragiliser les liaisons Corse-Continent français.  Elle complexifie la mission des compagnies.  Pour autant, nous constatons que la SNCM assume ses engagements quant au respect des obligations de service public conformément  à la réglementation. Il reste qu’elle ne peut brader ses actifs tels le siège social ou les navires acquis grâce à la dotation de continuité territoriale.

La desserte de la Corse connaît une désorganisation due notamment à un surdimensionnement de l’offre et à une guerre des prix entre compagnies qui ne reflète pas la réalité économique.

Au quinzième jour d’un conflit interne à la SNCM qui oppose les personnels  et leur direction, nous sommes dans l’obligation de reconnaître que nos interventions destinées à favoriser une issue positive à ce conflit n’ont pas abouti. Nous le déplorons.

L’envoi de plusieurs lettres aux salariés annonçant l’ouverture d’une procédure disciplinaire voire de licenciement vient renforcer les crispations. La CTC se trouve donc confrontée à une obligation qui découle de ses responsabilités d’autorité délégante et se doit d’intervenir, non pas pour s’immiscer dans la vie de l’entreprise, mais pour explorer les voies et moyens d’un retour à la normale sur la desserte de
service public entre le continent et la Corse. En l’état, nous ne pouvons que nous tourner vers les deux actionnaires principaux que sont l’Etat (25 % du capital social) et Veolia (66 % du capital social) afin qu’ils reviennent à la table de négociation. Dans l’immédiat nous prenons attache avec le cabinet du
Premier ministre et la direction de Veolia en ce sens.

Pour notre part, nous sommes disposés à tout moment à participer à une table ronde autour de laquelle toutes les parties seraient conviées par le ministre des transports. Cette proposition  est, selon nous, de
nature à ramener la sérénité dans l’entreprise et une reprise du service public que les usagers attendent légitimement avec impatience.

Le dialogue social interne à la SNCM devrait préserver la Corse de toute rupture de continuité territoriale dans l’intérêt des habitants et des entreprises.