Collectivité Territoriale de Corse

Séance publique des jeudi 17 et vendredi 18 juillet 2014 : extraits de l’allocution d’ouverture du Président de l'Assemblée de Corse

Jeudi 17 Juillet 2014



Dominique Bucchini, Président de l'Assemblée de Corse
Dominique Bucchini, Président de l'Assemblée de Corse
Mes chers collègues,           

Vous comprendrez, au vu d’un ordre du jour chargé, que je limite mon propos introductif.          

Le cas échéant, d’ailleurs, il conviendra de poursuivre nos travaux samedi et dans la mesure où une session extraordinaire ne peut excéder deux jours, j’ai pris la précaution de vous adresser une convocation en délai abrégé à cet effet.           

Je dois cependant évoquer en préalable deux sujets d’actualité majeurs : il s’agit d’une part, des conflits sociaux qui affectent -ou ont affecté- notre île, et d’autre part, de la venue de Madame la ministre de la Décentralisation demain matin dans cet hémicycle.           

La Corse a connu une quinzaine sociale particulièrement agitée

Si le conflit social de la SNCM a focalisé l’attention, une autre grève perturbe depuis plusieurs semaines la distribution du courrier dans la région d’Ajaccio, tandis que les transports en commun de la capitale régionale sortent d’un mouvement d’ampleur.          

Chacun aura bien entendu son appréciation à l’égard de ces revendications, de leurs motivations, et des moyens employés pour les faire valoir. Je n’ai aucune intention d’ouvrir ici un débat improvisé.          

Vous conviendrez, cependant, que la longueur inhabituelle de ces grèves reflète une situation économique et sociale qui ne cesse de se dégrader.  Elles constituent, à mon humble avis, autant de signaux d’alerte qui appellent des réponses de fond.          

S’agissant de la SNCM, permettez-moi d’observer que le préavis avait été déposé voici un mois, et qu’il a fallu quarante-cinq jours pour proposer une solution transitoire. Et dans la mesure où, précisément, le règlement durable de ce dossier reste à définir, je crois nécessaire de chercher à calmer le jeu, et de privilégier le sens des responsabilités plutôt que risquer de mettre de l’huile sur le feu.           

Le Premier ministre a montré un souci d’apaisement en recevant immédiatement une délégation de responsables socio-professionnels, et en prévoyant des mesures d’indemnisation dont, je l’espère, la mise en œuvre sera facilitée. Dans le même esprit, il pourrait recevoir les représentants des salariés et de l’encadrement qui l’ont sollicité à cet effet.

Nous allons recevoir, vendredi, Madame Marylise Lebranchu

En choisissant d’intervenir ici, dans ce « sanctuaire »  de la démocratie régionale, la ministre de la décentralisation entend donner à sa visite une portée davantage politique que technique.          

Ce geste doit être salué alors que nous allons entrer dans le vif du sujet. Jusqu’à présent, la CTC a eu tout loisir de définir un cadre de propositions, qui a obtenu un large assentiment sur le bien-fondé d’une réforme, mais des degrés d’adhésion variables quant à ses modalités ; tandis que de son côté, le gouvernement réagissait au plan des principes, invoquant également des conditions de faisabilité.          

Etant rappelé que notre Assemblée n’a pas d’injonction à adresser au gouvernement et encore moins au Parlement, il va nous falloir rechercher ensemble des solutions. Ces réponses devront être adaptées aux enjeux prioritaires que nous avons soulevés ici, elles devront être efficaces et acceptables communément.          

Dans cet esprit, il convient de se féliciter que le fil du dialogue ne soit pas rompu : souhaitons que nos échanges s’avèrent à la fois francs et féconds.

Je tenais, enfin, à saluer les bons résultats des lycéens insulaires au baccalauréat

Notre jeunesse peut être fière d’arriver en tête des Académies pour le bac général comme pour le bac technologique. Ce résultat doit aussi à l’implication active des personnels du Rectorat et des enseignants.          

Il vient démontrer que l’augmentation des moyens s’avère rapidement payante, et que l’Education représente bien un investissement pour l’avenir.          

Pour autant, gardons-nous de toute autosatisfaction, car le Recteur a souligné que la Corse restait en queue des régions pour les sorties sans qualification, mais aussi pour la poursuite d’études universitaires.
Ce sont-là, Monsieur le Président du Conseil exécutif, deux sujets de préoccupation qui exigeront toute notre attention, dans le cadre bien entendu de nos compétences, mais aussi de l’effort que l’on pourrait demander à l’Etat au titre des discussions en cours.

Il convient malheureusement de nous incliner devant les victimes de l’accident d’avion d’Urtaca.

En votre nom, je présente nos condoléances aux familles des victimes, et je renouvelle notre soutien aux sauveteurs pour leur dévouement opérationnel incessant.

Avant de conclure,

je tiens à adresser tous nos voeux de rétablissement à Laurence Casanova.        
Fonctionnaire émérite, aussi discrète que dévouée à notre collectivité, la directrice des ressources humaines est confrontée actuellement à une période difficile.              
En votre nom, je souhaite  lui manifester un soutien attentif et chaleureux.