Collectivité Territoriale de Corse

U patrimoniu architetturale

Lundi 22 Septembre 2014



I siti è i munimenti, priurità di a CTC

U patrimoniu architetturale
Per via di tranferimentu di cumpetenze cù a lege di u 22 di ghjennaghju di u 2002, a Cullecttività Territuriale di Corsica hè diventata pruprietaria di sti è munimenti classati o scritti pruprietà di u Statu, chì ne deve assicurà a cunservazione, a rimudernatura, l'intrattenimentu è migliurazione di e cundizione d'accolta è di visita di u publicu.


De par le transfert de compétences intervenu en janvier 2002, la Collectivité Territoriale de Corse finance et programme les restaurations sur les monuments historiques : elle est la seule collectivité de niveau régional à le faire sur le territoire national. 

Le décret du 18 novembre 2003 précise la liste des 15 immeubles classés monuments historiques appartenant à l'Etat et transférés à la CTC :
- la tour d'Erbalunga à Brando, torra d'Erbalonga in Brandu
- la tour de Torra à Nonza, torra di Nonza
- la tour d'Albo à Ogliastro, torra d'Albu in Ogliastru
- la tour de Negro à Olmeta-di-Capocorsa, torra di Negru in Olmetu di Capicorsu
- la tour de Santa Maria della Chiapella à Rogliano, torra di Santa Maria di a Chjapella in Ruglianu
- la tour de Miomo à Santa-Maria-di-Lota, torra di Miomu in Santa Maria di Lota
- les tours de Capo Nero et de Capo di Muro à Coti Chiavari, torra di Capu neru è torra di Capu di Muru in Coti Chjavari
- la tour de Fautea à Zonza, torra di Fautea in Zonza

Tous les édifices, tous les objets protégés sont des édifices ou des objets importants...


La restauration du patrimoine immobilier

Les opérations de conservation et de restauration réalisées sur les immeubles protégés au titre des Monuments Historiques, parce qu'elles touchent le cœur même du patrimoine, constituent certainement la partie la plus emblématique et la plus visible de la politique menée par la CTC dans ce secteur de compétences et mobilisent le plus de moyens (loi de 2002) : "La CTC conduit les études et définit les actions qu'elle entend mener en matière de patrimoine protégé, de travaux de conservation et de mise en valeur des Monuments Historiques").

La CTC intervient également en faveur du patrimoine non protégé et soutient ainsi financièrement les propriétaires de monuments en phase de programmation ou d'exécution de travaux (près de 110 opérations sont en cours de réalisation).

Les orgues et les cathédrales

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Les orgues 

Dans le cadre des missions dévolues par la loi de 2002, la Collectivité Territoriale de Corse est en charge de la conservation du patrimoine organistique. 
Le corpus des orgues tient une place privilégiée dans le patrimoine de la Corse : il se distingue tant par une importance quantitative que par des états de conservation archéologique exceptionnels. 

Au-delà de leur qualité et de leur spécificité organologique, les orgues de Corse présentent une valeur mobilière particulièrement rare aux caractères contrastés : 
  • style raffiné de nombreux buffets, 
  • caractéristiques inconnues ailleurs des monumentales tribunes en poupe de navire, 
  • originalité du décor peint. 
L' orgue apparaît comme un exceptionnel moteur d'animation du patrimoine corse. La Collectivité Territoriale de Corse est attentive à la préservation de ce patrimoine, protégé ou non protégé et accompagne sa conservation. 

La Cathédrale Santa Maria Assunta d'Ajaccio  
La Cathédrale d'Ajaccio est un édifice du XVIe siècle au plan en croix latine avec un transept peu marqué et surmonté d'un dôme à la croisée de ce transept qui appartient encore à l'esprit de la Renaissance. 
Par décret du 18 novembre 2003, l'Etat a transféré à la Collectivité Territoriale de Corse la propriété de la cathédrale d'Ajaccio, cas unique au plan national.

Une opération spécifique de restauration : le programme de sauvegarde des chapelles à fresques

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La volonté interventionniste de la CTC dans le domaine du patrimoine s'est manifestée notamment à travers le dispositif de réhabilitation des chapelles à fresques de Corse soit 14 édifices protégés au titre des Monuments Historiques appartenant pour la plupart à des petites communes de l'intérieur.

Ce patrimoine emblématique et remarquable, reconnu dans sa valeur historique et artistique menacé de dégradations irréversibles, voire de disparition est constitué par les plus anciens décors monumentaux insulaires conservés, datés entre la fin du XIVe Siècle pour la chapelle de Sainte Marie des Neiges à Brando, et le début du XVIe Siècle pour la chapelle de Saint Thomas de Pastureccia à Castello di Rostino.

Improprement désignées sous la dénomination "chapelles à fresques" (cette technique repose sur l'application des pigments sur un enduit frais, ce qui n'est pas le cas des peintures murales corses).

Les programmes iconographiques des chapelles caractérisés par une grande richesse chromatique restent encore aujourd'hui partiellement interprétables.

Compte tenu de l'éparpillement des édifices et de la faiblesse des communes propriétaires, la CTC a engagé une démarche fortement volontariste avec la mise en place d'un dispositif approprié visant à réaliser ce programme complexe de manière homogène, assurer sa bonne exécution matérielle et financière et garantir la qualité scientifique des interventions.
Il a été nécessaire pour réaliser cette opération complexe de la façon la plus homogène possible avec les meilleures garanties financières et scientifiques de mettre en place un dispositif approprié. Ce dernier associe l'Etat dans le cadre du PEI et s'appuie sur la convention de mandat, une délégation de certaines attributions des communes au bénéfice de la CTC qui assure le préfinancement de l'opération et le suivi des travaux de restauration.

Cette intervention fait la démonstration que la CTC peut conduire des opérations en lieu et place des petites communes démunies face à la complexité de tels projets, tant du point de vue technique et scientifique, qu'au niveau administratif et financier.

Une opération exemplaire qui touche à sa fin.

Les travaux de restauration des 4 édifices faisant partie de la 1ère tranche du programme sont achevés (San Quilicu de Cambia, Santa Maria di e Neve à Brando, San Nicolao à Sermano, Santa Cristina à Valle di Campoloro), ainsi qu'une majorité des édifices concernés par la 2ème tranche dont les travaux ont été réceptionnés en 2013 (La Trinité d'Aregno, San Michel di Castirla, San Michele de Murato et Santa Maria Assunta de Pruno).
La 2ème tranche de travaux se clôturera avec San Tumasgiu di Pastureccia à Castello di Rostino, et San Pantaleon de Gavignano dans le courant de l'année 2015.
La restauration de Santa Maria Assunta de Furiani prévue dans la 3ème tranche a été entamée en 2013 et doit s'achever fin 2014. Cette dernière tranche sera complétée avec l'Oratoire Saint Antoine de Calvi et Santa Maria Assunta di Favalello fin 2015.


Vidéo réalisée par le CRDP de Corse - Les chapelles à fresques


Couvents - fortifications

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Les couvents 

Si la Corse ne compte que peu d'édifices publics anciens et quelques rares châteaux, elle possède un ensemble important de couvents répartis sur son territoire qui ont joué un rôle éminent dans l'histoire et la société corses. 

Les fortifications : tours et citadelles 

De par le transfert de compétences, la Collectivité Territoriale de Corse est devenue propriétaire de neuf tours littorales et de trois hectares dans la Citadelle de Bonifacio. 
Lors de la construction du Musée de la Corse, elle avait fait l'acquisition de la partie haute de la Citadelle de Corte. 
Les citadelles, témoins irremplaçables de l'histoire mouvementée de la Corse, représentent des monuments très importants et complexes dont l'entretien ou la restauration peuvent s'avérer onéreux. 
La CTC aentrepris, dès 2005, un programme global d'études puis de restauration de ces ensembles (tours et citadelles).

La reconversion du patrimoine : le site Mautlaur à Bonifacio

Outre le transfert des sites archéologiques, les 3 ha du site de la caserne Mautlaur sur la Commune de Bonifacio ont intégré le domaine privé de la CTC.

Une étude lancée en 2011 visant à poser la problématique de reconversion du site Mautlaur a été menée par le cabinet les "Maîtres du Rêve".
L'étude, réalisée en concertation avec l'ensemble des acteurs locaux, a permis de mettre en exergue les potentialités du site et l'ensemble des contraintes inhérentes à ce type de reconversion, de préfigurer le type d'occupation pouvant être envisagé (habitat, commerce, activités, équipements publics...).

Enfin, les conclusions de cette étude ont esquissé les 1ères orientations d'aménagement sous forme d'un pré-schéma directeur reprenant les principes de desserte et la localisation des programmes. Validées lors de la séance de l'Assemblée de Corse du 15 mars 2013, ces grandes orientations  sont aujourd'hui suivies d'une seconde phase qui vise notamment à traduire un plan directeur d'aménagement, sous maîtrise et coordination du projet de la CTC assistée d'une équipe pluridisciplinaire.

Au terme de cette étape, à l'été 2014, le programme de reconversion du site Mautlaur pourra amorcer sa phase opérationnelle.

Pour autant, dès l'automne 2013, les 1ères consultations de maîtrise d'œuvre relative à la démolition ont été lancées ainsi que le programme de restauration-conservation de la chapelle de Sainte-Marie Madeleine, protégées au titre des Monuments Historiques. L'Institut de recherches archéologiques préventives (INRAP) a réalisé le diagnostic archéologique du site Mautlaur entre janvier et février 2014.