Collectivité Territoriale de Corse

U patrimoniu vivu

Mercredi 27 Novembre 2013

La Collectivité Territoriale de Corse initie et soutient des actions permettant la diffusion des connaissances et la promotion des sites du patrimoine corse.



Faire connaître : la mise en valeur du patrimoine

U patrimoniu vivu
A missione di u patrimoniu vivu intervene in i duminii di storia, di l'antrupulugia è hà per scopu u strudiu, a salveza è a messa in valore di e pratiche, di i sapè fà, di i testimonii materiali è immateriali presenti nantu à u territoriu corsu.

A missione lessa in opera in pettu à u patrimoniu in u 2012 assegna à favurizà a trasmissione di a lascita culturale immateriale valurizeghja l'atori di u patrimoniu, è participeghja à un prugettu di territoriu attrazzu di un sviluppu locale.

Deux axes forts, les études et la valorisation



Les études

Les recherches menées sur l'agriculture, permettent de mieux comprendre l'occupation de l'espace, l'organisation du bâti, ainsi que les activités et les pratiques. Il s'agit de montrer la richesse et la complémentarité entre patrimoine matériel et immatériel.
Les dominantes agricoles s'articulent autour de la culture de l'olivier, du blé, de la vigne et du châtaignier.
Pour l'année 2013, les 1ères enquêtes et visites de terrain sont centrées sur les moulins, afin de mieux connaître, conserver et valoriser un patrimoine remarquable de nos rivières.

Ainsi, la collaboration avec l'Office de l'environnement de la Corse sur les sentiers du patrimoine de Lama et de Serra di Scopamene, dans le cadre du projet européen "Rando" permettra à terme, de participer à un véritable maillage du territoire englobant l'ensemble des acteurs du patrimoine culturel pour une réelle cohésion des actions.

La valorisation

La mission du patrimoine vivant propose un soutien scientifique, technique et financier aux porteurs de projets. Elle sensibilise également les acteurs dans leur dynamique de projets sur les territoires.
Un objectif fort de la mission vise à la diffusion de la recherche et à la valorisation par la mise en place d'un label "patrimoine corse".
Il est destiné à reconnaître l'intérêt d'un moulin, d'un four à pain, d'une bergerie, d'un pailler, mais aussi des pratiques et de la mémoire qui s'y rattachent. 
Ces lieux, véritables marqueurs identitaires, peuvent être au centre de projets économiques et sociaux.

Priorité à une politique publique en faveur du patrimoine culturel immatériel

U patrimoniu vivu
En 2003, l'UNESCO adopte la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI). Ratifiée par la France en 2006, elle définit le PCI comme étant un patrimoine vivant et évolutif.
Cette initiative sensibilise le public, favorise le dialogue, encourage la diversité culturelle et la créativité.

Ainsi le PCI est un "patrimoine vivant, transmis de génération en génération, recréé en permanence, reconnu par une communauté et procurant un sentiment d'identité et de continuité". Associé au patrimoine matériel, il ouvre des perspectives de développement économique et social.

Dès les années 1990, la CTC avait perçu l'évolution de la notion de patrimoine avec l'ouverture en 1997 du musée régional d'anthropologie.
En 2005, la délibération de l'Assemblée de Corse reconnait la polyphonie corse comme étant un élément remarquable du patrimoine insulaire, préalable à l'inscription du Cantu in Paghjella sur la liste de sauvegarde de l'UNESCO.

Ces initiatives montrent l'intérêt de la CTC pour la reconnaissance, la valorisation et la transmission du PCI.
Le recensement des acteurs du PCI, sous la forme d'un annuaire numérique prochainement mis en ligne et la réalisation d'une exposition, présentée en 2015, marquent une nouvelle étape de sensibilisation du grand public.