Collectivité Territoriale de Corse

Un aménagement équilibré et durable

Mardi 11 Février 2014

Quelques chiffres
36,1 habitants/km2 de densité de population régionale au 01/01/2012 (115,6 hab/km2 de moyenne nationale)
56 % de la population vit en zone urbaine en 2010

En 2009
80 % du territoire et 97 % des communes concernent le rural
29,6 habitants/km2 de densité de population en zone rurale
76,1 habitants/km2 de densité de population des aires urbaines 1046,7 habitants/km2 de densité de population en zone urbaine
13 animateurs sur 6 territoires qui portent le discours de la CTC



Dans l’exercice de sa compétence d’aménagement du territoire, la CTC veille à répondre aux besoins des populations par une répartition équilibrée des principales infrastructures et équipements dont elle exerce la maîtrise d’ouvrage.

Ainsi en est-il, par exemple, du réseau routier, des équipements hydrauliques, du patrimoine culturel, des établissements d’enseignement secondaire et des structures sportives qui y sont associées.

L’objectif de la Collectivité demeure la recherche d’équilibre et d’équité entre les différentes composantes territoriales de l’île. Les programmes d’aides aux communes (réalisation des infrastructures de base d’eau et d’assainissement et équipements collectifs) tout comme les aides aux associations concourent à la dynamisation de l’intérieur et à la lutte contre la déprise humaine. Avec la couverture totale du territoire par des EPCI à fiscalité propre (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale) aux compétences élargies et dotés d’une réelle capacité de maîtrise d’ouvrage, la CTC sera à même de rationaliser ses interventions.
Dans ce contexte, les intercommunalités seront la base d’appui de l’action et sont donc amenées à devenir des interlocuteurs forts nécessitant une articulation avec l’actuelle échelle d’action orientée sur les bassins de vie.
  • L’organisation du développement territorial se traduit par : des compétences et des moyens réunis autour de projets intercommunaux en articulation avec l’échelle d’action orientée sur les bassins de vie ainsi que le soutien des opérations réalisées enintercommunalité
  • une appréciation des démarches d’intercommunalité de gestion ou d’intercommunalité de projet impliquant une solidarité croissante entre les communes
  • un état des démarches engagées dans le cadre de la constitution des SCOT et des agendas 21.
Cette approche territoriale apparaît comme un mode pertinent, car pluriel, de mise en œuvre de ces politiques de développement, a fortiori du développement durable. C’est en effet un bon échelon, particulièrement pour la Corse, pour l’intégration de ces problématiques, pour la concertation élargie et la mobilisation partenariale des acteurs, pour la traduction du développement durable en actions concrètes, lisibles et surtout compréhensibles par le plus grand nombre. Elle permet notamment de travailler sur la base de diagnostics territoriaux et des cadres stratégiques produits, en cohérence avec les actions menées notamment dans le cadre des Agendas 21, celles du Parc Naturel Régional de Corse, pour appréhender les contraintes et autres « rugosités », les dynamiques territoriales à l’œuvre (urbanisation, « rurbanisation », mosaïques spatiales, enclavement/désenclavement), la recherche d’un équilibre territorial, l’organisation des polarités, la justice socio-spatiale.

Une prise en compte des spécificités des territoires par les politiques publiques

Cette démarche a pour l’heure été amorcée avec un ensemble de dispositions constituant un socle pour la mise en œuvre des politiques territorialisées prenant en compte les critères de performance et responsabilité économique, sociétale et environnementale :
  • à destination des porteurs de projets (renforcement de l’ingénierie locale) pour une prise en compte des enjeux contemporains en matière de développement durable, d’innovation (énergies propres, développement numérique au service du développement économique)
  • réalisations innovantes ayant une forte liaison au territoire (valorisation des ressources locales)
  • l’approche par territoires avec un découpage en 9 bassins de vie
  • la présence de la CTC à travers des correspondants locaux constituant autant de relais de l’action dans ces territoires.
La complémentarité des interventions à différentes échelles est mise en œuvre avec :
  • au niveau du fonctionnement interne, la mise en pratique du principe de transversalité : travail d’ensemble des agents et directions avec mise en cohérence des politiques et objectif de rationalisation des interventions/mutualisation des moyens
  • la prise en compte du contexte territorial : dispositif sur l’ensemble du territoire dans le respect des disparités territoriales
  • la bonne gouvernance et la cohérence politique : les enjeux contemporains du développement durable comme socle des projets avec une sensibilisation des partenaires (communication,information)
  • la contribution à l’observation, aux études, à l’évaluation des politiques publiques au service d’un développement équilibré
  • l’appui à la conduite de projet pour favoriser cette prise en compte à différentes étapes d’élaboration des projets (diagnostics/projetsde territoire), appui à la participation locale
  • des outils coopératifs, des moyens et un système d’information géographique dédiés
  • la tenue de tableaux de bord de suivi des dynamiques territoriales (caractéristiques administratives, inventaire des équipements, état des lieux et cartographie des projets) et de fiches actions par territoire (critères : recensement des acteurs/action, objectifs, résultats attendus, impacts, plus-values, dimension intercommunale, soutenabilité environnementale et sociale, suivi-évaluation...).