Collectivité Territoriale de Corse

VIDEO / Gilles Simeoni « La Corse avance de façon irréversible sur le chemin de l’émancipation. Nous surmonterons toutes les difficultés. »

Mardi 6 Septembre 2016




Sgiò
 Presidente,


Care
 culleghe,
 cari
 culleghi,


Hè
 un
 piacè
 tamantu
 di
 ritruvà
 vi
 oghje
 dopu
 à
 iss'estate.
 È
 ancu
 se
 no
 ci
 simu
 visti
 qualchi
 volte, 
l’uni 
è 
l’altri,
 ritruvà 
ci
 di
 manera
 cullettiva
 hè 
di
 sicuru 
un
 piace.



Il
 est
 d’usage
 que
 le
 Président
 du
 Conseil
 exécutif
 de
 Corse
 dresse,
 à l’occasion
 de
 la
 première
 session
 ordinaire
 de
 rentrée,
 un
 bilan
 des
 mois
 écoulés
 et
 trace
 des
 perspectives
 sur
 l’année 
à
 venir.


Je
 ne 
me 
prêterai 
pas
 aujourd’hui 
à
 cet 
exercice, 
le 
reportant
 à
 une
 prochaine 
session.

Nous
 avons
 en
 effet
 une
 séance
 particulièrement
 chargée,
 avec
 à
 l’ordre
 du
 jour
 deux
 dossiers
 dont
 la 
réussite
 conditionne
 largement
 notre
 avenir 
collectif
 :

 
  • Celui
 des
 transports
 maritimes,
 dans
 lequel
 le
 rapport
 présenté
 par
 Jean‐Félix
 Acquaviva,
 Président
 de 
l’Office 
des
 transports,
 peut 
permettre
 à 
la 
Corse
 de
 rompre
 avec
 un
 système
 qui,
 pendant
 des
 décennies,
 a
 été
 synonyme
 de
 dépendance
 économique,
 de
 gaspillage 
d’argent
 public
 et
 d’opacité.
 Pour
 ouvrir 
une
 nouvelle
 ère
 qui
 doit
 permettre
 à
 la
 Corse
 de
 maîtriser
 ses
 transports
 maritimes,
 en
 conciliant
 service
 public,
 efficacité
 économique,
 respect
 du
 droit,
 maîtrise
 de
 l’argent
 public,
 respect
 des
 droits
 sociaux,
 avec
 pour
 finalité
 supérieure
 l’intérêt
 général
 et
 les
 intérêts
 collectifs
 du 
peuple
 corse

  • Celui
 de 
la 
création 
de 
la 
collectivité 
dite 
« 
unique 
», 
en 
fait 
la 
nouvelle
 Collectivité de
 Corse,
 au
 1er
 janvier
 2018.
 Un
 outil
 au
 service
 de
 l’émancipation
 politique,
 économique
 et 
sociale 
notre île. 
Un 
outil 
que
 nous
 devons 
construire 
plus 
que
 jamais
 en
 étroite
 concertation
 entre
 les
 trois
 collectivités
 concernées
 par
 la
 fusion,
 avec
 leurs
 élus,
 leurs
 personnels,
 et
 avec
 les
 territoires
 qui
 doivent
 y
 trouver
 la
 garantie
 d’une 
action
 de
 proximité 
renforcée,
 d’un
 équilibre
 territorial
 assuré,
 d’une 
solidarité
 et 
d’une
 cohésion
 concrètes 
et
 effectives
 entre 
toutes 
les 
régions 
et 
pieve
 de
 Corse.


Je
 souhaite 
donc 
laisser 
toute 
la 
place
 à
 ce 
débat 
mais 
je 
voudrais 
simplement
 tirer 
quelques
 enseignements 
rapides
 d’évènements 
marquants 
survenus
 cet 
été 
:


1)
 D’abord
 le
 drame
 récurrent
 des
 accidents
 de
 la
 route,
 qui
 fauchent
 et
 brisent
 de
 trop
 nombreuses
 vies,
 et
 endeuillent
 autant
 de
 familles.
 Nous
 avons
 engagé
 des
 actions
 de
 fond
 sur
 certaines
 causes.
 La
 disparition
 cruelle
 de
 notre
 ami
 et
 frère
 de
 lutte
 Claude
 Cesari
 qui
 nous
 a
 conduits
 à
 initier
 une
 réflexion
 et
 une
 action
 de
 fond
 sur
 la
 divagation
 animale.
 Les
 efforts
 d’investissement
 en
 matière
 routière
 intégreront
 également
 mieux
 qu’ils
 ne
 le
 faisaient
 jusque‐là
 la
 sécurisation
 prioritaire
 des
 axes
 délaissés
 ou
 accidentogènes.
 Reste
 un
 terrible
 constat
 :
 notre
 jeunesse
 paie
 un
 lourd
 tribut
 à
 ce
 moloch
 des
 temps
 modernes.
 Là
 aussi,
 la
 Collectivité
 territoriale
 de
 Corse,
 en
 charge
 des
 intérêts
 matériels
 et
 moraux
 de
 ce
 peuple
 corse,
 et
 au
 premier
 chef
 de
 ceux
 de
 la
 jeunesse,
 doit
 avoir
 une
 action
 volontariste
 renforcée
 sur 
les 
multiples 
facteurs
 à
 l’origine
 de 
ces 
drames
 : 
la 
vitesse, 
l’alcool, 
sans 
doute
 aussi 
le 
mal‐être... 
Cet 
axe
 d’intervention 
fera 
l’objet 
de 
développements 
spécifiques
 dans 
le
 cadre
 du 
Pacte 
en 
faveur
 de 
la 
jeunesse 
que 
le 
Conseil 
exécutif 
proposera 
à
 votre
 Assemblée
 dans 
les 
prochaines
 semaines.


2)
 Deuxième
 élément
 marquant
 de
 l’été 
:
 le
 retour
 des
 incendies,
 souvent
 d’origine
 criminelle,
 aux
 effets
 ravageurs.
 Il
 suffit
 de
 quelques
 séquences
 comme
 celle
 qu’a
 vécue
 la
 Conca
 d’Oru 
pour 
anéantir
 des
 années
 d’efforts 
et 
transformer 
un 
paradis 
en 
désert
 lunaire.
 Je
 tiens
 d’abord
 à
 rendre
 un
 hommage
 public
 appuyé à
 toutes
 celles
 et
 tous
 ceux
 qui
 combattent
 les
 incendies
 :
 les
 pompiers,
 les
 sapeurs
 forestiers,
 l’ensemble
 des
 personnels
 civils 
et 
militaires,
 mais 
aussi
 les
 élus,
 agriculteurs, 
citoyens,
dont 
l’action
 a
 permis
 de
limiter
 les
 dégâts
 matériels
 et
 de
 préserver
 les
 vies.
 Je
 réaffirme
 ensuite
 que
 la
 Collectivité
 territoriale
 de
 Corse
 sera
 aux
 côtés
 des
 territoires
 impactés
 par
 les
 incendies,
 pour
 en
 réparer
 les
 conséquences
 ruineuses.
 Et
 je
 pense
 enfin
 que
 ce
 qui
 s’est
 passé
 cet
 été
 doit
 impérativement
 nous
 conduire
 à
 une
 réflexion
 renouvelée
 en
 matière
 de
 prévention,
 d’installation
 d’agriculteurs,
 de
 gestion
 des
 massifs,
 de 
déploiement
 et
 de
 renforcement 
des
 moyens
 de
 lutte
 pour
 nous
 donner
 les
 moyens
 de
 combattre
 efficacement
 un
 fléau
 que
 les
 effets
 du
 réchauffement
 climatique 
risquent 
d’aggraver.


3) Après 
les
 incendies,
 et
 sans
 lien
 de 
cause 
à
 effet, 
la 
visite
 de 
deux
 ministres 
: 
M.
 Baylet, 
à
 qui
 nous
 avons
 formulé
 des
 propositions
 précises
 sur
 le
 détail
 desquels
 je
 ne
 reviens
 pas,
 et
 M.
 Urvoas,
 devant
 lequel
 nous
 avons
 à
 nouveau
 insisté,
 avec
 d’ailleurs
 les
 autres
 élus
 de
 tendances
 différentes,
 sur
 l’urgence
 à
 conforter,
 par
 des
 gestes
 forts
 concernant
 les
 prisonniers 
politiques,
 la 
volonté 
et 
la 
logique
 d’apaisement
 irréversible 
mises 
en 
œuvre
 par
 toutes
 les
 forces
 politiques
 corses
 et
 par
 l’ensemble
 de
 notre
 société.
 Là
 encore,
 le
 temps
 des
 réponses 
est 
venu. 
Leur 
contenu
 permettra 
de 
savoir 
si 
le 
Gouvernement 
et 
l’Etat 
ont
 la
 volonté
 de 
s’inscrire 
dans 
la 
recherche 
loyale 
d’une
 solution
 politique.

 
4) En
 cette
 rentrée,
 comment
 également
 ne
 pas
 évoquer
 le
 rapport
 de
 l’INSEE,
 en
 date
 de
 juillet 
2016, 
qui 
confirme 
la 
progression 
de 
la 
précarité
 et 
de
 la
 pauvreté
 dans 
l’île. 
Un 
chiffre
 objectif
 et
 désormais
 officiel,
 permet
 de
 prendre
 la
 mesure
 de
 la
 gravité
 de
 la
 situation
 :
 1
 habitant
 sur
 5,
 soit
 60.000
 personnes,
 vit
 en
 Corse
 avec
 moins
 de
 970
 €
 mensuels,
 et
 parmi
 ces
 personnes,
 la
 moitié
 vit
 avec
 moins
 de
 760
 €
 mensuels.
 Il
 ne
 s’agit
 pas
 simplement
 d’un
 problème
 économique
 ou
 social.
 Il
 s’agit
 là
 d’un
 problème
 politique
 majeur,
 qui
 ébranle
 les
 fondements
 même
 de
 notre
 société,
 en
 accentuant 
l’isolement
 et 
l’exclusion,
 en
 portant 
les
 germes
 de
 la
 révolte
 sociale,
 en
 provoquant
 le
 développement
 réactionnel
 d’une
 économie
 parallèle,
 en
 condamnant
 toute
 une
 partie
 de
 notre
 jeunesse
 à
 un
 avenir
 incertain
 et
 douloureux.
 Ce 
diagnostic 
implacable 
impose
 une
 réponse
 politique
 de 
fond,
 et
 d’envergure.
 Le
 Conseil
 exécutif
 proposera,
 dès
 la
 prochaine
 session,
 un
 rapport
 proposant
 à
 votre
 Assemblée
 d’ériger
 la
 lutte
 contre
 la
 précarité
 et
 la
 pauvreté,
 il
 faut
 nommer
 les
 choses,
 en
 priorité
 politique,
 et
 soumettant
 à
 votre
 réflexion,
 à
 votre
 avis
 et
 je
 l’espère
 à
 votre
 approbation 
un
 plan 
de
 lutte
 contre
 la 
précarité.

 
5) 
Il
 faut 
enfin 
rappeler 
d’autres
 évènements
 qui 
sont
 les
 symptômes
 de 
problèmes
 profonds
 qui, 
là
 encore, 
menacent 
la 
cohésion
 et 
le 
vivre‐ensemble 
de 
notre 
société
 : 
les 
évènements
 des
 Jardins
 de
 l’Empereur
 en
 décembre,
 les
 évènements
 de
 Siscu
 cet
 été,
 à
 un
 autre
 niveau
 tensions
 au
 moment
 de
 la
 rentrée
 hier
 à
 Bonifaziu,
 désamorcées
 grâce
 à
 l’intervention
 équilibrée
 de
 notre
 collègue
 et
 ami,
 le
 Maire
 Jean‐Charles
 Orsucci,
 mais
 aussi
 une
 kyrielle
 d’incidents
 au
 quotidien,
 qui
 reflètent
 quelquefois
 des
 difficultés
 objectives,
 mais,
 qui
 plus
 sûrement
 encore,
 témoignent
 d’un
 malaise
 profond
 et
 d’un
 vécu
 perçu
 comme
 anxiogène.
 Et
 ce
 d’autant
 plus
 que
 ces
 incidents
 s’inscrivent
 dans
 un
 contexte
 global
 de
 tension
 internationale,
 marqué par 
la
 progression 
du
 fanatisme
 et
 de 
l’intégrisme, 
et
 leur
 expression
 dramatique,
 les
 attaques
 terroristes.
 Là
 encore,
 les
 principes
 qui
 guident
 notre
 action
 sont
 clairs
 :
 rejet
 absolu
 de
 tous
 les
 communautarismes,
 de
 tous
 les
 fanatismes,
 et
 de
 tous
 les
 intégrismes 
; 
refus 
tout 
aussi 
absolu
 de 
tout
 amalgame
 raciste 
ou 
xénophobe 
; 
réaffirmation
 de
 notre
 volonté
 de
 construire
 un
 modèle
 de
 société
 où
 l’appartenance
 au
 peuple
 corse
 ne
 découle
 ni
 de
 l’origine,
 ni
 de
 la
 couleur
 de
 peau,
 ni
 de
 la
 religion,
 mais
 de
 la
 volonté
 de
 s’intégrer
 à
 notre
 communauté,
 en
 en
 adoptant
 la
 langue,
 la
 culture,
 les
 valeurs,
 le
 projet
 collectif.
 Comment
 construire
 ce
 modèle
 ?
 Comment
 donner
 à
 celles
 et
 ceux
 qui
 ont
 choisi
 de
 vivre
 sur
 cette
 terre
 et
 qui
 le
 désirent
 les
 moyens
 de
 devenir
 des
 citoyens
 corses
 à
 part
 entière,
 à
 égalité
 de
 droits
 et
 de
 devoirs
 ?
 Comment
 faire
 vivre
 concrètement
 le
 principe
 de
 tolérance
 religieuse,
 tout
 en
 construisant
 une
 laïcité
 qui
 prenne
 en
 compte
 l’histoire
 et
 la
 culture
 de
 notre
 île,
 profondément
 imprégnée
 de
 culture
 catholique,
 bien
 au‐delà
 de
 la
 stricte
 sphère
 religieuse
 ?
 Comment
 redonner
 à
 la
 Corse
 les
 moyens
 institutionnels,
 politiques,
 culturels,
 linguistiques,
 de
 fabriquer
 des
 Corses
 ?
 Le
 dialogue
 et
 les
 travaux,
 qui
 associeront 
l’ensemble 
de 
la 
société
 et 
les 
représentants 
des 
différents 
cultes 
religieux, 
dont
 le 
principe 
a 
été
 acté 
dans 
notre 
résolution
 du 
28 
juillet 
dernier 
(«
 En
 Corse 
: 
quel 
modèle 
de
 société
 et
 d’appartenance
 citoyenne
 ?
 »),
 devront
 nous
 permettre
 d’apporter
 une
 réponse
 collective 
à 
ces 
questions, 
et 
de 
construire 
un 
pacte
 social 
fort 
et 
partagé.

 
6)
 Enfin 
et 
pour
 finir 
par 
une 
note 
plus 
optimiste, rappelons 
que 
dans 
cette
 nouvelle 
donne,
 la 
Corse 
a 
des 
atouts 
irremplaçables. 
Parmi
 ces 
atouts, 
la 
part 
la 

plus 
précieuse 
de 
son
 capital
 est
 sans
 nul
 doute
 son
 capital
 humain.
Dans
 ce
 capital
 humain
 nous
 devons
 pouvoir
 compter
 sur
 les
 centaines 
de 
milliers 
de 
Corses
 de 
la
 diaspora,
 auxquels 
nous
 devons
 donner
 les 
moyens 
politiques
 et 
institutionnels 
de
 s’impliquer
 dans 
notre 
projet 
collectif. 
Là
 encore,
 le
 Conseil 
exécutif 
soumettra 
à 
votre 
Assemblée
 des 
propositions 
précises 
dans 
les
 semaines
 à 
venir.


Voilà, 
de
 façon
 non 
exhaustive, 
quelques
 épisodes
 marquants 
d’un 
été
 dense,
 laborieux
 pour
 beaucoup
 d’entre
 nous.
 Un
 été
 qui
 nous
 a
 conduits
 à
 renouveler
 notre
 réflexion
 et
 à
 réaffirmer
 notre 
volonté
 de 
maintenir 
le 
cap.



Au
 seuil
 de
 cette
 rentrée,
 je
 voudrais
 également
 saluer
 le
 travail
 exceptionnel
 mené
 par
 l’ensemble
 des
 personnels
 de
 la
 Collectivité
 territoriale
 de
 Corse,
 dans
 un
 contexte
 difficile,
 un
 travail
 dont
 la
 qualité
 est
 soulignée
 y
 compris
 de
 la
 part
 des
 partenaires
 extérieurs
 de
 la
 Collectivité
 :
 services
 de 
l’Etat,
 entreprises,
 associations,
 simples
 citoyens.

Etre
 fonctionnaire
 implique
 des
 droits
 et
 des
 devoirs.
 Je
 considère
 que
 servir
 la
 Corse,
 comme
 élu
 ou
 comme
 fonctionnaire,
 est
 une
 chance
 et
 un
 honneur.

Mais
 la
 réciproque
 est
 vraie
 également
 :
 c’est
 une
 chance
 pour
 la
 Corse,
 et
 un
 atout
 majeur
 pour
 le
 présent
 et
 l’avenir,
 que
 de
 pouvoir
 compter
 sur
 une
 Administration
 et
 des
 fonctionnaires
 dévoués
 à
 l’intérêt
 général
 et
 à
 leur
 pays.


Je
 voudrais
 également
 en
 cette
 rentrée
 saluer
 publiquement
 le
 travail
 exceptionnel
 mené
 par
 chacun 
des 
conseillers
 exécutifs,
 et
 du
 Conseil 
exécutif 
que 
j’ai 
l’honneur
 de 
présider.
 Au
 moment 
où
 la 
vie 
politique
 française 
ou 
européenne 
donne
 trop
 souvent 
l’exemple 
de 
luttes
 de
 pouvoir
 ou
 de
 stratégies
 personnelles,
 j’ai
 la
 chance
 d’être
 le
 Président
 d’un
 Conseil
 exécutif
 composé
 de
 femmes
 et
 d’hommes
 qui,
 de
 l’aube
 jusqu’à
 la
 nuit,
 da
 e
 stelle
 à
 e
 stelle,
 exercent
 leurs
 fonctions
 avec
 un
 seul
 but,
 un
 seul
 objectif,
 une
 seule
 boussole 
:
 respecter
 scrupuleusement
 le
 serment
 que
 nous
 avons
 prêté
 ensemble
 le
 17
 décembre
 dernier,
 être
 au
 service
 exclusif
 de
 l’intérêt
 général,
 de
 la
 Corse
 et
 de
 tous
 les
 Corses
.
 Et
 je
 ne
 doute
 pas
 que
 l’ensemble
 des
 élus
 de
 cette
 Assemblée,
 quel
 que
 soit
 les
 bancs
 sur
 lesquels 
ils 
siègent, 
soit 
animé
 de 
la 
même
 volonté.



Je
 veux
 donc
 au‐delà
 des
 oppositions
 et
 désaccords,
 légitimes
 et
 inhérents
 à
 la
 vie
 démocratique,
 au‐delà
 également
 des
 vicissitudes
 de
 la
 vie
 politique,
 rendre
 hommage
 à
 l’état
 d’esprit
 général
 de
 notre
 institution,
 et
 particulièrement
 de
 l’Assemblée
 dans
 laquelle
 Mesdames 
et 
Messieurs 
vous 
siégez. 
Je 
veux
 souligner 
les 
valeurs 
que 
véhiculent 
nos 
débats
 et
 échanges 
:
 le
 respect 
de
 l’autre,
 la
 tolérance, 
l’aptitude
 au 
débat
 et 
à 
l’écoute 
réciproque.
 Nous
 devons
 précieusement
 maintenir
 et
 renforcer
 cet
 état
 d’esprit,
 qui
 enracine
 de
 façon
 peut‐être
 imperceptible
 mais
 in
 fine
 considérable,
 les
 graines
 de
 la
 démocratie
 dans
 notre
 pays.


Je vous signale d’ailleurs, comme le Président de l’Assemblée de Corse l’a fait avant moi, que nous avons d’ailleurs commencé à recueillir ensemble les fruits politiques de cette recherche de convergences au service de l’intérêt général.

Je
 voudrais
 brièvement
 citer
 deux 
exemples 
:


‐ D’abord
 celui
 du
 combat
 pour
 la
 fiscalité
 du
 patrimoine,
 le
 combat
 nommé
 dans
 l’imaginaire
 collectif
 des
 Corses
 «
 arrêté
 Miot
 »
 –
 même
 si
 la
 formulation
 est
 impropre 
d’un
 point
 de 
vue 
strictement
 juridique 
–
 de 
« 
l’arrêté 
Miot 
».


Nous
 faisons
 partie
 de
 celles
 et
 ceux
 ont
 toujours
 dit
 que
 ce
 combat
 était
 vital
 pour
 les
 Corses,
 et
 qu’il
 était
 inenvisageable
 que
 la
 Corse
 entre
 dans
 le
 droit
 commun
 comme
 prévu
 par 
l’Etat 
au
 1er 
janvier
 2018.

Au
 début
 de
 cette 
année
 civile, 
il 
nous 
avait 
été
 dit 
clairement
 que
 le 
débat 
avait 
été
 tranché 
par 
les 
deux 
décisions 
du 
Conseil 
Constitutionnel, 
et 
que 
toute
 remise
 en
 cause
 du
 principe
 d’intégration
 dans
 le
 droit
 commun
 n’était
 pas
 envisageable.

Grâce
 à
 notre
 mobilisation,
 grâce
 à
 notre
 détermination,
 nous
 avons
 pu
 obtenir
 du
 Gouvernement
 qu’il
 revienne
 sur
 sa
 position
 et
 qu’il
 accepte
 de
 faire
 voter
 une
 loi
 au
 Parlement,
 à 
la 
condition 
expresse 
posée
 par 
le 
Gouvernement
 que
 le
 texte 
de 
cette 
loi 
face
 l’objet
 d’un
 accord
 unanime
 entre
 les
 élus
 de
 la
 Corse.
 Les
 esprits
 chagrins
 diront
 peut‐être
 cette
 condition
 avait
 été
 posée
 précisément
 parce
 que
 l’on
 pensait
 qu’elle
 ne
 pourrait
 pas
 être
 remplie.

Je
 n’irai
 pas
 jusque‐là
 mais
 je
 constate
 simplement
 qu’ensemble
 nous
 avons
 relevé
 le
 défi
 et
 le
 jeudi
 1er
 septembre,
 nous
 avons
 avec
 le
 Président
 de
 l’Assemblée
 de
 Corse,
 les
 parlementaires
 corses
 (députés
 et
 sénateurs),
 y
 compris
 François
 Pupponi
 (qui
 n’est 
pas 
parlementaire 
de 
la
 Corse
 mais 
qui
 est
 un
 député corse),
 nous 
avons 
tous
 ensemble
 acté
 le
 principe
 d’un
 texte
 commun
 et
 arrêté
 les
 grands
 axes
 de
 son
 contenu.

Nous
 associerons 
au 
contenu
 définitif 
de 
celui‐ci 
les 
professionnels 
du 
droit 
concernés
 et 
la 
société
 civile 
(par 
exemple 
le 
Collectif 
Miot), 
et 
tous
 ceux
 qui 
ont 
tant 
œuvré
 depuis 
deux 
décennies.
 Mais
 pour 
la 
première 
fois 
dans 
ce 
combat 
ingrat, 
difficile, 
nous 
pouvons
 entrevoir 
une 
issue
 victorieuse 
au 
profit
 de
 la 
Corse
 et 
des 
Corses.



‐ Le
 combat
 pour
 l’intérieur
 de
 l’île
 et
 la
 montagne
 fournit
 un
 autre
 exemple
 de
 mobilisation
 élargie
 au
 service
 d’une
 cause
 d’intérêt
 général.
 La
 fin
 de
 non‐recevoir
 opposée
 par
 le
 Gouvernement
 aux
 demandes
 relatives
 à
 une
 prise
 en
 compte
 de
 la
 spécificité
 de
 nos
 besoins
 dans
 le
 domaine
 des
 intercommunalités
 est
 injuste
 et
 inacceptable
 au
 plan
 des 
principes.
 Plutôt
 que
 de
 nous 
plaindre,
 nous 
avons
 choisi
 de
 nous
 unir,
 et
 nous
 avons
 construit
 avec
 une
 grande
 majorité
 d’élus
 locaux,
 toutes
 tendances
 politiques
 confondues,
 une
 stratégie
 alternative
:
 relance
 du
 Comité
 de
 massif,
 demande
 d’une
 reconnaissance
 de
 la
 Corse
 île‐montagne
 dans
 la
 future
 loi
 Montagne
 (avec
 notamment
 une
 zone
 fiscale
 prioritaire
 de
 montagne),
 déspécialisation
 partielle
 de
 l’enveloppe
 de
 DCT
 (Dotation
 de
 continuité
 territoriale)
 pour
 pouvoir
 utiliser
 l’excédent
 de
 dotation
 au
 profit
 des
 infrastructures
 de
 l’intérieur
 de
 l’île,
 construction
 de
 PETR
 et
 de
 contrats
 de
 ruralité
 adaptés
 à
 nos
 besoins,
 notamment
 en
 Centre
 Corse....


Là
 encore, 
nous 
avons 
commencé 
à
 sortir 
concrètement 
des 
logiques 
anciennes 
(celles 
de 
la
 pulitichella,
 celles
 du
 partitu
 et
 du
 contra
 partitu)
 pour
 ouvrir
 des
 chemins
 nouveaux 
:
 ceux
 de 
l’action
 commune
 au 
service
 de 
la
 Corse
 et
 de 
l’intérêt
 général.


Nous
 devons
 continuer
 et
 réussir
 dans
 ces
 domaines,
 et
 transposer
 la
 méthode
 le
 plus
 souvent
 possible.


Je 
veux 
terminer 
en 
quelques
 minutes 
en 
vous
 faisant 
part
 de 
deux 
chantiers 
que 
nous 
avons
 menés
 à
 bien
 durant
 ces
 huit
 mois
 écoulés,
 certes
 à
 bas
 bruit,
 sans
 effets
 d’annonce,
 mais
 deux 
chantiers 
dont 
la 
réussite 
va 
nous
 permettre 
d’agir 
plus 
efficacement
 encore 
au 
service
 de 
la 
Corse.


Le
 premier 
est 
le 
redressement 
financier 
de 
la 
Collectivité
 territoriale 
de 
Corse 
: 
nous
 savons
 tous
 que
 lorsque
 nous
 sommes
 arrivés
 aux
 responsabilités,
 nous
 avons
 mis
 à
 jour
 des
 arriérés
 de
 paiement
 –
 autrement
 dit
 des
 dépenses
 exigibles
 qui
 auraient
 dû
 être
 engagées
 sur 
les 
exercices 
budgétaires 
précédents, 
et 
auxquelles 
ne 
correspondaient 
aucune 
recette 
‐
 à
 concurrence
 de
 100
 M€.


Autrement
 dit,
 nous
 sommes
 arrivés
 en
 décembre
 2015
 aux
 commandes
 d’un
 avion
 qui
 était
 sur
 le
 point
 de
 s’écraser
 au
 sol 
:
 la
 priorité
 absolue
 a
 donc
 consisté
 à
 éviter
 le
 crash
 et
 à
 redresser
 la
 trajectoire.
 Nous
 l’avons
 fait
 en
 construisant
 un
 budget
 à
 la
 fois
 de
 transparence
 –
 présenter
 aux
 élus
 de
 cette
 Assemblée
 et
 aux
 Corses
 les
 comptes
 réels
 de 
la
 Collectivité,
 un
 budget
 d’anticipation
 et
 un
 budget
 de 
courage
 politique 
;
 nous
 avons
 dimensionné
 un
 emprunt
 pour
 nous
 permettre
 à
 la
 fois
 l’assainissement
 des
 comptes,
 en
 faisant 
le 
choix 
de 
régler
 intégralement
 sur 
un 
seul
 exercice 
budgétaire 
le 
passif
 100
 millions
 d’euros 
à 
la 
date 
du 
30 
juin. 

Assainir 
les 
comptes 
donc,
 mais 
aussi 
permettre 
un
 niveau
 élevé
 d’aide
 et
 d’investissement,
 conformément
 aux
 attentes
 des
 entreprises,
 des
 collectivités
 aidées
 par
 la
 CTC,
 et
 des
 associations,
 et
 pour
 poursuivre
 notre
 objectif
 stratégique
 de 
«
 Riacquistu
 economicu
 ».




Certains
 secteurs
 ont
 nécessairement
 connu
 des
 limitations
 des
 aides
 et
 soutiens
 financiers
 accordés,
 notamment
 dans
 le
 secteur
 associatif.
 Nous
 avons
 cherché
 à
 répartir
 équitablement
 cet
 effort,
 en
 maintenant
 l’aide
 à
 un
 niveau
 permettant
 de
 franchir
 le
 cap
 difficile
 qui
 s’est
 imposé
 à
 nous.
 Avec,
 principalement,
 Josepha
 Giacometti
 qui
 a
 été
 à
 la
 manœuvre
 dans
 cet
 exercice
 difficile.
 Je
 remercie
 les
 associations,
 notamment
 dans
 le
 domaine 
culturel,
 de 
leur
 soutien
 et
 de 
leur
 compréhension.


Dernier
 point,
 cet
 emprunt
 s’est
 également
 accompagné
 de
 mesures
 fortes
 en
 faveur
 de
 la
 réduction 
des
 dépenses
 de
 fonctionnement.


Sur
 la
 forme,
 ces
 mesures
 ont
 été
 régulièrement
 présentées
 devant
 la
 Commission
 des
 finances,
 dans
 le
 cadre
 du
 suivi
 du
 protocole
 budgétaire
 voté
 par
 l’Assemblée,
 ce
 qui
 est
 là
 encore
 un
 exercice
 inédit
 de
 transparence
 et
 d’information
 en
 temps
 réel
 du
 pouvoir
 délibérant 
par 
le
 pouvoir 
exécutif.



Sur 
le 
fond, 
et 
à
 titre 
d’exemple,
 on 
peut
 citer 
les 
efforts 
réalisés
 en
 faveur
 de
 la 
maîtrise 
des
 «
 charges 
à
 caractère
 général 
» 
(chapitre 
011 
du 
budget).



Résultat
 de
 ces
 efforts 
:
 avec
 16,2
 M€
 enregistrés
 au
 31
 août,
 le
 niveau
 de
 dépenses
 sur
 ce
 chapitre
 se
 situe
 au
 niveau
 le
 plus
 bas
 jamais
 atteint
 depuis
 2013
 où
 il
 s’établissait
 à
 22,8
M€.


De
 même,
 les
 mesures
 de
 maîtrise
 de
 la
 masse
 salariale,
 qui
 portent
 tant
 sur
 les
 besoins
 de
 la
 collectivité,
 essentiellement
 pourvus
 par
 redéploiements
 internes,
 que
 sur
 la
 maîtrise
 des
 heures
 supplémentaires
 et
 sur
 la
 rationalisation
 des
 dispositifs
 d’astreinte
 se
 sont
 traduites
 par 
une 
stabilisation
 des 
charges
 de
 personnels.

 
La 
masse
 salariale
 a 
été
 contenue 
au 
31
 août 
2016 
à 
un 
niveau
 de 
40,9 
M€, 
en 
stabilité
 pour
 la
 première 
fois 
depuis 
2010 
par 
rapport 
au 
montant 
enregistré
 sur 
l’exercice
 précédent.


Dernier
 exemple,
 un
 important
 travail
 de
 toilettage
 des
 autorisations
 de
 programme
 et
 des
 autorisations
 d’engagements, 
à 
hauteur 
de 
83,6 
M€,
 a 
été
 engagé
 : 
la 
suppression 
de
 ces 
AP
 et 
de 
ces
 AE
 sera
 proposée
 au
 budget
 supplémentaire.


Le
 projet
 de
 BS,
 malgré
 certains
 imprévus
 et
 aléas
 étant
 venus
 apporter
 des
 contraintes
 budgétaires 
supplémentaires, 
s’inscrira
 donc
 pleinement 
dans 
le 
cadre 
fixé
 par 
la 
proposition
 de 
budget 
primitif.


Je
 tiens
 à
 saluer
 l’ensemble
 des
 services,
 et
 particulièrement
 la
 Direction
 générale
 adjointe
 aux
 ressources
 et
 moyens,
 pour
 avoir
 contribué
 de
 façon
 déterminante
 ce
 véritable
 tour
 de
 force.

Pour
 reprendre
 la
 métaphore
 aérienne
 utilisée
 en
 début
 de
 présentation,
 le
 crash
 annoncé,
 qui
 paraissait
 inéluctable
 lorsque
 nous
 sommes
 arrivés
 aux
 commandes
 de
 l’avion,
 a
 été
 évité 
et
 celui‐ci
 a 
repris
 une 
trajectoire
 vertueuse.


Reste 
maintenant 
à 
l’alimenter
 en 
kérosène
 : 
c’est 
le 
travail 
mené
 pour 
dégager
 des 
marges
 de
 manœuvre
 financières
 et
 surtout
 fiscales
 qui
 n’impactent
 pas
 les
 ménages
 et
 les
 entreprises
 corses.


Dernier
 mot,
 le
 redéploiement
 et
 le
 renforcement
 de
 l’organisation
 administrative
 de
 la
 Collectivité
 territoriale
 de
 Corse.



Notre
 Collectivité
 est
 désormais
 dotée
 d’un
 nouvel
 organigramme,
 adopté
 suite
 à
 une
 large
 concertation
 avec
 les
 représentants 
des
 personnels
 et 
les 
cadres 
de 
direction.


Cette
 nouvelle
 organisation
 vise
 à
 nous
 doter
 d’une
 organisation
 administrative
 plus
 efficiente 
:

‐
 d’une
 part
 en
 comblant
 certaines
 lacunes
 pointées
 notamment
 par
 la
 Cour
 des
 Comptes
 (Rapport
 PEI)
 et 
la 
Chambre 
Régionale 
des 
Comptes 
dans 
ses 
deux
 rapports 
successifs

‐
 d’autre
 part
 à
 refléter
 une
 nouvelle
 organisation
 permettant
 d’atteindre
 les
 objectifs
 prioritaires 
de 
la 
mandature.



Sur 
la 
réponse 
aux 
lacunes. 
Un 
mot
 sur 
la 
nouvelle 
Direction 
générale adjointe 
créée,
 qui 
est
 en 
charge 
de 
la 
coordination
 et 
du 
contrôle 
des 
politiques 
publiques, 
élément 
important 
qui
 répond
 du
 côté
 de
 l’Exécutif
 à
 la
 mise
 en
 place
 du
 Comité
 d’évaluation
 voulu
 par
 votre
 Assemblée.


Cette
 Direction
 générale 
adjointe 
comprend
 notamment 
trois 
directions
 :


‐
 une
 direction
 du
 contrôle
 de
 gestion,
 de
 l'évaluation
 et
 de
 la
 transparence
 de
 l'action
 publique,
 répondant
 ainsi
 à
 l’exigence
 de
 transparence
 portée
 tant
 en
 interne
 qu’en
 externe

‐
 une
 direction
 de
 la
 tutelle
 des
 établissements
 publics
 et
 des
 organismes
 en
 lien
 avec
 la
 Collectivité,
 pour
 répondre
 là
 encore
 à
 une
 observation
 de
 la
 Chambre
 Régionale
 des
 Comptes.
 Cette
 direction
 doit 
nous 
permettre 
de 
renforcer 
la 
visibilité
 de
 l’action
 menée
 par
 les
 établissements
 et
 organismes
 dépendant
 de
 la
 CTC
 et
 à
 assurer
 la
 cohérence
 des
 politiques
 qu’ils
 mettent
 en
 œuvre
 avec 
les 
orientations 
arrêtées
 par 
notre 
Collectivité, 
ainsi
 que 
leur 
sécurisation
 juridique

‐
 enfin,
 une
 direction
 de
 la
 mise
 en
 œuvre
 et
 du
 suivi
 des
 grands
 programmes
 contractualisés
:
 le
 CPER,
 pour
 lequel
 nous
 avons
 signé
 un
 avenant,
 le
 PEI,
 je
 vous
 rappelle
 mais
 vous 
le
 savez,
 nous
 nous
 apprêtons 
à
 signer
 la
 quatrième
 convention
 d’application
 pour
 un
 montant
 de
 471
 M€.
 Il
 est
 impératif
 que
 nous
 tirions
 ensemble
 les
 conclusions
 utiles
 du
 rapport
 de
 la
 Cour
 des
 Comptes
 qui
 a
 pointé
 un
 certain
 nombre
 de
 lacunes,
 d’anomalies
 et
 de
 disfonctionnements.
 Et
 que
 nous
 nous
 donnions
 ensemble 
les
 moyens
 de
 garantir 
la 
plus
 grande
 efficacité
 et
 le
 meilleur
 retour
 sur
 investissement
 possible
 de
 ces
 sommes
 conséquentes 
:
 c’est 
un
 enjeu
 majeur
 pour 
les
 collectivités,
 les 
entreprises 
insulaires, 
et
 tous
 les
 citoyens.



Je
 précise
 enfin
 que
 dans
 tous
 les
 domaines,
 nous
 avons
 organisé
 nos
 services
 pour
 que
 les
 entreprises,
 les
 communes,
 les
 citoyens,
 disposent
 en 
temps
 réel
 des 
informations
 requises,
 notamment
 en
 ce
 qui
 concerne
 le
 montage
 de
 projets,
 qu’il
 s’agisse
 de
 financements
 pour
 les 
collectivités,
 ou
 de
 projets
 européens
 pour
 les
 entreprises
 et 
les
 particuliers.



Finiscu
 dicendu
 chì
 ind’è
 st’urganigramma
 per
 a
 prima
 volta,
 a
 Direzzione
 incaricata
 di
 a
 lingua
 è
 di
 a 
cultura 
corsa 
hè
 attaccata
 direttamente
 à 
u
 Direttore
 generale
 di
i
 servizii. 
Ghjè
 un
 segnu
 forte
 arrestatu
 cù
 Saveriu
 Luciani.
 Ghjè
 a
 nostra
 vuluntà
 di
 fà
 chì
 a
 lingua
 ùn
 sia
 micca
 solu
 una
 pulitica
 fra
 l’altre,
 ma
 chì
 a
 nostra
 andatura
 linguistica
 è
 culturale
 arrichisca
 tutt’a
 nostr’azzione
 publica.
 Sapete
 ch’ell’hè
 custì
 un
 puntu
 di
 primura
 maiò
 per
 a
 nostra
 magiurità 
territuriale.



Voilà
 donc
 ce
 que
 je
 voulais
 vous
 dire.
 Il
 y
 aurait
 encore
 tant
 à
 dire,
 et
 il
 y
 en
 a
 encore,
 surtout,
 tant
 à
 faire.
 Je
 crois
 que
 nous
 pouvons
 dire
 avec
 sérénité,
 avec
 mesure,
 mais
 avec
 un
 optimisme
 inébranlable
 aux
 Corses
 qui
 nous
 écoutent
 que
 la
 Corse
 a
 choisi
 de
 s’engager
 sur
 un
 chemin
 nouveau
 et
 que
 ce
 chemin
 va
 nous
 porter
 ensemble
 vers
 l’émancipation
 et
 vers
 le 
progrès.