Assemblée de Corse



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Contribution du groupe Corsica Libera






Petr'Antone Tomasi, Président du groupe Corsica Libera
Petr'Antone Tomasi, Président du groupe Corsica Libera
Depuis décembre 2015, et après quatre décennies d’opposition résolue et déterminée, les élus du mouvement national disposent du mandat démocratique pour conduire les affaires du pays.
Après un peu plus d’un an de gouvernement nationaliste, l’heure est venue d’esquisser, non pas un bilan, il est trop tôt pour cela, mais les premiers enseignements d’une période tout à fait inédite dans l’histoire contemporaine de la Corse.
 
Fidèle à son idéal politique, Corsica Libera poursuit désormais en sa qualité de composante de la majorité territoriale la lutte historique du peuple corse pour son droit à l’existence. Et sans attendre, nous commençons à changer en profondeur le quotidien des Corses.
 
Dès notre élection, nous avons activement participé aux réunions de travail avec le gouvernement de la France. Nous l’avons fait en maintenant le discours qui fut le nôtre lorsque nous étions une force d’opposition. Nous avons rappelé la portée historique du moment : décision du FLNC de démilitarisation de l’espace public, immense espoir populaire issu du verdict en décembre 2015, construction d’un compromis politique fort et transversal entre les forces politiques corses.
Nous avons donc redit l’impérieuse nécessité de permettre l’application, dans les faits et par le droit, des délibérations votées à des majorités solides par la représentation élue du peuple corse : coofficialité, statut de résident, statut fiscal, amnistie pour les prisonniers politiques et le recherchés, révision de la Constitution.
 
Pour l’heure, les représentants de la France ont situé leur action bien en deçà des enjeux. Pour autant, le quinquennat qui s’achève ne marquera pas la « fin de l’Histoire » et nous saurons par notre constance dans l’action obtenir ces acquis vers la souveraineté.
 
Pour autant, alliant éthique de conviction et éthique de responsabilité, nous avons enregistré dans le cadre de nos échanges avec Paris des avancées substantielles :
- Droits de succession : au moment de notre élection, le gouvernement déclarait que la porte était close et que les décisions du Conseil Constitutionnel avaient mis un terme définitif à l’ex « Arrêté Miot ». A force de persuasion et de persévérance, la discussion a pu être rouverte. Une loi prorogeant de 10 ans l’exonération a été votée en février 2017.
- Fiscalité : revendication ancienne de Corsica Libera, la loi de finances votée en décembre 2016 acte le transfert à la CTC d’une partie de la TVA en remplacement de dotations d’Etat.
- Statut d’île-montagne : il permettra d’adapter les politiques de santé, d’éducation, de services publics en général à nos contraintes propres : une île montagneuse faiblement peuplée.
- Déspécialisation de l’enveloppe de continuité territoriale au profit du rail, du réseau routier et du désenclavement de la montagne.
- Collectivité unie : par-delà certaines manœuvres, la disparition des conseils départementaux est actée pour laisser la place à une collectivité moderne qui devra rationaliser l’action publique.
 
À l’Assemblée de Corse le groupe Corsica Libera agit dans une démarche solidaire avec l’ensemble de la majorité territoriale et constructive dans la prise d’initiatives politiques.
 
Solidaire pour redresser les finances de la collectivité
Solidaire pour bâtir une compagnie maritime maîtrisée par le public qui tourne le dos aux lobbies extérieurs qui ont contribué à la ruine de l’économie corse.
Solidaire pour construire un schéma d’aménagement de la montagne et enrayer la marche, hier inexorable, vers la désertification intérieure.
 
Constructive en faisant voter des mesures en faveur du développement économique et de la justice sociale : création d’un organisme corse de microcrédit pour l’aide aux petites entreprises et l’inclusion sociale des ménages, mobilisation de l’épargne corse en faveur de l’économie productive.
Constructive sur la question foncière, et dans l’attente du statut de résident, avec le vote d’un amendement pour l’expérimentation de mesures anti-spéculatives d’habitat coopératif.
Constructive sur l’éducation pour la construction d’un cadre normatif spécifique permettant notamment l’affectation en Corse de nos enseignants et le maintien de classes dans le rural.
Constructive enfin, à travers les travaux initiés par le Président de l’Assemblée de Corse : élaboration d’une charte pour l’emploi local en écho à notre revendication historique de corsisation des emplois, statut fiscal et social pour les entreprises et les ménages, création d’une Assemblée des jeunes.
 
Cette Corse nouvelle que nous bâtissons ensemble et avec foi regarde désormais, résolument confiante, vers son environnement naturel. La proche Sardaigne, via U Cunsigliu Corsu Sardu, les îles méditerranéennes, Malte qui préside aux destinées du Conseil Européen, la Catalogne, l’Europe et le Monde. Elle dialogue humblement mais avec ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : une Nation.
 
Ci ferma è tantu è tantu à fà. Ma sempre cù a brama di custruì un paese libaru, mudernu è maestru di u s’avvene. Siamu uniti è avanzemu


              


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