Assemblée de Corse



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Contribution du groupe Corsica Libera






Petr'Antone Tomasi, Président du groupe Corsica Libera
Petr'Antone Tomasi, Président du groupe Corsica Libera
Après quatre décennies de combat et d’opposition résolue et déterminée, le mouvement national a remporté les élections territoriales de décembre 2015 et gouverne depuis ce pays.
Fidèle à son idéal politique, Corsica Libera poursuit la lutte historique du peuple corse pour son droit à l’existence.

Tous les observateurs objectifs le reconnaissent, les nationalistes ont été à la hauteur de l’enjeu qui se présentait à eux : gérer la collectivité la plus importante de Corse dont les finances étaient plombées à hauteur de 100 M€, relancer l’investissement, porter leurs revendications fondamentales, et, surtout, les mettre en œuvre.

A travers cette nouvelle majorité territoriale, les conseillers territoriaux de Corsica Libera ont pu non seulement développer, mais aussi mettre en place un certain nombre des orientations historiques du mouvement national.

Nous réclamions depuis toujours la disparition des Conseils Départementaux, nids du clientélisme, du clanisme, et strate superflue de l’action publique en Corse. Désormais, leur disparition est actée, la Collectivité Unique entrera en vigueur au 1er Janvier 2018 malgré les tentatives de sabotage orchestrées par la droite.
Nous avons pu jeter les bases d’une nouvelle politique des transports maritimes, qui seront désormais maitrisés par les Corses. En effet, nous ne serons plus tributaires des lobbys marseillais et des intérêts privés extérieurs à l’intérêt collectif du peuple Corse. La nouvelle gestion, plus sérieuse et plus saine, nous a également permis de réaliser plus de 48 M€ d’économies en seulement un an sur les fonds destinés aux transports de notre pays. Malgré le catastrophisme manifesté par l’opposition quant à la possible récupération de ces économies par le gouvernement français, Corsica Libera a travaillé activement et obtenu avec la majorité territoriale une ré-affection de ces économies pour les transports internes (routes et rails), pour nos infrastructures portuaires ou aéroportuaires ou encore pour des infrastructures afin de revitaliser l’intérieur de notre pays. Comme pour nombre d’autres sujets, le travail, le sérieux et la détermination sans faille des élus de Corsica Libera et de la majorité territoriale ont permis de faire avancer notre pays là où l’opposition, toutes tendances confondues, avait échoué.
Plus largement, c’est l’ensemble de nos relations avec notre environnement naturel méditerranéen et nos partenaires insulaires qui sont repensées : nous avons mis en place le Cunsigliu Corsu Sardu avec nos voisins les plus proches, avec lesquels nos transports ont été sécurisés et renforcés, nous sommes en passe de renforcer nos liens économiques et culturels avec des territoires comme la Toscane ou les Baléares et nous avons renforcé notre unité politique vis-à-vis de l’Union européenne.

De manière générale, Corsica Libera a apporté sa pierre à l’édifice de la construction d’une nouvelle politique territoriale en intégrant des amendements à des rapports d’orientation importants :
  • En matière de développement économique, nous avons intégré au Schéma Régional de Développement Economique, d’Innovation et d’Internationalisation un certain nombre d’amendements pour renforcer nos relations internationales, pour créer un organisme de micro-crédit afin de financer les projets des ménages exclus du système de prêt classique ou encore pour mobiliser l’épargne des Corses pour le développement de notre pays. Epargne estimée à plus de 10 milliards d’euros et aujourd’hui détournée au profit d’intérêts financiers totalement extérieurs à la Corse.
 
  • Notre Conseillère Exécutive Josepha Giacometti a proposé à l’Assemblée de Corse de renouveler sa demande d’un cadre normatif spécifique pour l’enseignement en Corse. Nous avons enrichi les propositions formulées, en y intégrant des mesures, pour la nomination, la mutation et l’affectation prioritaire en Corse des enseignants, se basant sur leur compétence en langue corse et sur leurs centres d’intérêts matériels et moraux (critères de résidences, de scolarité…).
En attendant la mise en place effective du Statut de Résident, nous avons travaillé à la mise en place d’outils qui favoriseraient l’accès au logement et à la propriété pour les Corses, en particulier la mise en œuvre d’opérations relevant de l’habitat coopératif qui sont destinées à permettre aux ménages qui se situent au-dessus des minimas sociaux mais qui se trouvent dans l’impossibilité de souscrire à un prêt classique d’accéder à la propriété de leur logement.

Notre travail institutionnel se veut connecté avec l’action de notre mouvement et de nos militants sur le terrain, comme ont pu le démontrer par exemple les mobilisations autour du statut de résident et de la problématique du foncier ou des infrastructures de santé en Plaine Orientale…

Ci ferma tantu è tantu à fà. Ma sempre cù a brama di custruì un paese libaru, mudernu è maestru di u s’avvene. Siamu uniti è cuntinuemu !
 


              


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