Assemblée de Corse



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Contribution du groupe Front National

17 mars 2017






René Cordoliani, Président de groupe
René Cordoliani, Président de groupe

COLLECTIVITE UNIQUE... UNE DE PLUS !

L’instabilité institutionnelle caractérisant la Corse se traduit, chaque décennie en moyenne, par une nouveauté institutionnelle. Quatre réformes en 30 ans ... et la Collectivité Unique ne sera certainement pas la dernière.

Si les Conseils départementaux ont été décriés comme des « nids du clientélisme », on se demande comment qualifier la nouvelle structure qui absorbe leurs compétences et leurs moyens. Par ailleurs, la représentation équilibrée des territoires à travers le scrutin « cantonal » laisse place à une « Chambre de Territoires » dont la composition relève de l’usine à gaz et le mode de désignation des pratiques de la Corée du Nord.

L’émergence de M. PUPPONI, hiérarque socialiste, dans le « montage » institutionnel et dans le débat laisse penser que les choses se sont faites ailleurs et entre soi mais certainement pas en Corse, et suggère aussi que les élus insulaires qui se sont prêtés à cette mascarade ont été tenus par la main, si ce n’est en laisse. Pour en terminer avec M. PUPPONI, il serait souhaitable qu’il ne s’occupe plus de la Corse qui n’est pas un laboratoire expérimental du PS, et les corses autant de cobayes sur lesquels lui et ses petits copains de circonstances assouvissent leurs fantasmes politiques. En échange de quoi, les Corses s’engagent à ne pas s’occuper du fonctionnement des égouts de Sarcelles, dont il est député-maire.

Les grands absents du débat auront donc été le Peuple Corse et la Démocratie : le Peuple Corse au nom duquel n’importe qui s’exprime, en évitant pourtant bien de lui demander son opinion quand cela peut déranger ; la Démocratie, car ce même peuple aurait dû être consulté par referendum sur une réforme qui va considérablement impacter sa vie.

La puissance illimitée des présidents de la Collectivité Unique ne connaitra pas ou peu les contrepouvoirs nécessaires à toute vie démocratique, c’est le retour à l’Histoire féodale de la Corse où les seigneurs féodaux n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans la mémoire historique collective.

Compte tenu des expériences passées, - 1982, Statut Joxe ; 1991, Collectivité Territoriale ; 2002 loi issue du processus de Matignon; 2015, Loi NOTRe, collectivité Unique - on peut raisonnablement considérer que la Collectivité Unique n’est ni un aboutissement, ni une fin en soi. C’est une simple étape vers ce que les uns nomment, sans détours et avec franchise « indépendance » et ce que les autres appellent, peut être moins courageusement, « émancipation ».

COLLECTIVTE UNIQUE ... ET APRES ?

Dans dix ans, et peut être même avant, la question des institutions insulaires reviendra sur le tapis, comme une mécanique bien huilée.

Incapables d’avoir fait vivre les statuts successifs octroyant déjà de larges compétences à la Corse, après avoir organisé – car cela s’organise si on en veut toujours plus – et consacré l’inefficacité de la Collectivité Unique, on peut aisément imaginer la surenchère qui présidera à la demande d’une nouvelle réforme et de nouvelles institutions.

Le ton est donné sans ambigüité.
L’ouverture internationale particulièrement vers les pays du sud méditerranéen, la reprise mot pour mot des slogans européistes et mondialistes et leur traduction en démarche politique locale, l’alignement apeuré sur les mots d’ordre d’associations internationalistes qui terrorisent la Corse, sont les signes évidents d’une normalisation alignée sur la négation et la destruction des peuples, des nations et des Etats.

L’appel récurrent à toujours plus d’Europe précipite la Corse dans les tentacules d’un monstre que les peuples libres quittent dès qu’on leur en donne l’occasion et qu’on leur demande leur avis. La Corse sera-t-elle à ce point autiste pour se précipiter dans des bras qui l’étoufferont et la transformeront en « bronze-culs » pour les amis de Mrs Junker et Schultz ; avec pour seule perspective pour nos fils de porter leurs sacs de golf et pour nos filles d’être « escort-girls », pour employer une expression pudique.

Se rajoutera certainement un appel vers la puissance financière des émirats, si politiquement correcte dans le cadre européen. Les qataris, déjà reçus en grande pompe en Corse il y a quelques années, se sont même intéressés à l’acquisition d’un couvent qui a récemment fait la une de l’actualité insulaire.

Si tout cela va à son terme, une oligarchie se prétendant corse mettra un point d’honneur à satisfaire les nouveaux maitres qu’elle se sera donnés, d’autant que ces derniers ont les moyens financiers de satisfaire les ambitions personnelles ou d’étouffer quelques consciences.

FICTION ?

Non ! La Corse des Sgio se reconstitue ... et ils viennent de là où on ne les attendait pas.
On berce le Peuple corse de mythes et d’illusions pour mieux l’anesthésier ou pour mieux l’euthanasier.
Quant à nous, élus FN-RBM Corsica, nous resterons les veilleurs et les lanceurs d’alertes pour empêcher que la Corse ne soit précipitée dans une aventure politique hasardeuse et génocidaire pour son peuple.