Campagne 2011 : " En Corse, il y a toujours un musée sur votre chemin "

In Corsica, a vostra strada sbocca sempre nantu à un museu



En Corse, il y a toujours un musée sur votre chemin / In Corsica, a vostra strada sbocca sempre nantu à un museu

Cette campagne de promotion de l’offre muséale régionale est commune à 8 musées labellisés « musées de France » et au FRAC Corse.

La campagne de 2010 « On peut aussi venir en Corse pour ses musées » a annoncé la naissance d’un réseau muséal fort et dynamique. Celle de 2011 offre à tous ceux qui aiment venir en Corse une véritable destination culturelle, pour découvrir la richesse et la diversité des collections de ces structures muséales.

A travers ces campagnes communes, les musées peuvent ainsi parler d’une même voix pour promouvoir tant leurs programmes d’activité que leurs événementiels estivaux, pour s’ancrer fortement dans le paysage culturel et touristique de l’île. Cette démarche novatrice, qui invite les publics à développer un comportement culturel, a été saluée par le prix de la campagne citoyenne 2011, décernée au printemps dernier à la CTC.

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En 2010, la Corse avait célébré les réouvertures des musées Fesch et de Bastia. Cette année, la Collectivité Territoriale de Corse guide le visiteur vers la beauté et l’ampleur de ses sites archéologiques.

Elle invite également à découvrir l’art contemporain grâce à l’inauguration en juin 2011 à Corte, des salles d’exposition du FRAC Corse, entièrement rénovées.

Enfin, 10 grandes expositions temporaires satisferont les goûts les plus éclectiques, du grand public aux connaisseurs, la diversité des thèmes abordés (La Renaissance Italienne, Les Corses et la Mer, Le dessin de presse...) réjouiront les vacanciers.

Neuf musées se trouvent sur votre chemin et s'offrent à vous

Le Fonds régional d'art contemporain de Corse (FRAC) - Corté
Le palais Fesch - musée des beaux-arts  - Ajaccio
Le musée de Bastia
Le musée du Salon Napoléonien  - Ajaccio
Le musée de la Corse  et le musée régional d'anthropologie - Corté 
Le musée départemental Pascal Paoli - Morosaglia
Le musée départemental Jérôme Carcopino et le site archéologique d'Aleria
Le musée départemental de préhistoire corse et d'archéologie et le site archéologique de Cauria - Sartène
Le musée de l'Alta Rocca et le site archéologique de Cucuruzzu - Levie

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plaquette_cauria.pdf plaquette_cauria.pdf  (832.85 Ko)
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La CTC, chef de file des musées

La Collectivité Territoriale de Corse a souhaité fédérer les principaux musées de l’île, afin de les promouvoir et de les ancrer fortement dans le paysage culturel et touristique. 

En œuvrant ainsi, la CTC assume pleinement son rôle de chef de file et sa compétence régionale générale dans le domaine des musées en matière de création, de gestion et de développement. Elle soutient, de manière significative, les initiatives de 8 structures muséales majeures de l’île, labélisées « musées de France » : musée de la Corse, Palais Fesch - musée des Beaux-Arts, musée du Salon napoléonien, musée de Bastia, musée de préhistoire corse et d’archéologie, musée de l’Alta-Rocca, musée Pascal Paoli, musée d’Aléria, ainsi que le Fonds régional d’art contemporain de la Corse.


 




La compétence de la Collectivité Territoriale de Corse en matière muséale

Au-delà des institutions qui relèvent directement d’elle, comme le musée de la Corse ou le FRAC, la CTC accompagne les musées et les lieux de mémoire dans leur structuration et leur mise en réseau. 

Son action consiste à structurer le territoire insulaire par un réseau d’institutions patrimoniales de haut niveau. Elle a participé aux programmes de rénovation des deux grands musées municipaux (Palais Fesch - musée des Beaux-Arts d’Ajaccio et le musée du Palais des Gouverneurs de Bastia), elle soutient les quatre musées départementaux (Lévie, Sartène, Aléria et Morosaglia) et elle entretient les sites archéologiques majeurs qui lui ont été transférés (Cauria, Cucuruzzu, et Aleria). 

La CTC participe également aux activités d’exposition, de publication et de médiation des musées auprès de tous les publics, et soutient l’activité de conservation et de restauration des collections publiques corses et des objets mobiliers conservés dans les églises et musées. 

Enfin, la Collectivité Territoriale de Corse favorise les acquisitions des musées de Corse par le biais du Fonds régional d’acquisition pour les musées (FRAM). 

Sur la période 2005-2011, le montant global du financement de la CTC aux diverses opérations de construction, d’aménagement, de réhabilitation, de restructuration ou encore de soutien aux activités des musées, s’élève à plus de 8 millions d’euros.

Le Fonds régional d'art contemporain de la Corse (FRAC) - Corte

Le FRAC Corse rouvre ses portes cette année

Le Fonds régional d’art contemporain de la Corse, rouvre ses portes cette année après 10 ans de fermeture. Sa collection internationale, constituée avec exigence et audace, représente un patrimoine de premier ordre pour l’île. 

Ce fonds riche se structure et se développe à partir d’axes historiques apparus dans les années 60 : art conceptuel, art minimal et arte povera. Il comprend un ensemble très significatif des années 80 et fait une large place à la prospective. 

Le FRAC donne un écho aux relations art-nature et plus généralement aux questions environnementales ainsi qu’à une approche critique des notions de territoires et d’identité. Il porte une attention particulière aux artistes de Corse, élabore avec des artistes des propositions d’acquisitions sous forme de commandes pour des œuvres conçues dans l’île et organise des résidences d’artistes. Les salles d’exposition à Corte ont été entièrement rénovées et officiellement inaugurées le 17 juin 2011. La mise à disposition d’espaces supplémentaires en d’autres lieux de l’île est à l’étude afin de permettre l’organisation de manifestations plus amples et de nature à mieux l’identifier comme un pôle de référence dans le très actif espace professionnel méditerranéen.

Palais Fesch - musée des Beaux-Arts - Ajaccio

Commencé dans les années 1820 et achevé sous le second Empire, le Palais Fesch accueille aujourd’hui la plus vaste collection de peintures italiennes, du XIVe au début du XIXe Siècle, des musées français après celle du Louvre, ainsi qu’une remarquable série de portraits de la famille Bonaparte et un important département de peintures corses. 

Le cardinal Fesch, oncle maternel de l’Empereur Napoléon 1er souhaitait créer un « Institut des arts et des sciences » nanti d’une collection d’œuvres d’art pour éduquer les jeunes corses. il réunit en une quarantaine d’années la plus grande collection de tableaux jamais constituée. À sa mort, en 1839, il possédait 17 767 objets d’art dont environ 16 000 tableaux ; près d’un millier d’entre eux constitue le fonds principal du musée. Les autres sont aujourd’hui répartis à travers le monde. Parmi eux : Giotto, Mort de la Vierge, Berlin Gemäldegalerie ; Michel-Ange, Mise au Tombeau, Raphaël, Crucifixion, Londres, The National Gallery ; Pontormo, Portrait de l’Hallebardier, Los Angeles, The Getty Museum ; Poussin, La danse de la Vie humaine, Londres, The Wallace Collection ; Rembrandt, Prédication de Saint Jean-Baptiste, Berlin, Gemäldegalerie... 

Le goût de Joseph Fesch pour la peinture commença à l’occasion des guerres d’italie (1796). Ses possibilités financières et sa situation familiale lui fournirent l’occasion de profiter des ventes des biens du clergé et de certaines familles italiennes. Sous l’empire, il acheta également de nombreux tableaux majeurs lors des multiples ventes publiques parisiennes. Après la chute de l’Empire, le cardinal s’installa à Rome où il acquit un grand nombre de tableaux du Seicento. Différents dons et legs enrichiront ensuite les collections du Palais Fesch, notamment ceux de Félix Baciocchi en 1866, du duc de Trévise en 1892, de Jérôme Napoléon en 1897, de la famille Rothschild en 1889 et 1909, du baron et de la baronne Vognsgaard en 1974 et 1992, et de François et Marie-Jeanne Ollandini en 2007 et 2009. l’Etat, pour sa part, procède dès 1854 et régulièrement jusqu’en 1973 à des dépôts à la ville d’Ajaccio. 

Ainsi, le Palais Fesch abrite une collection d’œuvres d’art qui présente une importante collection de peintures italiennes, une collection napoléonienne et une collection de peintures corses. Il a retrouvé sa place au sein des institutions nationales et internationales majeures. 

Les collections de peinture 

La peinture italienne 


Trois fonds majeurs se détachent particulièrement : une section consacrée aux Primitifs et aux tableaux de la Renaissance, dont un des fleurons est une œuvre de Botticelli, La Vierge à l’Enfant soutenu par un ange ; la peinture du XVIIe qui propose une sélection de tableaux représentatifs de toutes les écoles de peinture de la Péninsule avec, en particulier, un grand nombre de paysages et surtout le plus exceptionnel ensemble de natures mortes visible en France ; une sélection de peintres actifs à Rome et à Naples aux XVIIe et XVIIIe Siècles. 

La collection napoléonienne 

La collection du cardinal Fesch constitue le fonds le plus important de représentations de membres de la famille Bonaparte. Elle forme à elle seule une véritable galerie de portraits qui met à l’honneur le peintre Jacques Sablet : les portraits de Lucien Bonaparte à Plessis-Charmant ou de sa première épouse Christine Boyer sont remarquables. 

La collection comprend également de grands portraits de la famille impériale, dont celui de Napoléon 1er, empereur des Français ou celui de Joseph, roi d’Espagne par le baron Gérard. Cette collection recèle aussi un émouvant petit buste du roi de Rome que Napoléon gardait dans sa chambre à Sainte-Hélène. le Second Empire est également évoqué, avec notamment le portrait de Napoléon IIIi par Alexandre Cabanel ou les grands tableaux d’Horace Vernet et d’Isidore Pils. 

Les peintures corses 

En 1866, le ministère de la Maison de l’Empereur acquiert un tableau de Jean-Luc Multedo, La forêt de Valdoniello et le dépose au musée Fesch. Cet acte est à l’origine des collections de peintures corses de la ville d’Ajaccio. Ainsi en 2010, le fonds est constitué de près de mille peintures, dessins ou gravures ; il offre une sélection d’œuvres des chefs de file de l’école de peinture corse depuis le milieu du XIXe Siècle jusqu’à la fin du XXe Siècle : paysages de Lucien Peri et de François Corbellini, peinture ethnographique de Cannicioni, représentations d’Ajaccio par Jean-Baptiste Bassoul.

Le musée de Bastia

Le dialogue réussi d'une ville et de son musée

L’extrême diversité de ses collections fait de la visite du musée une étape incontournable de la découverte de la ville avec laquelle il dialogue : tableaux figurant le port ou évoquant le foisonnement de ses décors et les principaux acteurs de son histoire, sculptures, cartes, photographies, ou objets évoquant les activités maritimes et industrielles des Bastiais... Des éléments architecturaux monumentaux spectaculaires, tels le portail de la Casa Levanto ou le fronton du couvent des missionnaires, sont également exposés. 

La première thématique, riche d’œuvres, est consacrée au développement urbain depuis ses origines
Elle présente la ville et son site, le port et les fortifications, l’architecture religieuse où le modèle baroque triomphe ainsi que l’architecture et le mobilier des notables bastiais à l’époque génoise.

La seconde se penche sur l’économie, la vie politique et leurs élites
Elle étudie les liens entre le commerce et le capitalisme bastiais, le rôle fondamental des activités maritimes, manufacturières et industrielles depuis trois siècles. 

Bastia, enfin, est étudiée en tant que foyer intellectuel et culturel
Abritant, dès l’époque génoise, les principaux commanditaires insulaires (haut fonctionnaires, ordres religieux, riches bourgeois...), elle initie une tradition de capitale artistique qui accueille les artistes italiens tout en soutenant les talents locaux. 

Ainsi au XIXe Siècle, le legs consenti par le bastiais Giuseppe Sisco, médecin du Pape, va renforcer la vocation de foyer artistique de la ville puisqu’il permit, selon sa volonté, à de jeunes peintres, sculpteurs et architectes bastiais de parfaire leur formation à Rome. Ces artistes disposaient sur place de beaux exemples de peinture italienne, notamment grâce aux toiles données à la ville par Joseph Bonaparte, comte de Survilliers, dans le cadre de la succession de son oncle, le cardinal Fesch. A leur retour, ils bénéficièrent des commandes d’une clientèle bourgeoise éclairée et aisée. Des artistes majeurs tels Louis Patriarche ou Mathieu Pekle en font partie.

Le musée du Salon napoléonien - Ajaccio

Salon d'apparat au cœur de l'hôtel de ville, le musée du Salon napoléonien est voué à la mémoire de la famille impériale 

« Lieu de mémoire » de la famille impériale, le musée napoléonien de l’hôtel de ville abrite le Salon napoléonien et la Salle des médailles. Dans le hall d’entrée de l’hôtel de ville, le visiteur est accueilli, sur le mur de gauche, par une peinture d’Yvon, Bonaparte franchissant le col du mont Saint-Bernard, offerte à la ville d’Ajaccio en 1911 par Petit-François Franceschini Pietri, qu’il avait reçu en don de l’Impératrice Eugénie. 

En face, Madame Mère, d’après Gérard, nous montre Letizia Bonaparte vêtue d’une robe inspirée de l’Antiquité Romaine. 

Le Salon napoléonien 

Ce salon présente les portraits et bustes de la famille par les plus grands artistes des Premier et Second Empires. Exceptées les deux peintures de l’atelier de Winterhalter représentant l’une Napoléon III, l’autre l’impératrice Eugénie, l’ensemble des portraits des membres de la famille impériale provient de la collection du cardinal Fesch. 

L’ensemble du mobilier du salon ornait le palais Del Buffalo et le palais Falconieri du Cardinal à Rome 

La Salle des médailles 

Une importante collection de médailles retraçant toute l’histoire napoléonienne ainsi qu’une collection de pièces en or, argent et bronze, sont présentées ici.

Le musée de la Corse - musée régional d'anthropologie - Corte

Premier musée régional de France

L’espace muséal 

Dans les années 70, l’aménagement culturel du territoire est une des priorités que s’est fixé le ministère de la Culture. Le but de cette politique est simple : favoriser un redéploiement des équipements culturels dans les régions. 

En 1982, la Région de Corse exerce quatre ans avant les autres régions de France des compétences spécifiques notamment dans le domaine de la culture. Inquiète de voir partir vers le Continent l’exceptionnelle collection d’objets d’arts et traditions populaires corses, elle lance le projet d’étude d’un musée ethnographique régional en 1985. En 1989, l’Assemblée de Corse décide de la création du musée de la Corse. 

Il sera construit entre 1990 et 1997 au sein de la citadelle de Corte haut lieu historique, composé de fortifications du XVe et du XVIIIe siècles et de deux bâtiments militaires du XIXe siècle, par l’architecte turinois Andréa Bruno - expert auprès de l’UNESCO et spécialiste de la réhabilitation de la caserne Serrurier. 

Le musée de la Corse abrite ses collections dans la caserne serrurier, dans un ancien hôpital militaire construit en 1848. Les rénovations et l’extension réalisées par Andrea Bruno, en ont fait un espace lumineux, ample, aéré, ouvert sur l’extérieur, propice à la découverte d’une culture et en harmonie complète avec le site, déjà exceptionnel. 

Le musée de la Corse, musée régional d’anthropologie, a ouvert ses portes en juin 1997. Il traite de la Corse traditionnelle - société, économie, culture - mais aussi des changements qui ont produit la Corse d’aujourd’hui. Ses expositions montrent comment le passé récent ou très lointain, peut donner les clefs pour comprendre la Corse contemporaine. 

La démarche du musée 

Le programme muséographique repose sur l’articulation de deux espaces permanents (la galerie Doazan et le musée en train de se faire) et de l’espace d’expositions temporaires. Plutôt que de donner de la Corse une vision encyclopédique, le musée propose ces trois approches complémentaires afin d’aider le visiteur à construire son propre regard. 

La collection permanente  

La collection permanente est présentée dans 2 galeries : 

la galerie Doazan : qui propose le regard d’un ethnologue sur la Corse rurale traditionnelle, celui du Père Doazan, à l’origine de la collection : 
- La découverte de la Corse 
- L’invention du patrimoine 
- Artisanats et savoir-faire 
- La bergerie de Milisaria 
- L’espace du berger 

La collection Doazan 

La collection ethnographique constituée par le Père Louis Doazan des années 1952 à 1978 est le fonds initial du musée. Elle réunit une exceptionnelle collection d’objets d’arts et traditions populaires corses, riche d’environ 3000 objets et ensembles d’objets, qui proviennent principalement de Castagniccia, Balagne, Niolu, des régions de Vico et d’Ajaccio : différents lieux dans lesquels il a enseigné, exercé son sacerdoce ou choisi de travailler. Cette collection d’ethnologie rurale et d’art populaire, dont les pièces les plus anciennes datent du XVIIIe siècle, est représentative des modes de vie, des pratiques religieuses, des croyances populaires de la Corse rurale et pastorale du milieu du XXe siècle. 

la galerie du musée en train de se faire : consacrée aux nouveaux thèmes de l’anthropologie moderne : 
- Corse traditionnelle, Corse industrielle 
- L’entreprise en Corse 
- L’appropriation des techniques 
- Le renouveau des confréries 
- Le tourisme 

Cette galerie est une « bande annonce » des différents thèmes de recherches que le musée exploitera de manière plus approfondie dans les expositions temporaires. 

Les collections iconographiques  

Les cartes de géographie 

Corpus exceptionnel, le fonds cartographique anciennement détenu par le musée atteint à ce jour environ 350 documents : cartes manuscrites et imprimées, cartes de l’île seule ou associée aux îles circonvoisines ou aux terres continentales. La collection rassemble différents genres, cartes terrestres, militaires, nautiques, plans de villes et de ports. Elle couvre une longue chronologie et restitue tout particulièrement la fastueuse cartographie du XVIIIe siècle. 

La collection Corsicana 

Un ensemble de livres anciens et iconographique de la Corse du XVIe au XIXe siècle, constitué par Georges Oberti qui fut l’un des plus grands collectionneurs d’images de la Corse au XXe siècle. 

Le fonds Ollandini 

Le don Ollandini, constitué d’affiches touristiques sur la Corse, a renforcé la collection de documents publicitaires du musée qui illustre l’histoire de la publicité graphique en Corse et celle de l’image dans la publicité française. un éclairage particulier sur les rapports entre publicité graphique corse et identité insulaire. 

Les cartes postales anciennes 

En Corse, la première carte postale répertoriée est datée du 5 mai 1897, elle représente l’hôtel Schweizerhof, à Ajaccio, qui est aujourd’hui le siège de l’Evêché. Les grands noms de la carte postale tels Laurent Cardinali, Simon Damiani, Joseph Moretti, F.J. Limongi, Antoine Guittard, Ange Tomasi sont représentés. 

En 2004, le musée de la Corse a acquis la collection de cartes postales constituée de 2 800 pièces par Rigolu Grimaldi entre 1960 et 2003. 

Les collections sonores  

Le musée de la Corse a mis en place un département d’archives sonores dont la fonction principale est d’accueillir des fonds sonores « historiques », des collectages faits par des particuliers, des associations, ou de promouvoir d’autres enquêtes ethno- musicologiques, puis de les faire connaître à différents publics. Il lui appartient aussi de mettre la mémoire sonore de l’île à la disposition des créateurs et interprètes avec tout le respect dû aux poètes, chanteurs et musiciens. Les fonds sonores sont constitués de plus de 1 000 heures d’enregistrements, dont les fonds Quilici, Laade et Röhmer.

Le musée départemental Pascal Paoli - Morosaglia

Paoli (1725-1807), général de la Nation, Père de la Patrie, écrira dès 1755 l’une des plus importantes pages de l’histoire de la Corse en la dotant de la première constitution moderne établissant la souveraineté du peuple et la séparation des pouvoirs, principes repris, trente deux ans plus tard, comme fondements de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. 

Sa vie et son œuvre ont été quelque peu occultées, pourtant, très tôt confronté aux idées nouvelles du Siècle des Lumières, Paoli inspiré par Montesquieu, Virgile, Tite-Live ou Machiavel, disciple de Genovesi, acquiert une notoriété internationale. Voltaire, Rousseau, Boswell et Goethe, mais aussi l’empereur Joseph II, le roi d’Angleterre George III, Louis XVI, Catherine II de Russie et Frédéric II de Prusse, comme le général Washington et les Insurgés américains ont rendu hommage à son action. 

A Westminster Abbey, lieu de couronnement de tous les souverains britanniques, son buste reste exposé et une plaque de marbre rappelle « à la mémoire de Paoli, un des plus éminents et illustres hommes de son temps ». 

Dans un contexte conflictuel, marqué par le soulèvement depuis 1729 des Corses contre l’oppression génoise, par la gestion tyrannique d’une France qui hérite de l’île le 15 mai 1768 et qui l’entraînera dans le tourbillon de la Révolution Française, mais aussi par des relations étroites avec le Royaume d’Angleterre qui varieront au gré de la conjoncture, Paoli dote l’île d’une armée et d’une marine, d’une administration, d’une justice, d’une monnaie et d’une imprimerie. Il promeut l’instruction et fonde une université à Corte, accorde le droit de vote aux femmes, développe l’agriculture, l’industrie et le commerce extérieur faisant de la Corse le premier Etat démocratique des Lumières. 

Le musée, installé dans sa maison natale, réunit objets et souvenirs notamment un buste dû au sculpteur anglais Flaxman, un portrait par le peintre américain Benbridge, une paire de pistolet signée JJ. Twigg... 

La chapelle funéraire, enfin, conserve ses cendres ainsi que la pierre tombale qui ornait son caveau au cimetière londonien Saint Pancrace.

Le musée départemental Jérôme Carcopino et le site archéologique d'Aleria

Aléria, 8 000 ans d'histoire

Repéré par Prosper Mérimée en 1840, le site archéologique d’Aléria est situé sur un plateau tabulaire qui domine la plaine orientale de la Corse. Au milieu de XXe siècle des fouilles ont permis de mettre au jour le forum et une grande partie de la ville romaine qui est visible actuellement. 

Au début des années soixante plus de 200 tombes sont mises au jour dans la nécropole préromaine découverte au sud du site antique. Ce mobilier funéraire est visible au musée départemental d’archéologie Jérôme Carcopino d’Aléria qui se trouve dans le Fort de Matra. 

Depuis 2003, la Collectivité Territoriale de Corse, propriétaire de ce site antique, est chargée de son entretien, sa protection et sa mise en valeur. 

Le musée départemental Jérôme Carcopino 

Les collections présentent, du point de vue archéologique, un très grand intérêt, pour la connaissance de la Corse antique et des civilisations anciennes du bassin méditerranéen. 

Le musée départemental d’archéologie Jérôme Carcopino d’Aléria est actuellement en cours de réhabilitation. Il comporte plusieurs salles qui relatent plus de dix siècles de l’histoire d’Aléria et de la Corse, du Xe siècle avant J-C, jusqu’au Ve siècle de notre ère. 

Dans la première salle sont présentés des objets et vestiges datant de l’époque romaine, en particulier tout ce qui a trait aux activités économiques, à la vie quotidienne, mais aussi à la religion ou aux rites funéraires (un buste en marbre représentant Jupiter Hammon, ou bien le diplôme militaire présent dans les vitrines sont autant d’éléments emblématiques de cette période). 

Les autres salles sont consacrées aux fouilles des tombes de la nécropole préromaine. Les vitrines présentent le matériel funéraire qui accompagnait les défunts lors de leur voyage dans l’au-delà. 

Objets importés de grèce de Carthage et d’Etrurie 

On peut remarquer dans les productions céramiques, des cratères de différents types, des coupes et autres vases à boire généralement consacrés à Dionysos, mais aussi des vases à parfums, à onguents, ou encore des contenants utilitaires. 

Les armes représentent une part importante du matériel archéologique découvert dans les tombes, illustrant ainsi la place des guerriers dans les sociétés antiques : cuirasse, pointes de lances, poignards, épées droites ou courbes, casques de différents types. Des jambières décorées (cnémides) et un bouclier qui sont l’apanage de l’hoplite.

Le site archéologique de Cauria et le Musée départemental de préhistoire corse et d'archéologie - Sartène

Le site mégalithique de Cauria

Alignements d’I Stantari et de Rinaiu, dolmen de Funtanaccia 

La Corse compte actuellement plus d’un millier de menhirs dont la majeure partie est située en Corse-du-Sud, plus particulièrement dans le sartenais. Les alignements de Cauria (I stantari et Rinaiu) sont des monuments mégalithiques constitués de menhirs, de stèles et de statues menhirs en granit. Sur le site archéologique de Cauria se dresse l’un des dolmens les plus emblématiques et les mieux conservés de Corse. 

Témoins de l’occupation humaine, pour certains depuis plus de 6 000 ans, ces alignements, aujourd’hui implantés dans un paysage organisé par les activités agricoles, mettent en évidence les différentes phases d’occupation du site. Même si à l’heure actuelle, les fouilles et recherches ne permettent pas de connaître leurs fonctions symboliques, sociales, commémoratives, culturelles... leur édification témoigne d’une puissante volonté de marquer un territoire exercée par une société hiérarchisée. 

Consciente de la richesse patrimoniale mégalithique du plateau de Cauria, la Collectivité Territoriale de Corse, propriétaire du site, en assure la gestion et l’inscrit dans une démarche de protection, de restauration, de valorisation et d’animation. 

Le Musée départemental de préhistoire corse et d'archéologie  

Constitué dès 1969 et à partir des fouilles effectuées sur tout le territoire insulaire, ce musée permet de découvrir les évolutions des premières occupations humaines en Corse dès la fin du IXe millénaire avant J.-C. 

Au début du parcours, une vitrine présente la faune insulaire du pléistocène moyen (350 000 ans avant J.-C.). Nécessairement évolutive, l’exposition des collections suit un ordre chronologique et thématique : mésolithique, néolithique, Âge du Bronze et Âge du Fer sont illustrés par de nombreux objets qui témoignent de la transformation de la société insulaire : céramiques, outils en os et en pierre, métallurgie, parures, .... 

On y trouve également une présentation de l’antiquité classique et de la période médiévale en Corse-du-Sud ainsi que de l’archéologie sous marine. 

Située en fin de parcours muséographique, la salle des statues menhirs répondra à un double objectif : présenter un certain nombre de ces monolithes qui représentent la partie la plus originale et spectaculaire du patrimoine préhistorique de l’île ; et les sauver ainsi d’une dégradation inéluctable due aux agents naturels, climatiques et thermiques. 

Une salle de projection et conférences ainsi qu’une salle pédagogique viennent compléter cet ensemble également dédié à la recherche et à la médiation culturelle. 

Enfin, la salle d’expositions temporaires, qui se prolonge sur le parvis extérieur, est conçue comme un lieu propice à la présentation de collections liée à la thématique du musée.

Le site archéologique de Cucuruzzu et le musée de l'Alta Rocca - Lévie

Le site archéologique de Cucuruzzu 

Classé monument historique et inscrit sur la liste des 100 sites historiques d’intérêts communs aux pays de la Méditerranée, le site de Cucuruzzu dévoile au public des vestiges architecturaux de l’Âge du Bronze. Le Casteddu de Cucuruzzu, habitat fortifié avec, en son sein, une torra (tour de 8 mètres de diamètre sur 4 à 5 mètres de hauteur), le place parmi les sites monumentaux les plus importants de la région de l’Alta Rocca. En poursuivant une promenade en sous-bois, on accède au Casteddu médiéval de Capula au pied duquel se trouve une statue-menhir de l’Âge du Bronze. 

Le musée de l'Alta Rocca  

Archéologie et paléo-ethnographie se rejoignent dans ce musée, reflet de 10 000 ans d’occupation humaine. La visite du musée s’apparente à un voyage dans le temps : à travers 9 espaces aménagés comme des points de vue sur des faits de civilisations marquants et rythmés par des compositions centrales issues de sites fouillés sur le territoire de l’Alta Rocca, il retrace la vie quotidienne des populations depuis le Mésolithique (8 000 ans avant J-C.) jusqu’à la fin du Moyen Âge. 

On peut y découvrir la Dame de l’Araguina (vIIIe millénaire avant notre ère), un squelette de Prolagus, ou « lapin-rat », espèce animale aujourd’hui disparue ou encore la reconstitution d’une sépulture de l’Âge du Fer, celle de la Dame de Capula, qui renseigne sur les rites funéraires. 

Le musée abrite également dans ses murs un Christ en ivoire du XVIe siècle offert, selon la tradition, à la ville de Levie par le Pape Sixte Quint. A la fois lieu d’étude et conservatoire de collections et de données archéologiques, le musée de Lévie est un espace de mémoire à vocation d’histoire micro-régionale ouvert à tous.

Contacts

Contact presse nationale

Alambret Communication 
Cécilia Michaud 
13 rue sainte Cécile 
75009 Paris cedex 1 
01 48 87 70 77 // 06 63 01 86 87 
cecilia.michaud@alambretcommunication.com  

Contact presse régionale 

Collectivité Territoriale de Corse 
Service communication 
22, cours Grandval - BP 215 
20187 Ajaccio cedex 1 
04 95 51 64 55 
catherine.paoletti@ct-corse.fr  ou clothilde.bujoli@ct-corse.fr


           


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