Le prix des lecteurs de Corse 2008

Présélection en langue française
Mal de pierres de Milena Agus aux éditions Liana Levi

Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay aux éditions Héloïse d'Ormesson

Venge-moi de Patrick Cauvin aux éditions Albin Michel  

Dans le secret de Jérôme Ferrari aux éditions Actes Sud

A l'abri de rien de Olivier Adam aux éditions de l'Olivier

Ne vous inquiétez pas... ça va s'arranger de Jean-Louis Morrachini aux éditions Albiana

No et moi de Delphine de Vigan aux édiitons JC Lattès  

Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel aux éditions Stock  

Parce que je t'aime de Guillaume Musso aux éditions XO  

La secret de la tour de Capitello de Léa Casale aux éditions Lacour-Ollé

Présélection en langue française
Stremu meridianu de Marcu Biancarelli aux éditions Albiana  
 
L'intriciatta de Marc Ceccarelli  

Di rime e di passione de Carl'Anton Guastalli aux éditions Cismonte è Pumonti  

Altrò de Pasquale Ottavi aux éditions Albiana

O pa forza o pa amori de Petru Antoni aux éditions Albiana  






Ouvrages primés
A l'issue de trois tours de scrutin, ils ont désigné deux lauréats ex-aequo pour leur ouvrage en langue française : Milena Agus pour Mal de pierres publié aux éditions Liana Levi et Tatiana de Rosnay pour Elle s'appelait Sarah publié aux éditions LGF 

Le Prix pour l'ouvrage en langue corse a été attribué à Marcu Biancarelli pour Stremu meridianu publié aux éditions Albiana. 

La Conseiller exécutive de Corse, déléguée à la Culture et au Patrimoine, représentant le Président du Conseil exécutif de Corse ont remis les Prix des lecteurs de Corse 2008 aux lauréats, le jeudi 25 septembre 2008 à 18h30 dans le salon de réception de l'Hôtel de la CTC. 


Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay aux éditions Héloïse d'Ormesson
Le prix des lecteurs de Corse 2008
Présentation de l'auteur

Née en 1961, Tatiana de Rosnay est l’auteur de neuf romans, mais Elle s’appelait Sarah est le premier roman qu’elle écrit en anglais, sa langue maternelle. Scénariste et journaliste, elle travaille notamment pour Elle et Psychologies. Après une enfance aux Etats-Unis, elle a fait ses études universitaires en Angleterre. Mariée et mère de deux enfants, elle vit depuis vingt ans à Paris.

Présentation de l'ouvrage

● Paris - mai 2002 : Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l’avis des siens, Julia décide d’enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu’elle a de plus cher.

● Paris - le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel’ d’Hiv. La police française fait irruption dans un appartement du Marais. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande sœur Sarah, dix ans, l’enferme et emporte la clef en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêtée et emmenée avec ses parents.

Tatiana de Rosnay nous livre ici un roman fort, qui ne craint pas d’attaquer de front une page sombre de l’Histoire française. Une œuvre bouleversante dans la lignée du Choix de Sophie et de Suite française.

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Mal de pierres de Milena Agus aux éditions Liana Levi
Le prix des lecteurs de Corse 2008
Présentation de l'auteur

« Sardes depuis le paléolithique » : c’est ainsi que Milena Agus définit sa famille, laquelle a décidé après quelques périples de revenir à leur île d’origine. C’est là que l’auteur de « Mal de pierres » a résolument choisi de vivre, d’enseigner et d’écrire. Son premier roman « le voisin » a été remarqué par la critique. Il a été plusieurs fois réimprimé en Italie et sera édité en France probablement en janvier 2009. Ce deuxième roman « Mal de pierres » confirme son exceptionnel talent. L’auteur a une cinquantaine d’années.

Présentation de l'ouvrage

Plutôt jolie, entourée de jeunes hommes qui pourraient demander sa main, l’héroïne de ce roman tarde pourtant à trouver un mari parce qu’elle rêve de l’amour idéal. A trente ans, elle est considérée comme une vieille fille par les siens, dans une Sardaigne qui connaît les affres de la 2e guerre mondiale.... Et lorsqu’elle conclut finalement une union très attendue, c’est en affirmant haut et fort que ce n’est pas par amour mais par raison. Comme son unique enfant, l’amour se fera attendre. Elle finira par le rencontrer sur le continent lors d’une cure thermale destinée à guérir son « mal de pierres », des calculs rénaux, mais qui aura raison aussi de son « mal d’amour ». A sa petite-fille, elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d’ombres. La vérité ne se recomposera que longtemps après, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle se retrouvera entre les mains de la narratrice. Mais, quelle est au juste la vérité ?

Mal de pierres : plus de 100.000 exemplaires vendus. Un film réalisé par Nicole Garcia, inspiré de ce roman est en préparation

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Stremu meridianu de Marcu Biancarelli aux éditions Albiana
Le prix des lecteurs de Corse 2008
Présentation de l'auteur

Né en 1968 à Blida (Algérie), il est professeur de langue corse au lycée de Porto- Vecchio. « Ouvrir un livre de Marcu Biancarelli, c’est ouvrir une zone de turbulences », cite son éditeur.

Il incarne la littérature corse moderne en décrivant les réalités de la société corse contemporaine. Les thèmes de l’enfermement et de l’insularité sont une constante de l’univers romanesque de cet auteur

Roman, nouvelle, poésie, chronique (il collabore à la revue A Pian d’Avretu), il a investi de nombreux modes d’expression écrite. Il est le promoteur d'une écriture de nouvelle génération et reste un pionnier en matière d'utilisation de la langue corse et des thématiques abordées.

Marcu Biancarelli a obtenu deux fois consécutivement (fait unique à ce jour) le prix FICTION du Salon International du Livre Insulaire d’Ouessant pour Prighjuneri / Le Prisonnier et San Ghjuvanni in Patmos / Saint Jean à Patmos.

Présentation de l'ouvrage

La terre qui l’avait vu naître, il en avait mangé à tous les repas jusqu’à la vomir, il en connaissait le goût amer, le goût de charogne, souvent ! Tenir debout, conjurer le moment de la rencontre avec les asticots qui l’attendaient affamés, dans le sein de sa terre natale, devenir celui qui nourrirait la terre des porchers, pas de son cadavre, mais de son éclat, avec cette force souveraine qui naissait à la pointe de ses pinceaux, sur le plat de ses couteaux. Les autres remuaient, et cherchaient sans cesse une raison d’espérer ; lui, son moteur, c’était cette flamme intérieure, et tant qu’elle ne s’éteignait pas, la rupture n’était rien. Tant qu’il avait toujours le geste sûr, la maîtrise, la luminosité dans sa tête, et la clarté projetée telle quelle sur la toile, tant qu’il avait la capacité d’y lancer ses tripes, de se mettre à nu, de crier ce qu’il était au milieu du non-sens collectif de son monde qui n’avait jamais su naître, mais qui gisait là à ses pieds, comme avorté, et qui n’attendait que d’être recueilli, tant que sa main contrôlait la ligne, la courbe, tant que les fonds de toile éclataient comme il les avait voulus, pensés, imaginés, sentis, ce serait lui le maître de ce jeu de fous, il contiendrait le mal qui lui dévorait les entrailles et qui n’avait pas pu l’abattre jusqu’à maintenant.

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