Collectivité Territoriale de Corse

Les « Spectacles d’Aléria » sur le site antique d’Aléria du 29 au 31 juillet 2011

La Collectivité Territoriale de Corse au cœur du développement de l’archéologie en Corse

Lundi 25 Juillet 2011



La stratégie de mise en valeur des sites archéologiques d’Aleria, Cauria et Cucuruzzu

Les « Spectacles d’Aléria » sur le site antique d’Aléria du 29 au 31 juillet 2011
Dans le respect des lois relatives aux monuments historiques (1913), à l’archéologie (1941) et à l’archéologie préventive (2001), la Collectivité Territoriale de Corse a vocation à conserver et mettre en valeur les sites et monuments historiques.

Par décret du 18 novembre 2003, l’Etat a transféré à la CTC, 15 sites et monuments historiques dont les sites archéologiques d’Aleria, de Cauria et de Cucuruzzu :
- le Site antique d’Aleria : propriété de 27 ha dont 3 ha constituent la Ville romaine,
- le Casteddu de Cucuruzzu, propriété de 13 ha, situé sur la commune de Levie, et géré par le PNRC, représente l’un des monuments les plus significatifs de l’Âge du Bronze,
- 60 ha sur le Plateau de Cauria, site emblématique du mégalithisme, situé sur la commune de Sartène.

La stratégie de la CTC repose notamment sur la recherche de synergies et de complémentarités avec l’ensemble des acteurs concernés par ces projets de mise en valeur afin d’œuvrer pour un développement harmonieux des territoires, en favorisant une meilleure lisibilité de l’action publique et l’appropriation par les insulaires de leur patrimoine historique.

L’exemple de la mise en valeur participative du site d’Aleria est une illustration parfaite de l’engagement de la CTC en la matière.

Pour en savoir +

Le site archéologique d’Aleria

Les « Spectacles d’Aléria » sur le site antique d’Aléria du 29 au 31 juillet 2011
Aleria romaine se constitue au premier siècle avant notre ère, à la suite des premières colonisations opérées par Sylla, dès 81 av. J-C.

Les ruines de la ville ont été décrites pour la première fois, de manière précise, par Prosper Mérimée en 1840 après son voyage d'inspection en Corse de 1839. De 1955 à 1958, les archéologues Jean Jehasse et Jean-Paul Boucher entreprennent les premières fouilles importantes du site. Ils dégagent le Forum et une partie de l'agglomération romaine. Les principaux monuments visibles aujourd'hui s'articulent autour d'un forum bordé de deux portiques couverts qui protégeaient les façades de boutiques et d'habitations. Cet espace comprend également deux temples, deux thermes et plus de dix citernes.

La CTC a une double mission de protection et de valorisation dans le but de préserver les vestiges de manière pérenne tout en privilégiant l'accessibilité et la compréhension du site. La CTC vise un objectif ambitieux, celui de contribuer à donner au site d’Aléria la renommée qu’il mérite.
Aleria est bien évidement un site archéologique, mais c’est avant tout un paysage et surtout une ville : c’est dans le respect de ces trois notions fondamentales que la CTC entend protéger et faire connaître le patrimoine antique de ce lieu d’une importance majeure dans l’histoire de la Corse.

Les spectacles d’Aleria sur le site antique du 29 au 31 juillet 2011

Dans le cadre de la mise en valeur du site archéologique d’Aléria, la présentation de spectacles permet ainsi de sensibiliser le plus large public à ce lieu antique. L’objectif de cette action étant de poursuivre une démarche de valorisation du site au travers de spectacles vivants et d’une programmation musicale en référence à la culture héritée de l’Antiquité et à l’histoire propre du site.
Soucieuse de conforter et de développer un écho positif des publics ayant pu assister aux éditions précédentes, la Collectivité Territoriale de Corse souhaite reconduire l’initiative cette année.
Ces évènements ont pour vocation d’ouvrir au public un site riche par son histoire et son pouvoir évocateur dans une atmosphère revisitée par les artistes conviés. Comédiens, musiciens, chanteurs et metteurs en scène plongeront les spectateurs dans l’univers antique d’Aleria en proposant des spectacles durant 3 jours. 

Vendredi 29 juillet : Spectacle itinérant, Les nuits de pleine lune

L'Aria développe depuis 1998 un projet de création théâtrale dont l'enjeu est l'éducation et la formation individuelle et collective. L'Aria est créatrice de spectacles. Elle accueille aussi des artistes en résidence pour accompagner leurs projets de leur naissance à leur diffusion.

Mise en scène de Patrick Palmero
Avec Mimi Allegrini, Michelangelo Dalisi, Marie-Ange Geronimi, David Melcarne, Patrick Palmero, Elisa Proietti, Christian Ruspini
Costumes : Cécilia Delestre
Scénographie : Sandrine Lamblin
Co-production : L’ARIA – NAPOLI TEATRO FESTIVAL ITALIA


Avec ce spectacle déambulatoire, le spectateur découvre au détour d’une ruelle, à l’angle d’une maison, derrière un mur ou sur un pas de porte, des comédiens qui surgissent de l’ombre, par la magie d’une lumière brandie par les spectateurs eux-mêmes.
Ces comédiens, tels des bateleurs de foire, interpellent, guident, entraînent les spectateurs dans l’obscurité pour raconter des histoires à faire peur, des histoires de vengeance, des récits d’épouvante à en glacer le sang.

Avec ces artistes, dans un frémissement d’ombre, les spectateurs découvrent les textes de ces auteurs qui ont voulu saisir par l’émotion : La casa di Granella de Pirandello, Le cœur révélateur de Poe, Une vendetta de Maupassant …
La langue y est belle, incisive, suggestive et les mots prononcés cisèlent l’opacité et le silence de la nuit. Des mots où s’entremêlent les langues : corse, napolitain, italien, français.
Seuls ces mots guident le public, l’entraînent vers l’inconnu... Dans la lumière livide des lampes rassurantes des spectateurs, surgit un visage émacié, des yeux exorbités, une urgence à nous raconter. Et le public arpente les ruelles tour à tour amusé, surpris, inquiet.

Samedi 30 juillet : Concert polyphonique MEDEA - A Filetta

La polyphonie corse tient aujourd’hui une place incontestée dans les musiques du monde. La vigueur de ses traditions lui permet d'approcher aussi facilement les compositions contemporaines que les pièces anciennes et de les vivifier sans jamais perdre son identité.

Depuis plus de trente ans, A Filetta est l’un des groupes phares du chant corse. Composé de 7 voix d’hommes, ce chœur perpétue la tradition corse mais est également reconnu pour son exploration vers d’autres domaines du chant polyphonique comme le chant sacré ou la création d’œuvres nouvelles.

Pour ce répertoire, A Filetta s’est inspiré de la célèbre tragédie de Sénèque, Médée, mythe sanglant éternel. Jean-Claude Acquaviva en a traduit les chœurs en langue corse puis a écrit - ou plus précisément pensé puisque rien n’est écrit - une musique polyphonique étonnante que le groupe a régulièrement donnée en spectacle depuis la création en 1997.
Un soir d’août 1995, lors d’un concert donné dans l’oratoire Saint Antoine de Calvi, le groupe A Filetta rencontre Jean-Yves Lazennec, jeune metteur en scène d’origine bretonne. L’idée d’une collaboration est « effleurée » mais quelques mois plus tard, prend forme un projet de mise en scène d’un texte antique, « Médée » de Sénèque.
La création musicale est dès lors confiée au groupe qui commence par traduire les textes en corse à partir du texte originel (latin). Puis, naît une partition purement vocale (essentiellement polyphonique) assez surprenante. Bruno Coulais dira de cette composition : « c’est un OVNI ». Il s’agit d’une création prenant, certes, sa source dans le dédale de la mémoire orale insulaire mais pas seulement ; on y retrouve des accents empruntés à d’autres traditions vocales accueillies en Corse par les chanteurs d’A Filetta depuis la création des Rencontres de Chants Polyphoniques de Calvi.
Quatre longs chœurs pour évoquer les amours passés de Médée et Jason, l’épopée des argonautes et enfin, la fureur meurtrière de l’épouse répudiée, puis bannie du royaume. Une musique parfois âpre, souvent tendre voire fragile, mais qui traduit toujours la violence des sentiments et la peur des hommes face à la colère des dieux.
Le résultat - comme souvent lorsque se mêlent les traditions méditerranéennes - est une magistrale leçon de musique. La poésie des textes de Sénèque résonne naturellement dans le lyrisme de la langue corse. La polyphonie saisit cette émotion, l'amplifie, la précise, et la restitue avec une extraordinaire justesse. En outre, l'architecture harmonique du chant polyphonique parvient à merveille à rendre le volume du spectacle vivant pour lequel ces textes ont été composés.
Cette œuvre vocale émouvante, unique, universelle, réunit non seulement les amateurs de polyphonie mais aussi - et beaucoup plus largement - les amoureux des cultures méditerranéennes et de musique vocale.

Dimanche 31 juillet : Concert baroque Déesses et concubines : figures de femmes d’Antigone à Xanthippe

«  La femme est un présent calamiteux que les dieux ont fait aux hommes » Hésiode
« …ce que fait cette jeune fille, mes amis, est une preuve entre beaucoup d’autres que la nature féminine n’est en rien inférieure à celle de l’homme, sauf pour son manque de force et de vigueur… »
Socrate


L’ANTIQUITE EN MUSIQUE
Concert baroque avec intermèdes littéraires


Crée en 2002, l’Ensemble Orfeo Isulanu est le groupe en Corse spécialisé dans la musique baroque et classique sur « instruments d’époque ». Selon les programmes, Orfeo Isulanu réunit des chanteurs et musiciens vivant en Corse et sur le continent, tous spécialistes des instruments anciens. Les recherches menées depuis 2001 dans des bibliothèques privées en Corse ont abouti à un CD « Notturno di Corsica », enregistré en 2004 au couvent Santa Catalina di Sisco. Avec des concerts à thème, parfois liés à une vidéo-projection ou un apéritif selon les recettes d’époque, l’ensemble Orfeo Isulanu invite un large public à redécouvrir les plaisirs de la musique du 18ème siècle tout en démocratisant cette musique dite « savante ». De la série de concerts au Musée Fesch à « L’Heure Bleue d’Orphée », en passant par « Viva Mozart », le « Voyage musical avec Pasquale Paoli » et l’opéra baroque sur le site antique d’Aléria, Orfeo Isulanu est un acteur majeur de la vie musicale baroque en Corse.

Présentation du spectacle

La femme. Les femmes. Mythologiques, historiques, réelles - elles sont au cœur du l’univers des mythologies, des religions et de l’Histoire. Quelle place ont-elles occupés dans les sociétés patriarcales méditerranéennes ?

« Célèbres ou inconnues, toutes, chacune à sa manière et dans des univers différents, ont ainsi enrichi le patrimoine de l’humanité, modelé notre imaginaire, représenté des figures témoins et des représentations qui sont devenues les repères majeurs de notre histoire, de la civilisation méditerranéenne et de la civilisation tout court…» (F.-N. Mercury)

Et ces femmes de la mythologie, de l’histoire et du monde religieux nous parlent-elles encore ? Ont-elles quelque chose à nous dire, aujourd’hui ?
Le but est de créer un spectacle étroitement tissé entre les figures de femmes - deux sopranos sur scène - et le monde qui les entoure, commente, juge et raconte - avec les deux comédiens. Force de conviction, courage, ardeur de vivre, ténacité, la capacité d’héroïsme, intelligence ou connaissance mystique n’étaient des vertus propres aux seuls hommes. C’est dans cet esprit qu’une galerie de portraits, entre témoignage littéraire antique et surtout musique à travers deux siècles est composée.
Musique qui est le lien entre ces millénaires et les personnes d’aujourd’hui, pour non seulement les entendre parler d’un lointain passé, mais découvrir qu’elles parlent aussi de notre époque, de notre société.

Aperçu historique

Les Grecs tiennent leurs mythes exactement pour ce qu'ils sont : symbolisme et allégorie : le cœur du mythe, pour chaque personnage féminin, contient une valeur symbolique particulière qui fait de chaque cas une figure unique, mais en même temps, établit des relations entre tous ces personnages, ainsi qu'avec les femmes de la réalité vivante.
Dans les épopées homériques déjà, la Grèce antique s’affirme comme une société patriarcale. Au VIIIe siècle, la cité grecque en se développant se bâtit sur une double exclusion : « club de citoyens », elle exclut les étrangers (métèques) et les esclaves ; « club d’hommes », elle exclut les femmes. Aristote définissant la citoyenneté comme la possibilité de participer au pouvoir politique, la femme en est donc la plus éloignée : contrairement aux métèques et aux esclaves, elle ne peut jamais devenir citoyenne. Il faut attendre l’époque hellénistique pour voir de grandes figures de femmes émerger dans le monde grec, des reines comme les Bérénice, Arsinoé ou Cléopâtre.
Dans les épopées, la femme a un triple rôle : épouse, reine et maîtresse de maison. La femme athénienne est une éternelle mineure, qui ne possède ni droit juridique, ni droit politique. Toute sa vie, elle doit rester sous l’autorité d'un tuteur : d’abord son père, puis son époux, voire son fils (si elle est veuve) ou son plus proche parent, son existence n’a de sens que par le mariage,
Une stricte fidélité est requise de la part de l'épouse : son rôle est de donner naissance à des fils légitimes qui puissent hériter des biens paternels. Le mari surprenant sa femme en flagrant délit d'adultère est ainsi en droit de tuer le séducteur sur-le-champ. En revanche, l'époux n'est pas soumis à ce type de restriction : il peut recourir aux services d'une hétaïre ou introduire dans le foyer conjugal une concubine…

Selon F.-N. Mercury, « la mythologie grecque est un exceptionnel gisement de récits qui parlent des dieux et des déesses, créés à l’image des hommes et qui établissent entre eux, selon le modèle humain, des relations de pouvoir, de haine et de vengeance ou d’amour, de paix et de sagesse. Elle est aussi un extraordinaire vivier de héros et de héroïnes qui sont l’expression visible de ce qui chez les humains est souvent invisible ou caché. De par leur nombre, par leur diversité et par la force de leur caractère, les figures de femmes qu’on y rencontre constituent un monde prodigieusement riche où nous est donné à profusion tout ce que la nature humaine produit, dans le bien comme dans le mal, dans la noblesse comme dans l’horreur. »

Notre voyage imaginaire dans ce monde de l’antiquité grecque nous permet de rencontrer Antigone, Electre, Iphigénie, les Amazones et les Bacchantes, Eurydice et Déjanire, Lysistrate, Ariane et Médée, Phèdre, Hélène et Cassandra, mais aussi Circée, Calypso et Nausicaa, passant par Didon, Pénélope et Cléopâtre, ou bien Méduse, Psyché et Pandora, non sans oublier Xanthippe…

Les interprètes

Brigitte PEYRÉ, soprano
S’il est vrai que la musique n’a pas de frontières, Brigitte Peyré illustre parfaitement cet adage. Ni les frontières de l’espace, puisqu’elle a tenu à recevoir une formation musicale et vocale complète, en France, mais aussi en Italie et en Grande-Bretagne, ni les frontières du temps en abordant les styles, les techniques et les répertoires les plus divers. Expériences particulièrement formatrices lorsque l’on interprète « Le couronnement de Poppée » de Monteverdi, le Magnificat  de Bach ou Pierrot Lunaire de Schoenberg. Au festival d’Avignon comme à Radio-France, à la Halle aux Grains de Toulouse comme à Musica de Strasbourg... et au-delà en Europe, elle chante Mozart, Stravinsky, Kurt Weill et jusqu’à la création contemporaine. Mais avant tout, c’est le jeu de la scène qu’elle aime, et les spectacles originaux, contemporains ou baroques comme la Fête à Venise créé au Carnaval de Venise, ou encore Nokto, spectacle original pour bébés, en tournée internationale.
Soliste invitée régulièrement par des ensembles vocaux spécialisés dans la musique du 20ème  siècle tels que Musicatreize, Les Jeunes Solistes, elle aborde également le répertoire baroque avec, entre autres, l’Ensemble Parnassie du Marais, Musica Antiqua, Euterpes, Arabesco Stravagante dans un spectacle créé au Carnaval de Venise et enregistré pour BMG.
A l’automne 1998, elle participe à la création mondiale d’un opéra de Donatoni Alfred, Alfred au Festival Musica de Strasbourg, Théâtre des Amandiers de Nanterre et en tournée aux Pays-Bas.
Elle collabore avec diverses formations instrumentales telles que Télémaque, l’Ensemble Court-Circuit, l’Ensemble TM+, l’Ensemble Apostrophe de l’Opéra de Nice, l’Ensemble Orchestral Contemporain de Lyon avec lequel elle devient la première chanteuse française à interpréter Pli selon pli de Boulez. De nombreux festivals la sollicitent pour des récitals : Colla Voce de Poitiers, Festival Côté Cour d’Aix-en-Provence, Festival Courants d’Airs de Gréoux-les-Bains, Festival Les Nuits d’été d’Aix-en-Provence…

Béatrice Mayo-Felip, soprano
Espagnole d’origine, fait ses études musicales au conservatoire de Perpignan, sa ville natale, où elle obtient plusieurs récompenses. En 1994 elle intègre, pour deux ans, le Centre National d’Insertion Professionnelle à l’Art Lyrique à Marseille. Elle y aborde un large répertoire lyrique, de musique de chambre et de musique ancienne dans la classe de Bernard Fabre-Garrus, directeur d’A Sei Voci.
Sur scène, Béatrice Mayo-Felip incarne Poussette dans Manon de Massenet et Gretel dans Hänsel et Gretel de Humperdinck. Avec les Talens Lyriques, elle interprète Persée de Lully dans les rôles de la Vertu, Amour et Vénus. Elle est Flore dans Le Malade Imaginaire de Charpentier, Musica et Euridice dans L’Orfeo de Monteverdi avec l'ARCAL. Elle chante avec l’ensemble A Sei Voci dans des programmes Monteverdi, Jommelli, Bencini et Allegri. Avec l’ensemble Almasis dirigé par Iakovos Pappas elle aborde le répertoire français du XVIIIème siècle. Avec Les Jeunes Solistes dirigés par Rachid Safir elle participe à la création et l’enregistrement de L’homme armé de Pecou et des Dix-huit madrigaux de Fenelon, mis en espace par Carmello Agnello à l’opéra de Nancy, Lausanne, Caen et Strasbourg. Elle chante avec l’ensemble Akadémia dirigé par Françoise Lasserre des programmes Monteverdi, Schütz, Charpentier. Avec l’ensemble Dix de cœur, dirigé par Fabrice Parmentier elle chante dans King Arthur de Purcell, Jefthé de Carissimi.

Elena FILIPPI, violon
Après ses diplômes à Tbilissi, Géorgie (violon, enseignement, orchestre), Elena Filippi poursuit ses études à la très renommée Folkwang Hochschule à Essen, Allemagne. Elle a été membre du Tbilissi State Philharmonic Chamber Orchestra ainsi que du Quatour à cordes de Tbilissi, Klassische Philharmonie Bonn et Sinfonietta Langenberg.
Vivant et travaillant depuis 2003 en Corse, Elena Filippi a suivi des master-class pour violon baroque à Karlsruhe (A. Steck) et a été lauréate pour son interprétation de J. S. Bach au Festival de Camogli, Italie.

Gianni RIVOLTA, flûte à bec
Né à Genova (Gênes), il étudie la flûte traversière avec Ermanno Custo et Roberto Fabbriciani en Italie,  et avec Maxence Larrieu au Conservatoire supérieur de Genève (Suisse). Parallèlement il étudie la flûte à bec et l’interprétation des musiques anciennes avec Lorenzo Girodo (Turin). En 1985, il obtient le diplôme de flûte traversière (à Florence) et de flûte à bec en 1988 (au Royal College of Music de Londres). Il a participé à des nombreux festivals dont le « Vivaldi » de Venise (avec Christopher Hogwood), le «Bussottioperaballet » de Genazzano et « Musique au Musée d’Orsay » à Paris. Il collabore avec l’orchestre de chambre de Gênes, l’Ensemble del Riccio, l’Ensemble de la Société de musique ancienne de Nice et avec des compositeurs contemporains dont Sylvano Bussotti. Il a enregistré pour la RAI (Radiotélévision italienne) et pour Antes-Concerto (CD « Per cantare et sonare »). Il est professeur de flûte à bec à l’Académie Rainier III de Monaco et à l’Ecole Municipale de musique de Valbonne dont il est le responsable de l’interdépartement de musiques anciennes.

Irmtraud HUBATSCHEK, violoncelle baroque et direction
Originaire du Tyrol, Irmtraud Hubatschek a fait ses études à l'Académie Mozarteum de Salzburg où elle a travaillé avec Nikolaus Harnoncourt : avec ce maître, elle explore la musique classique et notamment baroque et sa remise dans son contexte par savoir et intuition. Après un séjour d'études à Londres et de master-classes avec C. Coin, G.Darmstadt et A. Bylsma elle termine ses études avec Jaap ter Linden à La Haye. Irmtraud Hubatschek a été lauréate de plusieurs concours et elle a parcouru l'Europe avec de nombreux ensembles de musique de chambre. Elle enseigne le violoncelle baroque depuis 1992 à l'Académie Internationale de Musique Ancienne de Prague.
En 2002 elle a créé Orfeo Isulanu, avec cette compagnie elle a conçu L’Heure bleue d’Orphée, pour laquelle elle a réalisé les films Viva Mozart et Biber et Muffat, deux musiciens dans leur temps. La conception de ces spectacles à thème l’enthousiasme : la recherche musicale, historique, littéraire, parfois même culinaire, avec toujours le but de la partager et de rapprocher ces époques lointaines des spectateurs d’aujourd’hui.

Camille MUGOT-DRILLIEN, clavecin
Née à Lyon Camille Mugot-Drillien suit le parcours musical du C.N.R au C.N.S.M où elle obtient auprès d’Huguette Dreyfus et de Françoise Lengellé le Diplôme D.E.N.S.M en clavecin et basse continue; elle réussit parallèlement sa licence en Musicologie à l’université. A 21 ans elle est reçue comme professeur de clavecin à l’Académie de Musique Rainier III à Monaco. Elle continue à étudier avec Jos Van Immerseel au conservatoire royal d’Anvers où elle reçoit le diplôme supérieur de clavecin. Elle a été nommée en 2004 Chevalier de l’ordre du Mérite Culturel à Monaco.
Elle  joue régulièrement dans des formations diverses avec son ensemble « La Muse de Monaco », avec l’Ensemble baroque de Nice (opéras de Vivaldi et Haendel), et elle est invitée par l’ensemble Philidor, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Fabio Biondi, Robert King.

Jean-Claude DUMAS, comédien
Formé à l’ENSATT, Jean-Claude DUMAS a le bonheur de vivre sa passion sur tous les lieux offerts à la pratique de son métier : sur les scènes du sud de la France, avec Le Manteau d’Arlequin, Le Théâtre Populaire du Midi, Les Tréteaux des Cévennes, il goûte à l’éclectisme du répertoire. Classique (Hector de la « Guerre de Troie », Jean Valjean dans une adaptation des « Misérables », Iago dans « Othello »...) et contemporain (« Une clef pour Sacha » de Bernard Fripiat, au Festival d’Avignon 2005, « Les portes s’ouvrent » de Guy Vassal...).
Lecteur, il fait partager, dans les cafés, les restaurants, les petites salles, son goût pour Cendrars, Hemingway, Rabelais, pour le polar marseillais, la poésie arabe...
Ancien hauboïste, il est naturellement à l’aise avec les musiciens. Il aborde, en narrateur, avec le Quintette à vent d’Avignon et l’orchestre du théâtre de Nîmes, le conte musical: « L’histoire de Babar » de F. Poulenc et J. de Brunhoff, « L’histoire du petit tailleur » de Tibor Harsanyi et Grimm, « L’histoire du soldat » de L. Stravinsky et C.F. Ramuz, mais aussi « Le carnaval des animaux » de Saint Saens, avec les textes de Francis Blanche.
Les plateaux de tournages sont des lieux qui lui sont également familiers. Il tourne dans « 2025, le futur en face » pour Jean-Luc Delarue, dans « Bellamy », récemment, de Claude Chabrol, avec Gérard Depardieu, dans « Les homards de la liberté » de Paul Carpita, « Total Khéops » d’Alain Bévérini, avec Robin Renucci, « Taxi 4 » de Gérard Krawczyk, « Le hussard sur le toit » de Jean-Paul Rappeneau, mais aussi « Sous le soleil », « Une femme d’honneur », « Le tuteur »....

Christian RUSPINI, comédien
Après une formation allant du répertoire de la Commedia dell’arte (compagnie I Chjachjaroni-Porto-Vecchio) au théâtre contemporain (théâtre de l’Alphabet-Nice) ainsi que des stages sous la direction de Robin Renucci, Christian Ruspini joue dans le grand répertoire classique et contemporain, comme L’Avare de Molière, Le Roi Lear de Shakespeare, mais aussi La Trilogie de Pagnol ou Le Roi se meurt d’Ionesco. Dans la saison 2009/2010 il participe à la création Nuits de pleine lune  (Commande pour le Festival International de Naples) ainsi qu’à Trio(M) avec Paul Grenier et O. van der Becken.

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